Togo: Près de la moitié du budget 2020 allouée au social

L’assemblée nationale togolaise a examiné et voté à l’unanimité mercredi dernier la loi des finances de l’État gestion 2020.

Pour l’exercice 2020, les prévisions budgétaires s’équilibrent en ressources et en charges. Estimé à 1.466.2 milliards de FCFA, le budget finance gestion 2020 va permettre de renforcer les conditions pour une croissance économique forte, créatrice d’emplois et durable. Elle vise également à créer plus de richesse et mobiliser la collecte de ressources internes.

Composées du budget général et des comptes spéciaux du trésor, ces prévisions sont supérieures à celles de 2019 et s’élèvent à 1.430,1 milliard soit un taux de croissance de 2,5%.

«Le budget prend en compte les grandes orientations suivantes, le financement de l’investissement à hauteur de 2,3%des ressources budgétaires, la prise en compte de la dimension sociale, politique tirée de la vision du chef de l’État à travers son Plan national de développement (PND 2018-2022). 46,8% du budget sera alloué au projets sociaux dont la santé qui a vu son budget progresser de 41%», a déclaré Sani Yaya, ministre de l’économie et des finances.

Pour sa part, Dzigbodi Yawa Tsègan, présidente de l’Assemblée nationale, s’est réjouie des résultats engrangés par les différentes commissions et de l’abnégation des parties prenantes.

Khaled Bonfoh

Togo/Présidence de l’Assemblée nationale : Trois prétendants, un quatrième larron

Les députés issus des législatives du 20 décembre 2018 ont adopté lundi une disposition qui fixe à un an renouvelable le mandat du président de l’Assemblée nationale. Une trouvaille assez curieuse quand même ! Et en attendant la validation du Règlement intérieur par la Cour constitutionnelle, l’élection du futur bureau de l’Assemblée togolaise  révèle déjà les profondes dissensions au sein du parti présidentiel autour de celui ou celle qui sera au perchoir.

Quatre candidats sont dans le starting-block. Le premier,  Sélom Komi Klassou. Le plus inefficace Premier ministre de Faure Gnassingbé n’est pas sûr d’être reconduit par son patron pour continuer à inaugurer les chrysanthèmes.  Soutien indéfectible du mandat annuel renouvelable durant les cinq ans de législature, il veut lorgner sur le fauteuil du président du Parlement togolais.

Dans cette course vers le perchoir, se trouve Stanislas Baba, le ministre conseiller du président de la République, préside la commission qui a amendé le Règlement intérieur de l’Assemblée nationale.  Il veut le poste. Ses soutiens pensent qu’il est la personne idéale.

Mémounatou Ibrahima ne s’est pas fait élire pour simplement lever la main pour voter une loi. Ancienne vice-présidente de l’Assemblée, elle trouve que son heure a sonné pour jouer les premiers rôles. Elle met en avant la promotion du genre. Ainsi, on pourrait avoir la configuration suivante : UN Président de la République, UN Premier ministre et UNE présidente de l’Assemblée nationale. Mais ses chances seraient, semble-t-il, compromises puisque autre femme influente du gouvernement sortant et bras droit de Faure Gnassingbé serait pressentie pour prendre la Primature.

Cependant sur la route des trois prétendants au fauteuil, pourrait se dresser un quatrième larron : Atcha  Dédji-Affoh. Pas très intéressé,  même pas pour siéger, le patron du groupe Togocom pourrait venir clouer le bec aux trois ambitieux.

Voilà pourquoi la composition du gouvernement n’interviendra qu’après l’élection du bureau de l’Assemblée nationale. Ainsi, les ministres reconduits laisseront leur place aux suivants sur les listes puis la nouvelle équipe gouvernementale revient chercher la confiance des députés pour exécuter son programme.

 

Togo / Recomposition de la CENI : ça coince à l’Assemblée nationale

Les huit sièges attribués à la Coalition des quatorze partis de l’opposition se répartissent comme suit : cinq pour l’opposition parlementaire dont 3 pour l’Alliance nationale pour le changement (ANC), 1 pour le Comité d’action pour le renouveau (CAR) et un pour l’Alliance des démocrates pour le développement intégral (ADDI) et deux pour l’opposition extra-parlementaire représentée par la CDPA et le PNP. Le Front citoyen Togo debout a été coopté pour prendre le 8è siège. Une répartition de la C14 qui n’est pas du goût de l’Union des Forces de changement (UFC), ancien principal parti de l’opposition qui soupe depuis mai 2010 avec le parti présidentiel mais qui continue de réclamer son statut de parti d’opposition. Le parti de Gilchrist Olympio n’entend donc pas quitter la CENI au sein de laquelle elle siège actuellement en attendant son inévitable recomposition. Cette situation pourrait donc expliquer le report du vote de ce vendredi à l’Assemblée nationale.

