La Cédéao soutient la candidature de la Nigériane Ngozi Okonjo-Iweala au poste de DG de l’OMC

Ministre des Finances dans son pays entre 2003 et 2006 puis de 2011 à 2015, Dr Ngozi Okonjo-Iweala a une longue expérience dans les arcanes des institutions financières internationales. Ses trente années de carrière internationale ont été surtout marquées par ses postes de Directrice générale de la Banque mondiale, de présidente du Conseil d’administration de Gavi (Global Alliance for Vaccines and Immunization) et d’envoyée spéciale de l’Union africaine pour la mobilisation des ressources dans le cadre de la lutte contre la pandémie du coronavirus.

Si elle est élue pour la période 2021-2025, ce sera alors une première pour l’Afrique qui n’a jamais occupé ce poste depuis la création de l’OMC en 1995, sur les cendres de l’Accord général sur les tarifs douaniers et le commerce établi le 1er janvier 1948.

La Cédéao appelle donc les pays africains et autres pays non-africains à porter leur choix sur Ngozi Okonjo-Iweala, ancienne étudiante des universités américaines de Harvard et du Massachussetts Institute of Technology, et on  dont on connait la rigueur en matière de lutte contre la corruption et pour l’assainissement des dépenses publiques.

Léonie Dégboé

 

Covid-19: La CEDEAO vient en aide à ses pays membres touchés par la pandémie

Face à l’expansion de la pandémie, la Commission de la CEDEAO réaffirme sa solidarité aux Etats membres et salue l’ensemble des mesures déjà prises pour freiner sa propagation et prendre en charge les malades. Elle reste déterminée à les soutenir dans la lutte contre cette pandémie”, a écrit le président de la commission de la CEDEAO, Jean-Claude Kassi Brou, dans un communiqué publié lundi.

En effet, la commission de la CEDEAO, à travers  l’Organisation  ouest   africaine   de   la   santé   (OOAS),   son   institution spécialisée de la santé chargée d’assurer la coordination de la riposte au niveau régional, a élaboré avec l’ensemble des Etats membres, un Plan stratégique régional.  Ainsi, l’OOAS a déjà procédé à l’achat et à l’envoi, dans les 15 Etats membres, de 30 500 kits de tests de diagnostics,10 000 équipements de protection individuelle (EPI) (ombinaisons, tabliers, robes, gants, lunettes de protection, chaussures) et 740 000 comprimés de médicaments (chloroquine et azithromycine), à en croire le document.

Par ailleurs, des commandes ont été passées pour l’acquisition au profit des Etats membres de 240 000 kits de diagnostics, 240 000 kits d’extraction, 250 000 équipements de transports des échantillons viraux, 285 100 équipements de protection individuelle (EPI), 268 1000 masques pour le personnel médical dont des masques faciaux, masques chirurgicaux et masques faciaux intégraux), 120 respirateurs, et plusieurs milliers de litres de gels hydro-alcooliques et de désinfectants.

Confiant que “nous gagnerons la bataille contre le Covid-19”, M. Kassi Brou remercie “tous nos partenaires avec lesquels nous travaillons, pour leur soutien financier et technique à la Communauté en ces moments difficiles”.

Sur les 1739 cas testés positifs dans l’espace CEDEAO, environ 95% des décès concernent des patients en situation de comorbidité.

 

Bénin : Décès de l’ex-président de la Commission de la CEDEAO Marcel de Souza

Marcel de Souza n’est plus. L’ex président de la Commission de la CEDEAO est décédé ce matin à Paris des suites d’une crise cardiaque à l’âge de 65 ans.

Le beau-frère du président  béninois Boni Yayi s’était rendu dans la capitale française pour voir sa famille et pour faire un bilan de santé. Il devrait commencer ce bilan ce mercredi 17 juillet 2019, nous informent des sources proches sa famille.

Marcel de Souza fut ministre du Plan dans le gouvernement du président béninois Thomas Boni Yayi avant d’être élu à l’Assemblée nationale du Bénin. Avant Yayi dont il a été également conseiller technique à l’économie, il a servi aussi le président Soglo. Il a été membre de sa cellule macro économique aux côtés de Guy Adjanonhoun et autres.

