Égalité Genre: Libreville accueille la Conférence régionale de lancement du rapport de la Banque mondiale

Plusieurs premières dames dont Sika Kaboré du Burkina Faso sont présentes dans la capitale gabonaise pour l’occasion. “Quel plaisir d’échanger avec mes soeurs, les Premières dames Sika Kaboré et Denise Nyakeru sur l’importance de promouvoir l’égalité du genre et l’autonomisation des femmes pour le développement des pays d’Afrique de l’ouest et centrale”, a tweeté Sylvia Bongo Ondimba jeudi après la cérémonie d’ouverture des travaux.

Il sera essentiellement question de débattre sur l’importance et l’impact des lois discriminatoires qui entravent la participation économique des femmes, et faciliter le partage d’expériences en matière de réformes juridiques favorisant l’autonomisation économique des femmes dans les pays de la région.

En outre, la réunion de Libreville sera l’occasion d’engager des dialogues sur le processus de conception et de mise en œuvre de réformes législatives et de politiques visant à promouvoir l’égalité hommes-femmes et la pleine et égale participation des femmes à l’économie.

La Banque mondiale accorde une importance particulière à la volonté politique et aux efforts concertés des gouvernements, de la société civile et des organisations internationales en vue de l’atteinte de l’égalité homme – femme. A cela viennent s’ajouter les réformes législatives et réglementaires pour améliorer la vie des femmes ainsi que celle de leur famille et leur communauté.

Huit domaines couverts par l’indice sont structurés autour des interactions des femmes avec le droit tout au long de leur carrière à savoir la mobilité, le travail, la rémunération, la parentalité, l’entrepreneuriat, les actifs et la retraite.

Ambroise DAGNON

Togo – Secteur Minier: Des réformes majeures pour une une gestion saine

Une cérémonie de lancement des systèmes de cadastre minier (SCM), d’informations géologique et minière (SIGM), et de gestion électronique de données (GED) au Togo s’est tenue mardi 17 décembre 2019 à Lomé.

Initiative du gouvernement togolais grâce à l’appui financier de la Banque Mondiale, cette cérémonie s’inscrit dans le cadre de la mise en oeuvre de la composante A du projet de développement de la gouvernance minière (PDGM) qui consiste à appuyer l’amélioration de la gestion et le suivi des activités de développement du secteur minier au Togo.

Étant considéré comme dispositif qui gère les titres miniers, «le cadastre minier intègre en son sein les aspects réglementaires et institutionnels de l’administration des droits miniers et constitue la pierre angulaire d’une bonne gestion des ressources minérales», a déclaré Boukary Ayessaki, coordonnateur du PDGM.

L’objectif principal visé par les organisateurs est d’informer les parties prenantes et le grand public de l’existence de cet important outil de gestion des données géo-minières et de sa mise en oeuvre au Togo.

Depuis 2016, le Togo à travers le PDGM oeuvre pour une rationalisation des structures institutionnelles des organisations clés du secteur des industries extractives afin de renforcer leur efficience et leur recevabilité de manière à garantir une gestion efficace et efficiente du secteur.

Hormis la composante A, le PDGM est composé également de la Composante B axée sur les activités minières et développement environnemental, social et économique.

Khaled Bonfoh

Guinée – Exploitation minière: Treize villages portent plainte auprès de la Banque Mondiale

En Guinée, treize villages de la région minière de Boké ont déposé une plainte auprès de la Banque mondiale pour dénoncer les conséquences de l’exploitation de la bauxite. Les plaignants saisissent en fait le médiateur d’une branche de l’organisation, qui finance la Compagnie des bauxites de Guinée (CBG). Ils estiment que l’entreprise CBG ne respecte pas les lois nationales et internationales. Puisque la Banque mondiale a accordé un prêt à la CBG en 2016, les habitants de ces villages miniers estiment que l’organisation internationale doit s’impliquer pour faire respecter leurs droits.

L’exploitation du bauxite porte préjudice aux habitants des villages situés aux alentours de Sangaredi, dans l’ouest de la Guinée. C’est le point de départ de l’action menée par treize de ces villages qui s’adressent directement à la Banque mondiale. En fait, la procédure concerne la SFI, l’une des branches de la Banque mondiale qui a accordé il y a trois ans un prêt de 135 millions de dollars à la Compagnie des bauxites de Guinée pour un projet d’expansion.

A ce titre, précise la plainte déposée en février, la SFI doit s’assurer que le projet respecte les normes sociales et environnementales. Or, selon les habitants des treize villages concernés, c’est loin d’être le cas. Ils expliquent avoir été expropriés des terres qu’ils cultivaient sans informations et sans indemnisations suffisantes, et ils déplorent la pollution causée par les activités minières, en particulier la pollution de l’eau. Comme en témoigne un habitant du village de Hamdallaye, qui doit être bientôt déplacé. Mamadou Lamarana Bah assure que le site sur lequel le village doit être réinstallé ne permettra pas aux agriculteurs de travailler correctement car il ne dispose d’aucune ombre.

