Crise au sein du CAR: Et si l’objectif d’Awoudi était de se faire exclure ?

Selon une source proche du CAR, la décision d’exclure Kodjo Awoudi du parti a été prise de façon cavaliere. En effet, le sieur Awoudi, à en croire notre interlocuteur, a été écouté par un Conseil de discipline, composé des membres du premier cercle du Bélier Noir de Kouvé, et présidé par le médecin personnel de celui-ci. Les ténors du parti comme Awuku Nador et Jean Kissi n’y ont pas été associés du fait de leur hostilité affichée depuis la prise de cette décision par le Conseil du parti.

Après son audition, le conseil de discipline aurait invité Kodjo Awoudi à “sauver la face du parti en démissionnant au moins après le scrutin” du 22 février. Proposition que l’intéressé aurait déclinée sa position en rappelant “le manque de considération de la part de Me Agboyibo” qui n’a pas daigné souffler un seul mot par rapport à la décision de retrait d’Awoudi de la CENI, avec qui il avait pourtant eu un entretien la veille du Conseil national.

L’indignation du commissaire de la CENI a été d’autant plus grande que c’est sur les réseaux sociaux qu’il a appris la décision de son retrait de la CENI avant même l’annonce officielle par le Conseil national auquel il prenait également part.

Selon certains jeunes cadres du parti acquis à la cause d’Awoudi, ce dernier pense qu’il est grand temps que le CAR fonctionne “comme un parti où la concertation est le principe et non l’exception”.

À y voir de plus près, ce dossier Awoudi reflète les dissensions qui s’expriment depuis plusieurs mois au sein du CAR. D’un côté, le courant conservateur tenu par les frères géo-ethniques du Bélier noir. De l’autre, le courant réformateur avec des figures comme Awuku Nador et Jean Kissi. Au milieu de ces deux camps qui s’affrontent, se trouve un courant de jeunes refondateurs issus essentiellement du vivier du MEET et incarné par Awoudi et le jeune Honoré.

Il se rapporte d’ailleurs que depuis le dernier Conseil national du parti, les jeunes ont pris contrôle de la plateforme WhatsApp du CAR dont ils ont viré les principaux cadres du parti. Désormais le CAR dispose de deux plateformes WhatsApp. Dans ces conditions, il est difficile de contrôler les jeunes du CAR dont la majorité incite Awoudi à poursuivre le bras de fer pour que le parti accorde désormais plus de respect à sa jeunesse et respecte ses avis.

Depuis le début de cette affaire, contrairement aux cadres du parti qui montent au créneau et communiquent par plusieurs canaux, le commissaire Awoudi semble avoir fait vœu de silence et refuse de répondre à toutes les interpellations même venant de la presse. Alors qu’il était, on s’en souvient, très actif et loquace lors de crise entre Dodji Apévon et Yawovi Agboyibo il y a quelques années.

À l’analyse, il est évident qu’à travers ce dossier de la CENI, se joue plutôt une rude bataille ayant pour objectif de forcer Agboyibo à rendre le tablier et à retirer la gouvernance du parti à ses frères géo-ethniques.

D’anciens membres du MEET considèreraient que, dans le contexte actuel où le pays présente des signes évidents d’un retour au parti unique de fait, il urge de refonder la classe politique de l’opposition et d’en prendre le contrôle en douceur pour rénover la méthode de combat. C’est d’ailleurs la mise en œuvre de ce plan qui a permis de faire passer l’ancien président du MEET au détriment de Yao Daté que le Bélier noir avait encouragé à présenter sa candidature à la CENI sous le couvert d’une organisation de la société civile.

Certains observateurs voient dans l’attitude de Kodjo Awoudi un combat qui vise à redonner le pouvoir à la jeunesse du CAR contonnée dans les seconds rôles qui durent depuis trop longtemps.