Avec la Nouvevelletribune.info

Emprunt obligataire par appel public à l’épargne BIDC-EBID 6,40% 2019-2026

Dans le cadre de son programme d’investissement, la Banque d’Investissement et de Développement de la CEDEAO (BIDC) souhaite solliciter le marché financier de l’UMOA afin de mobiliser des ressources en vue de financer une partie de ses opérations générales de prêt dans ladite zone. Au total 132,14 milliards de FCFA ont été ainsi mobilisés successivement en 2006, 2010, 2014 et 2017, pour le financement de projets au sein de l’espace UEMOA.

La présente opération permettra de lever un montant additionnel de 25 milliards de F CFA qui viendra renforcer les interventions de la BIDC en faveur de six pays membres de l’Union. L’opération représentée par 2 500 000 obligations d’une valeur nominale unitaire de 10 000 F CFA, offre un taux d’intérêt annuel de 6,40% net de tout impôt dans l’ensemble des pays de la CEDEAO, sur une durée de 7 ans. Les intérêts seront payés semestriellement à partir de la première date anniversaire de la date de jouissance des titres.

Le remboursement du capital sera semestriel à raison d’un douzième (1/12) dudit capital par semestre avec un différé de deux semestres. Le Consortium formé par la SGI TOGO et CGF Bourse a été mandaté pour conduire cette opération qui s’étend sur l’ensemble du marché financier de l’UMOA et à l’international. Conformément à la réglementation de ce marché financier, cette opération doit être accompagnée par une campagne de communication à l’échelle sous régionale. MIVASOCIAL la plus grande plate forme africaine s’associe à cette campagne de promotion.

Il est à rappeler que La BIDC est une Institution financière internationale qui bénéficie pour l’atteinte de ses objectifs et dans l’exercice de ses fonctions des immunités et privilèges reconnus aux institutions financières internationales.
Aussi, le capital souscrit n’est-il que partiellement appelé et que la partie non
appelée à savoir «le capital sujet à appel» sert de garantie aux emprunts et prêts contractés par la BIDC.

Au 31 décembre 2018, le capital autorisé est de 1 000 000 d’UC, dont un capital
sujet à appel de 307,3 millions d’UC soit 244.76 milliards de FCFA.

Pour plus de détail et souscription, cliquez sur ce lien : https://maan.mivasocial.com/ads/promo-bidc/?promo=http://empruntobligataire-bidc.org?ref=mivaah 

Aminata Toungara : “Il ne faut pas précipiter les élections” au Togo

Voilà qui va relancer le débat au niveau de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO). Alors que le gouvernement togolais se dit prêt à aller aux élections législatives le 20 décembre conformément à la feuille de route de la CEDEAO, une voix et non des moindres vient de s’élever pour demander le report des scrutins pour préserver la paix déjà fragile dans le pays de Faure Gnassingbé.

Dans une interview à BBC ce dimanche, la vice-présidente du Parlement de la CEDEAO a mis en garde contre les risques d’embrasement si les élections étaient maintenues au 20 décembre. “Le Togo est un petit pays de la sous-région. S’il s’embrase, le Ghana, le Bénin, la Côte prendront un coup“, s’inquiète Aminata Kamara Toungara qui se demande si “on a besoin de cet embrasement“.

La députée ivoirienne du RDR, le parti d’Alassane Ouattara, se dit surprise par la fermeté de l’opposition togolaise qui n’entend pas participer à ces élections qu’elle considère comme frauduleuses. “On n’a jamais pensé que l’opposition (la C14, ndlr) allait avoir une position aussi radicale. On s’est dit qu’ils ont discuté et qu’ils allaient prendre ce qui leur revient comme place (leurs sièges à la CENI, ndlr)“, explique-t-elle.

Il ne faut pas précipiter les élections. Moi, je pense en âme et conscience qu’il faut attendre“, a-t-elle ajouté promettant qu’elle discutera avec le président de la Commission de la CEDEAO pour attirer son attention sur la gravité de la situation togolaise.

Aminata Kamara Toungara souhaite par ailleurs que les chefs d’État ouest africains puissent parler à leur homologue togolais. “Je souhaite que les chefs d’État puissent se retrouver et qu’ils disent au président de mettre balle à terre, […] et qu’on reporte la date de ce élections, “, a-t-elle plaidé.

