Trading: Opportunités et risques

Anglicisme, le trading est utilisé pour désigner les opérations d’achats et de ventes effectuées sur les marchés financiers. Ces opérations sont réalisées par des traders depuis la salle des marchés d’une institution financière ou boursière, ou depuis Internet dans le cas des traders indépendants. Le day trading correspond ainsi à l’activité de spéculation des traders sur des produits financiers (actions, options financières, contrats à terme, devises, etc.) dans un espoir de profitabilité à court terme en fonction des fluctuations du marché. Le trading définit également la discipline du négoce désormais enseignée à travers des formations dispensées au sein d’écoles de commerce ou par des professionnels indépendants. Outre l’analyse technique qui est au départ du comportement des intervenants sur les marchés financiers, l’enseignement du trading peut évoquer également la gestion des risques financiers, le suivi des opérations de marché, ainsi que la prévention des délits financiers, entre autres.

Les risques liés au trading 

Les produits financiers développés pour attirer les particuliers présentent un risque financier. D’une part lié à la volatilité du marché et d’autre part lié à une utilisation excessive de l’effet de levier (la capacité de multiplier une exposition sur un marché financier en n’immobilisant qu’une partie de son capital). Il existe aussi le risque d’escroquerie. Aujourd’hui, de nombreuses sociétés de trading non régulées font de la publicité mensongère. Et enfin, il existe le risque d’addiction comme dans les jeux d’argent.

Le cas de CACESPIC-IF 

C’est la société de trading qui est au coeur de tous les débats à l’heure actuelle au Togo. Avec ses offres aussi variées qu’invraisemblables, CACESPIC-IF se présente comme une société touche-à-tout. Gestion de portefeuille ou gérance de compte, placements de capitaux, fourniture de compte de trading, mise à disposition de l’Algo trading et des robots de traders, achat et vente et toutes les transactions relatives aux crypto monnaies, vente de produits cosmétiques. Elle intervient également dans le social et finance des projets de développement. De quoi attirer déjà plus de 1500 clients. Certains croient même savoir que la société a déjà mobilisé des milliards de francs CFA. De quoi attirer l’attention des spécialistes du trading qui tirent la sonnette d’alarme.

Dans une note en date du 20 juillet 2020, l’Association professionnelle des systèmes financiers décentralisés du Togo avait attiré l’attention des populations sur “la réapparition de ces sociétés de placement qui, sous le prétexte de sociétés de trading ou d’e-commerce, miroitent des gains extraordinaires aux populations”.

Certains vont même plus loin jusqu’à la remise en cause de l’existence légale de CACESPIC-IF. Les transactions relatives aux cryptomonnaies par la société est aussi mise en cause comme l’une des raisons qui jettent le doute sur ses activités. En effet, la monnaie virtuelle n’est pas encore reconnue au sein de l’espace UEMOA. « Comme toutes les banques centrales, nous sommes contre le bitcoin parce que ce n’est pas une monnaie qui a une responsabilité. Personne n’est responsable. Ça se joue sur le net et sur les réseaux, et personne ne peut dire qu’elle est responsable … », pointe la BCEAO.

Pour avoir saisi le ministère togolais de l’Economie aux fins d’ouvrir une enquête autour des activités de CACESPIC-IF, la BCEAO affiche clairement son opposition à cette société de trading. Les résultats de cette enquête permettront donc d’édifier l’opinion actuellement prise en otage entre le miroir aux alouettes de CACESPIC-IF et la surenchère sur les réseaux sociaux.

Pour éviter les escroqueries, il est recommandé de se renseigner sur les bases du trading. Mais attention à ne pas se faire avoir par des organismes de formation au trading qui proposent de vous rendre riche. Aucune formation au trading ne peut garantir un retour financier. Pour sélectionner une première formation, il faut chercher un organisme évidemment honnête qui soit capable de parler aussi bien des grands concepts du trading, des opportunités et des risques. Il ne faut donc pas se lancer comme ça dans le trading, un monde extrêmement complexe.

 

Pétrole ou pas, l’essentiel est ailleurs…

C’est un extrait de l’émission “Le Monde en 7”, animée sur la chaîne de télévision New World Info, posté sur les réseaux sociaux, qui fait jaser depuis la semaine dernière. Dans cet extrait, Thomas Koumou de Veille Economique donne des chiffres qui font froid dans le dos. Selon l’économiste qui se fonde sur un rapport de la Banque centrale d’Afrique de l’ouest (Bceao), le Togo exporterait du pétrole. Nous sommes le 30 décembre 2017. De quoi déchaîner une avalanche de commentaires tant dans les médias traditionnels que sur les réseaux sociaux.

Mais quelques jours plus tard,Thomas Koumou publiera un communiqué pour relativiser sa position.

“Nous avons publié des informations relatives à l’exportation du pétrole par le Togo. En effet, cette information figure dans le rapport de la Banque de France (sources BECEAO). Dans l’analyse comparative avec les autres pays, nous avons constaté que les mêmes chiffres figurent dans la monographie de la Cote d’Ivoire. Nous nous posons la question de savoir comment une telle similitude a pu être possible.

Dans l’attente de la confirmation de cette erreur de la part de la Banque de France, nous estimons que cette information doit pour l’instant être prise avec beaucoup de précaution.

Nous présentons nos excuses à tout le monde tout en précisant que nous avons donné les informations figurant exactement dans la partie consacrée au Togo en considérant que la source qu’est la Banque de France était l’une des plus crédibles possibles“, pouvait-on lire dans ce document rendu public le 4 janvier.

Certains avaient critiqué l’économiste d’avoir fait des “déclarations graves sur la base d’informations superficielles“.