Les habitants précisent dans la plainte que la CBG a détruit des cultures sans préavis, y compris depuis que la SFI, la branche de la Banque mondiale, soutient le projet.

Après plusieurs missions de terrain, Ibrahima Kalil Bamba, l’un des responsables de l’ONG Cecide, qui accompagne les plaignants, a pu observer une série de problèmes aux alentours de Sangaredi.

C’est la raison pour laquelle ils ont saisi le médiateur de la SFI. L’objectif de cette démarche pour les habitants est d’obtenir des réparations et des compensations.

Source: RFI

 

Développement de l’Afrique : Les failles des études internationales mises à nu par un réseau de chercheurs

De quel mode de gouvernance l’Afrique a-t-elle besoin ? De quelle façon aborder la démographie du continent ? Comment mesurer le bien-être et le progrès sur le continent? Comment réhabiliter l’objet Afrique ? Un réseau de chercheurs propose une nouvelle grille de lecture des indicateurs de développement de l’Afrique qui s’affranchit des biais épistémologiques économiques et culturels par lesquels les rapports européens et américains analysent le continent.

Ils sont une quarantaine de chercheurs réunis au sein du  réseau international Enda Tiers-Monde à avoir lancé le 25 juillet à Dakar,  le Rapport alternatif sur l’Afrique (RASA). Le secrétaire exécutif d’Enda Tiers-Monde, Moussa Mbaye, décline la mission du RASA, sur le Monde.fr : « La Banque mondiale, le FMI, l’OCDE et l’OMC déploient sur le continent leur vision du développement sans prendre  en compte les réalités africaines. Ils ont du mal à déchiffrer les mutations et les transformations qui s’opèrent en Afrique ou à définir les véritables priorités du continent. Nous avons cherché un moyen qui permette aux Africains de consigner leur histoire, d’exprimer leur avenir et de revendiquer leur souveraineté dans un projet commun de société. C’est de ce besoin qu’est né le RASA ».

Elaboré durant deux ans, ce rapport est divisé en cinq axes et aborde des questionnements fondamentaux auxquels les prochaines éditions, prévues une fois tous les deux ans, devront apporter des réponses scientifiques.

« Ce premier rapport est un numéro de positionnement, nous voulons qu’il soit l’instrument des gens qui veulent transformer l’Afrique, avance Cheikh Gueye, secrétaire permanent du RASA. Nous visons le renversement idéologique et épistémologique des analyses habituelles d’un continent trop souvent considéré par la communauté internationale à la fois comme un puits de ressources naturelles, un maillon faible des réseaux de pouvoir et un partenaire éternellement assisté. Nous voulons nous départir d’une vision libérale et occidentale du développement, questionner les indicateurs habituellement utilisés pour mesurer le développement, afin de voir le progrès à travers la cosmogonie des Africains. Nous voulons permettre la construction de notre propre métaphore. »

Le RASA perçoit également le produit intérieur brut (PIB) comme un indicateur « très insuffisant », un « appareillage idéologique pour que le marché puisse s’organiser »« C’est une lecture libérale de l’économie basée sur le consensus de Washington, poursuit Cheikh Gueye. A la standardisation des sociétés, nous souhaitons opposer un calcul économique plus lié au relationnel, à la solidarité, qui sont très importants en Afrique. »

Loin de ne formuler que des griefs à l’encontre de l’Europe ou des Etats-Unis, écartant toute victimisation, le RASA se veut surtout, à en croire Cheick Gueye,  une réponse aux insuffisances des capacités prospectives des institutions africaines.

Cependant, on note un paradoxe dans la démarche du RASA. Le réseau est financé par les fondations américaine Rockefeller et allemande Rosa-Luxemburg. Moussa Mbaye répond, quelque peu gêné, qu’une campagne de financement public sera lancée pour le prochain numéro.

 

 

Togo: la Banque mondiale s’ouvre au public à partir de ce 19 juin

Une délégation de la Banque Mondiale a été reçue lundi par le Premier ministre togolais. La délégation conduite par le directeur des opérations de l’institution de Breton Woods est allé échanger avec Komi Sélom Klassou sur les journées portes ouvertes de la Banque mondiale, les 19 et 20 juin 2018.

Cette visite a été l’occasion pour Pierre Laporte et sa suite d’exposer au chef du gouvernement togolais le bilan des préparatifs de ces journées. « C’est une visite de courtoisie auprès de monsieur le premier ministre. Nous avons profité pour lui faire le compte rendu des préparatifs. Nous avons discuté des préparatifs pour une journée  portes ouvertes  qui aura lieu demain », a indiqué M. Pierre Laporte qui a par ailleurs expliqué que cette journée sera une occasion pour les visiteurs « d’apprécier les initiatives et les projets de la Banque mondiale au Togo pour accompagner les politiques de développement ».

Pierre Laporte et Sélom Komi Klassou ont profité de l’occasion pour dresser le  bilan  des actions de la Banque mondiale au Togo, les projets financés, et surtout les 40  millions de dollars d’appui budgétaire annoncés.

Giovanni KOFFI