Plaidant pour un report de ces élections, elle estime que mars-avril serait la période raisonnable pour permettre à l’opposition de se présenter, “afin qu’on puisse aller dans un pays normal” car “rien ne vaut la paix“.

Samedi, Gilbert Bawara, le ministre togolais de la Fonction publique, a estimé que la campagne commence mardi et que les élections auront lieu le 20 décembre. Pendant ce temps, l’opposition coalisée continue de manifester dans tout le pays pour arrêter le processus électoral. La sortie médiatique de la vice-présidente du Parlement de la CEDEAO devrait ajouter à l’incertitude qui plane déjà sur la tenue de ces scrutins.

Togo/Bawara : “Mardi, la campagne commence et le scrutin aura lieu le 20 décembre”

Les élections législatives auront-elles vraiment lieu le 20 décembre ? Rien ne pourrait empêcher cela, selon Gilbert Bawara. Invité de l’émission ‘Le monde en 7’ sur la chaîne de télévision New World Info ce samedi, le bras droit de Faure Gnassingbé ne semble pas ébranlé par les manifestations de l’opposition coalisée qui assure qu’elle passera par “tous les moyens” pour barrer la route à ce qu’elle considère comme une mascarade électorale.

Mardi, la campagne commence, et le scrutin aura lieu le 20 décembre. Je ne vois pas de raison de vous dire le contraire“, a déclaré le ministre togolais de la Fonction publique qui, à la question de savoir si les élections auront lieu sans les partis membres de la Coalition, répond : “en démocratie, il faut savoir respecter les droits et les libertés des uns et des autres notamment les droits et libertés des partis politiques de décider ou non de participer à des scrutins électoraux“. Et de mettre en garde contre les conséquences du boycott sur les échéances post-législatives.

Si pour certains, le boycott aiderait à préserver toutes les chances pour les échéances futures que certains considèrent comme majeures, c’est leur droit. Mais tout le monde sait aussi quelle sera la conséquence de la non-participation aux législatives. En n’étant pas dans l’opposition parlementaire, on ne fait pas partie automatiquement de la CENI”, a-t-il insisté.

Une assurance qui contraste avec la détermination de la C14 à se mettre en travers des rails du train électoral. Depuis vendredi en effet, à l’appel de ce regroupement, des manifestations sont observées dans plusieurs villes du Togo rappelant le souvenir de celles du 19 août 2017. Gilbert Bawara persiste et signe: “ je le répète, il n’y aura pas un nouveau 19 août au Togo“.

Qui doit céder? Les citoyens ou l’État ? Qu’est-ce qui doit prévaloir? La volonté de chacun de nous ou la loi? Nous sommes en République, et en République, ce qui est important, c’est que la loi soit respectée. Et nous en tant que gouvernement, nous ferons respecter la loi. Nous ferons prévaloir l’autorité de l’État”, a-t-il insisté avant de relativiser: “vous allez encore dire que je menace, non, ce n’est pas une menace“.

Abordant la question des réformes, l’ancien ministre de l’administration territoriale a voulu lever l’équivoque : “La feuille de route n’a jamais dit qu’il faut faire les réformes avant les élections législatives”, ajoutant que les chefs d’Etat de la CEDEAO, en invitant la classe politique togolaise à privilégier la voie référendaire, étaient conscients que les réformes (par voie référendaire) n’étaient pas faisables en même temps que les législatives.

Quid du débat entourant la proposition de l’avant-projet de réforme constitutionnelle d’Alioune Badara Fall? “La désignation d’un expert constitutionnaliste n’a pas été prévue par la feuille de route de la CEDEAO, explique Gilbert Bawara. C’est la Commission de la CEDEAO, qui exécute généralement les recommandations de la Conférence des chefs d’État et de Gouvernement, qui a décidé, à titre d’appui technique et d’accompagnement du gouvernement et des acteurs politiques, de commettre un expert pour nous proposer un texte. […] Et même lorsqu’un État signe une convention, le gouvernement a la latitude d’apporter des amendements avant la ratification par les députés qui gardent eux aussi leur liberté d’amendement”