C’est vendredi également que Togo Debout avait prévu une manifestation de rue pour exiger la libération de toutes les personnes arrêtées dans le cadre des manifestations politiques. Cela peut expliquer aussi ce report.

Quelles que soient les raisons, il est aisé de noter que toutes les conditions sont encore loin d’être réunies pour l’organisation des élections acceptables par tous selon le chronogramme défini par la Cédéao. Les opérations de recensement en cours se déroulement sans l’adhésion des principaux partis de l’opposition regroupés au sein de la C14 qui appellent à leur boycott.

 

Togo – Statut particulier des enseignants : débats houleux à l’Assemblée nationale

Le statut particulier des enseignants était au coeur de la séance de travail des députés togolais ce jeudi à Lomé.  Beaucoup de points de divergence restent encore à clarifier avant l’adoption de ce projet.

Face à la représentation nationale ce jeudi,  les émissaires du gouvernement en l’occurrence le ministre des Enseignements primaire et secondaire et de l’alphabétisation et son collègue de de l’enseignement technique et de la Formation professionnelle d’un côté et des organisations syndicales des enseignants.

Les discussions ont porté sur le projet du statut particulier notamment les articles qui font objet de clarification et d’amendements. Au total, 18 articles ont été relevés par la partie syndicale.
Pour cette journée, seuls trois articles ont pu être épuisés.

Les travaux reprennent ce vendredi 29 juin à 11h pour la suite des débats qui ont été très houleux ce jeudi.

Togo: le statut particulier des enseignants en débat jeudi à l’Assemblée nationale

Les Syndicats des enseignants et le gouvernement se rencontrent ce jeudi 28 juin 2018 devant les élus du peuple à partir de 09h. Il s’agira pour les syndicalistes de défendre leurs amendements apportés au statut particulier des fonctionnaires de l’enseignement pour son adoption.

Début avril,  le protocole d’accord sur l’éducation, issu des discussions au sein du groupe de travail constitué en début d’année, avait été signé sous le contrôle du Premier ministre Komi Selom Klassou. Cet accord prévoyait entre autres,  le statut particulier des enseignants et son application qui devait être effective dans les trois mois suivants.

Les signataires étaient les ministres Komi Tchakpélé et Georges Aidam (Enseignements primaire, secondaire et de la Formation professionnelle, Enseignement technique) et la la Coordination des syndicats de l’éducation du Togo (CSET) et la Synergie des travailleurs du Togo (STT).

C’est donc dans le fil droit de cet accord que le gouvernement et les organisations syndicales de l’enseignement vont s’expliquer jeudi devant la représentation nationale à  l’effet d’accorder leurs violons permettant la nette amélioration des conditions de vie et de travail des enseignants togolais.

 

 

 

Un bijou qui donne envie de devenir député

Le parlement togolais a un nouveau siège.  Non, le Togo dispose maintenant d’un vrai parlement, devrait-on plutôt dire !  Le nouveau bijou presque offert par la République populaire de Chine a été inauguré ce jeudi.

175 bureaux,  une salle des plénières de 260 places, c’est le moins que l’on puisse dire de ce nouveau bâtiment qui trône désormais à quelques encablures du palais de la présidence de la République togolaise à Lomé.  Vingt-trois mois auront été nécessaires pour la réalisation des travaux qui ont coûté 16,6 milliards de francs CFA avec une contribution togolaise à hauteur de cinq milliards.

C’est donc ce joyau que le président togolais Faure Gnassingbe et l’ambassadeur de Chine près le Togo ont inauguré ce jeudi après-midi. Trois discours ont essentiellement meublé la cérémonie. D’abord celui du  Ministre en charge des Infrastructures, celui du diplomate chinois ensuite,  avant l’intervention du Président de l’Assemblée nationale Dama Dramani.

C’est le Président de la République Togolaise Faure Gnassingbe qui a coupé le ruban symbolique et de dévoilement de la plaque d’inauguration.

Depuis la première législature en 1961, c’est la première fois que les députés togolais vont siéger au sein d’un Parlement avec une salle des plénières ayant véritablement la forme d’un hémicycle, suivant le  principe arrêté par le médecin et député français Joseph Ignace Guillotin.

Ambroise D.