Mardi en conférence de presse, le patron de la Bceao a formellement démenti l’information faisant croire que le Togo exporte du pétrole. « Le rapport annuel 2016 de la zone Franc contient en réalité une erreur de rapport dans la monographie économique du Togo. En effet les données attribuées au Togo relatives à la production du pétrole sont plutôt des statistiques sur la Côte d’Ivoire », a indiqué Kossi Tenou.

Comment une erreur d’une telle ampleur a pu glisser dans le rapport d’une aussi grande institution qu’est la Bceao? En octobre 2002, s’adressant aux étudiants qu’il recevait à son domicile, feu Général Gnassingbé Eyadema avait laissé entendre que “le 20 janvier 1999, des Norvégiens avaient découvert du pétrole au large des côtes togolaises”. “Si l’exploitation du pétrole devient une réalité, n’est-ce pas, je vous assure que l’inscription à l’université sera gratuite“, avait-il promis, d’un air plaisantin, aux étudiants partis lui demander des faveurs pour la réduction des frais d’inscription qui venaient d’être portés de 4500 f CFA à 50.000.

Depuis lors, le Togo exporte-t-il vraiment du pétrole? Si oui, depuis quand, où, par qui? En attendant de trouver des réponses à ces questions au demeurant légitimes, la jeunesse, à qui on a promis monts et merveilles, n’a plus la patience d’attendre la traduction des promesses du “mandat social” dans les faits. En attendant que le débat sur le pétrole revienne, le peuple, à qui on a promis l’alternance imminente meurt d’impatience de voir le miracle se réaliser. En attendant de savoir combien de barils sont produits par jour, les Togolais veulent savoir comment la crise actuelle déclenchée depuis le 19 août 2017 va se dénouer.

Pour le moment, du pétrole, nous en avons déjà dans nos lampes. Ne nous éloignez pas de l’essentiel, messieurs les politiciens, c’est-à-dire des problèmes que vous avez créés et que vous peinez à résoudre.

Avec “Cergi Cloud Bank Reporting”, la gestion bancaire devient un jeu!

Du 11 au 15 décembre, une quarantaine de représentants d’une quinzaine de banques et d’établissements financiers se sont réunis à Lomé pour un séminaire régional de formation sur les logiciels de gestion bancaire. Une rencontre qui a abouti à la validation des états périodiques à la Bceao. La rencontre a été organisée par Cergi Banking Services, une société togolaise spécialisée dans l’édition de logiciels de gestion bancaire, à l’intention de ses banques et établissemnts financiers partenaires, en vue de leur permettre de se conformer aux nouvelles dispositions de la Bceao.

A la fin des travaux, le groupe dirigé par Yao Dodzi Dogbo a présenté sa nouvelle solution, Cloud Bank Reporting, une plateforme de déclaration de rapports bancaires sécurisée et surtout à des coûts défiant toute concurrence. “Le Cloud Bank Reporting permettra à toutes les banques de s’affranchir de la lourde gestion des serveurs et des services informatiques complexes et surtout d’avoir un plus haut niveau de sécurité en hébergeant leurs systèmes d’information sur des serveurs invisibles de l’intérieur », a expliqué M. Dogbo avant d’ajouter: “le  Cloud Bank Reporting offre la possibilité d’accéder à toutes les ressources des puissants serveurs à des coûts  dérisoires“.

Sur place à Lomé, les participants à ce séminaire ont testé la nouvelle solution informatique grâce à laquelle ils ont pu produire et transmettre avec succès les premières déclarations relatives aux différentes situations comptables et annexes ainsi qu’à une partie du Formulaire de Déclaration Prudentielle (FODEP) dans les délais du 15 décembre requis par la BCEAO.

Finance: Lomé abrite un séminaire régional sur les logiciels de gestion bancaire

La réglementation des banques est une tâche extrêmement compliquée. Une situation qui devient encore plus complexe avec les nouveaux textes de la Bcéao adoptés il y a quatre ans et qui bouleversent complètement le mode de fonctionnement des banques au plan réglementaire, c’est-à-dire la façon de rendre certains résultats à la banque centrale, à savoir le passage aux normes Bâle 2. Durant trois ans, une vingtaine d’ingénieurs de Cergi SA a travaillé d’arrache-pied sur ces nouvelles réglementations. C’est donc pour restituer les résultats de ce travail de longue haleine que le présent séminaire a été initié.

Cette rencontre vient à point nommé pour les établissements financiers et bancaires, selon le PDG de Cergi SA. “Les banques qui sont nos clients attendent beaucoup de nous. Vendredi prochain, on doit restituer des documents électroniques, une centaine de rapports établissements tous aussi compliqués les uns que les autres à la banque centrale. Et aucune banque ne peut trouver l’excuse de ne pas l’avoir fait. Ce sont nos clients qui ne l’ont pas encore fait que nous réunissons aujourd’hui pour les aider à sortir ces documents“, a indiqué Yao Dodzi Dogbo.

En quoi va donc consister le fond les activités de ce séminaire? La dizaine de banques présentes est arrivée à Lomé chacune avec sa base de données, c’est-à-dire l’ensemble de sa structure informatique. Et c’est sur ces bases de données que “Cergi Banking Services déploiera ses programmes qui vont tourner des heures durant pour extraire les données réglementaires à restituer.

Crée en 1991 à l’initiative du Togolais Yao Dodzi Dogbo, Cergi Afrique Sarl est devenue en 2003 Cergi Banking Services SA dont est issue Cergi SA créee en 2015. Elle apporte des solutions logicielles développées par elle-même et qui sont exploitées aujourd’hui par des institutions financières dans l’espace Uémoa mais aussi dans la zone Cémac (Communauté économique et monétaire des Etats de l’Afrique centrale).