Le 22 décembre, il y aura le Sommet des chefs d’État et de gouvernement de la CEDEAO. La Conférence appréciera le comportement et l’attitude des uns et des autres, les actes et les mesures qui ont été engagés dans le sens du respect de la mise en œuvre de la feuille de route de la CEDEAO”, conclut le ministre Bawara

 

Togo/Réformes politiques : La CEDEAO tient au texte proposé par son expert

La Commission de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) continue de suivre de près l’évolution de la situation politique togolaise, notamment en ce qui concerne l’avant-projet de loi modifiant certains articles de la Constitution togolaise. Elle l’a signifié ce mercredi à la Coalition des 14.

Le texte proposé par le professeur Badara Fall porte sur les articles 59, 60 et 100 de la Constitution du 14 Octobre 1992 conformément aux recommandations de la feuille de route de la CEDEAO. Lequel texte a été transmis ce jour à la C14 mais avec une version “légèrement modifiée” selon un communiqué du regroupement dirigé par Brigitte Kafui Adjamagbo-Johnson.

La référence au nombre d’électeurs inscrits pour le calcul de la majorité absolue au premier tour a été retirée pour ne retenir que les suffrages exprimés“, souligne la C14 qui considère que “cette modification ne remet nullement en cause le rétablissement du mode de scrutin uninominal majoritaire à deux tours pour l’élection du Président de la République“.

Le communiqué ajoute que la CEDEAO a clairement notifié à la Coalition son soutien à cette modification qui « vise à rendre cet article conforme à la règle et à la pratique dans les pays de notre sous-région ».

Rassurée, l’Opposition coalisée dit prendre acte de la nouvelle mouture de l’avant-projet et souhaite que, “dans un esprit de compromis et de consensus, le projet de loi à soumettre à l’adoption  de l’Assemblée nationale reflète fidèlement la lettre et l’esprit de l’avant-projet de la CEDEAO“.

Exprimant leur gratitude à l’organisation sous régionale en l’occurence aux deux facilitateurs “pour tous les efforts qu’ils ne
cessent de déployer en vue d’une résolution pacifique de la grave crise sociopolitique qui mine le Togo”, Adjamagbo-Johnson et les siens remercient par ailleurs toutes les Togolaises et tous les Togolais pour “leur
confiance et leur détermination“.

 

Togo: La CEDEAO condamne toute forme de violence à l’étape actuelle de la crise

Dans un communiqué en date du lundi 26 novembre 2018, la CEDEAO dit être informée de la diffusion des “écrits et des propos pour appeler à des initiatives susceptibles de créer le désordre et de susciter la violence au Togo“. Des messages que l’organisation sous régionale considère comme étant de “nature à compromettre les efforts qui sont en cours pour mettre fin à la à la situation difficile que connaît le pays“.

Par conséquent, elle renvoie les parties prenantes de la crise togolaise à la Feuille de route du 31 juillet qui, en ses articles 39 et 40, a condamné tout recours à la violence, conformément à “l’esprit et la lettre du Protocole de la CEDEAO relatif au Mécanisme de prévention, de gestion, de règlement de conflits, de maintien de la paix et de la sécurité, ainsi que son Protocole additionnel sur la démocratie et la bonne gouvernance“.

Le communiqué de la CEDEAO désapprouve donc ces écrits et propos qui, selon elle, “vont à l’encontre du souci d’apaisement” si cher à la Facilitation entreprise par les chefs d’Etat.

Par ailleurs, la CEDEAO se montre plus ferme en lançant un appel “pressant à toutes les parties prenantes à la crise pour qu’elles s’abstiennent de recourir à la violence et s’inscrivent résolument dans la voie du dialogue et de la concertation“.

Réaffirmant leur détermination à “tout mettre en oeuvre en vue de l’application de la feuille de route du 31 juillet 2018“, la CEDEAO espère pouvoir compter sur la collaboration de la société civile et des médias en vue d’une résolution pacifique de la crise actuelle.

