Gabon/Pierre-Clavier Maganga: “Allez annoncer au monde entier qu’Ali Bongo se porte mieux »

« Allez dans le monde entier, proclamez la bonne nouvelle aux populations : le président se porte bien ». Ces mots sont ceux du vice-président gabonais Pierre Clavier Maganga Moussavou. Une façon rassurer davantage le peuple gabonais partagé entre les rumeurs sur la mort du président Ali Bongo et les informations l’annonçant en pleine convalescence au Maroc.

« Nous l’avons vu, nous l’avons touché et nous espérons être à la hauteur pour qu’il puisse recouvrer pleinement sa santé. Il faut qu’on le rassure que le gouvernement et la présidence de la République se mettent au travail», a lancé Pierre-Claver Maganga Moussavou. «Rassurez le peuple gabonais en lui apportant le minimum dont il a besoin pour assurer la paix et la sérénité, ajoute t-il dans ses propos. Voilà le conseil que le président de la République nous a donné“.

Par loyauté, « voilà aussi l’engagement que le Premier ministre et moi-même avons pris devant le président de la République de nous montrer à la hauteur de la tâche afin qu’il ait le temps de recouvrer pleinement sa santé et nous revenir requinqué», s’est-il davantage voulu rassurant.
«Je tiens à vous dire que l’histoire est jonchée de cas où le président de la République est malade et prend le temps de se remettre en bonne santé. Il n’y a pas de limite à cela. Nous constatons que ce n’est pas l’occasion de parler de la vacance. Il est malade. Tout le monde peut être malade. Chacun de nous, chacun à son tour peut être malade», a-t-il conclu.

Met Gaye

Gabon: Quand l’état de santé de Bongo relance le débat sur le contentieux électoral de 2016

Qu’est-il réellement arrivé à Ali Bongo ? Depuis plusieurs semaines, des rumeurs circulent sur le ‘décès’ du président gabonais. Mais selon son entourage, le locataire du palais de bord de mer de Libreville est bien vivant, et a même déjà entamé son processus de rééducation. En attendant d’en avoir le cœur net, l’opposition gabonaise remet au goût du jour le contentieux électoral d’août 2016.

Samedi,  à Nkembo, quartier général de l’ancien Premier ministre, Jean Eyeghe Ndong, les partisans de Jean Ping, le principal opposant à Ali Bongo, étaient en meeting pour exiger que soit installé dans le fauteuil présidentiel celui qu’ils considèrent comme le véritable vainqueur de la présidentielle de 2016. “Pourquoi celui qui est élu n’est pas à la présidence?“, s’est interrogé Eyeghe Ndong, l’un des piliers de TGV (Train à grande vitesse), mouvement créé par Jean Ping lui-même et qui ambitionne de prendre le palais présidentiel.

Ce n’est pas 200 personnes, c’est 5000, 10.000, 20.000, même 50.000. Et ça doit être la même chose à l’intérieur du pays”, a lancé l’ancien chef du gouvernement gabonais devant les manifestants.

Du pur rêve, aux yeux de la majorité présidentielle qui affirme avoir déjà tourné la page d’une élection déjà vieille de plus de deux ans.

Victime d’un accident vasculaire cérébral le 24 octobre dernier, Ali Bongo Ondimba a passé un mois à l’hôpital King Faisal de Riyad. Il était annoncé cette semaine au Maroc où il doit poursuivre sa convalescence. Une longue absence qui a créé un vif débat autour de la vacance du pouvoir, même au sein de la majorité présidentielle.