Les élections législatives sont prévues pour se dérouler le 20 décembre selon la feuille de route de la CEDEAO. L’opposition coalisée a appelé au boycott des opérations de recensement électoral. Elle entend employer “tous les moyens” pour empêcher la tenue de ces élections qu’elle considère comme frauduleuses. Une série de manifestations est même prévue à partir de ce jeudi 29 novembre. Le ministre de la Sécurité, Damehame Yark, a prévenu ceux qui tenteront d’empêcher la tenue de ces scrutins, déclarant qu’il n’y aura pas de pardon pour « ceux qui se mettraient au travers de ces élections ».

Togo: Après le recensement, le MCD exige la révision du chronogramme des élections

Après son dernier communiqué qui a suscité une vague de réactions au sein de la Coalition des 14 partis de l’opposition dont il est membre, le Mouvement Citoyen pour la Démocratie (MCD) fait une nouvelle sortie. Alors qu’on croyait qu’il était dans une logique participationniste, le parti de Mouhamed Tchassona-Traoré exige plutôt du gouvernement, la révision du chronogramme électoral en vue d’obtenir un fichier électoral dépourvu de tout germe conflictogène.

Dans un nouveau communiqué de presse rendu public ce lundi, le Mouvement Citoyen pour la Démocratie “se réjouit de ce que son appel du 14 novembre invitant les populations à saisir cette occasion à titre conservatoire, a été suivi“.

L’étape de la session de rattrapage des opérations de recensement étant passée, Tchassona Traoré et son parti s’attaquent désormais à un autre aspect du processus électoral en cours: le chronogramme des élections. “A présent, le MCD demande au gouvernement de revoir le chronogramme des élections législatives pour permettre à la CENI recomposée et aux experts de la CEDEAO de proposer aux Togolais un fichier électoral acceptable justifiant la convocation d’un corps électoral connu“, peut-on lire dans le document.

A cela s’ajoutent la libération des personnes arrêtées dans le cadre des manifestations politiques et la levée de l’état de siège dans les villes de Mango, Bafilo et Sokodé; ce qui constitue  “le minimum indispensable pour une élection crédible et apaisée“, aux yeux du MCD qui renouvelle par ailleurs son appel à la Communauté internationale, la CEDEAO en particulier, à “continuer à appuyer le Togo dans la quête de solution à la crise actuelle afin que les prochaines élections législatives puissent véritablement combler les attentes de la communauté nationale et internationale“.

Le 14 novembre dernier, le MCD, parti membre de la C14, avait appelé les Togolais à saisir ce qui apparaissait comme la dernière chance donnée par la CENI qui avait prorogé de trois jours, les opérations de recensement électoral. Une sortie qui a provoqué le courroux de la Coalition qui a promis des “sanctions appropriées” au parti de Tchassona Traoré.

Togo: Le MCD et la stratégie du recensement électoral à titre conservatoire

Dans un communiqué de presse ce mercredi, le parti de Me Mouhamed Tchassona Traoré appelle “ses militants ainsi que l’ensemble de la population togolaise à aller se faire recenser à titre conservatoire aux dates et lieux indiqués par la CENI“. Une démarche plutôt surprenante pour un parti membre de la Coalition des 14 partis de l’opposition. Le MCD justifie son choix par la position de la CEDEAO et du Groupe des 5 qui, en plus d’appeler la classe politique togolaise à jouer, chacun en ce qui le concerne, sa partition pour une sortie de crise, s’engagent à accompagner le Togo vers la réussite des prochaines élections.

Ces appels de l’organisation sous régionale et des chancelleries occidentales sont assortis de leur engagement à accompagner le Togo vers des élections crédibles. Le MCD prend donc au mot la CEDEAO et le G5 non seulement pour cet engagement devant l’histoire mais aussi pour leur appel au gouvernement togolais de libérer toutes les personnes détenues dans le cadre des manifestations politiques“, souligne le communiqué.

Par ailleurs, le parti demande au gouvernement togolais de “s’approprier, dans leur forme et teneur, les communiqués de la CEDEAO et du G5 pour faire cesser toutes sortes de violence et l’exhorte à lever  l’état de siège de fait imposé dans les villes de Sokodé, Bafilo et Mango“.

Pour finir, Me Tchassona Traoré et les liens invitent le gouvernement à “libérer, dans les meilleurs délais, toutes les personnes arrêtées dans le cadre des manifestations politiques et qui sont encore détenues dans les prisons togolaises“.