Avec la menace qui pointe à l’horizon et le risque de se voir ravir les manettes du parti les pro-Agboyibo jouent la carte de la prudence. Tout en accélérant les choses, ils veulent désormais se montrer précautionneux pour ne pas répéter les mêmes erreurs que le Conseil national. Une décision d’exclusion du CAR aurait été envoyée à Awoudi qui a jusqu’au 10 mars 2020 pour faire recours.

Mais la crainte du Bélier noir est de voir Awoudi partir avec la jeunesse du parti qu’il a fondé au début des années 90, pour la création d’un mouvement politique en gestation depuis 2018 et qui devrait externaliser au plan politique la méthode estudiantine revisitée.

La présidentielle du 22 février 2020 risque de donner lieu à des révolutions de générations au sein de l’opposition. Reste à savoir qui sera gagnant ou perdant dans cette guerre semi-froide au sein du CAR. Une chose est désormais certaine : l’autorité de l’ancien premier ministre est contestée par ses héritiers. A l’issue du Conseil national Awuku Nador a également refusé de rendre le tablier de porte-parole qui lui a été retiré par le président du CAR. Qu’en sera-t-il de ces militants du CAR qui sont restés membres des CELI? Quid des militants qui étaient dans les bureaux de vote le 22 février dernier? A priori, tous ceux là semblent récuser la décision du Conseil national.

Ce n’est pas un tournant, encore moins la garantie d’un succès en fin de course, mais les néo-partis politiques togolais pourraient voir en cette turbulence que traverse le CAR, le signe que les lignes bougent et que les dinosaures de l’opposition des années 90 sont en fin de parcours.

Ambroise DAGNON

Togo | Présidentielle 2020: La Cour constitutionnelle à l’épreuve de sa crédibilité

Le motif du rejet du dossier de candidature de Dr Jean Emmanuel Gnagnon ainsi que d’autres candidats qui ont préféré en prendre acte, est difficilement recevable. En effet, l’autorité électorale justifie sa décision par le “non versement du cautionnement” fixé à 20.000.000 de FCFA.

Ce qu’il y avait de plus simple à faire pour les candidats concernés, c’était de payer le montant exigé pour être quittes. Prof Komi Wolou, candidat du Pacte socialiste pour le renouveau (PSR) l’a compris et a sauvé de justesse sa candidature.

Cependant, si pour certains, elle a permis d’évincer des candidats “plaisantins” et des “commerçants politiques”, la démarche de la CENI paraît pour le moins incompréhensible. En effet, lorsqu’un étudiant par exemple veut s’inscrire dans une université, il fournit d’abord son dossier qui est étudié par l’établissement ; et ce n’est qu’après validation du dossier que l’intéressé est appelé à verser les frais d’inscription. C’est une règle générale et universelle. Et c’est la même pratique en matière électorale au Togo jusqu’à cette année où la CENI change le principe.

S’agit-il d’une violation de l’esprit de la loi électorale ainsi que le dénonce Jean Emmanuel Gnagnon ? Tchambakou Ayassor est-il en droit d’invalider les dossiers qui ne comportaient pas de récépissé de versement des 20.000.000 FCFA au Trésor public ? Y a-t-il possibilité pour les dossiers concernés de se régulariser pour être acceptés par la CENI? Le verdict de Cour constitutionnelle renseignera plus ou moins sur sa crédibilité quant à l’issue du premier tour de l’élection prévu le 22 février.

Ambroise DAGNON

Togo: Jean Emmanuel Gnagnon, un rêve brisé?

“La CENI a refusé d’enregistrer notre candidature au motif que le dossier est incomplet et qu’il manquerait le récépissé justifiant le versement du cautionnement du montant de vingt millions de FCFA prescrit par les dispositions de l’article 155 du code électoral”, écrit Dr Jean Emmanuel Gnagnon dans une réaction à chaud sur sa page Facebook.

Le candidat déclaré de ‘Restauration Togo’ accuse la CENI d’avoir violé l’esprit de la loi électorale en ce sens que les cas pratiques et la jurisprudence au Togo veulent que c’est après validation des dossiers par l’autorité électorale que “les candidats retenus passent au Trésor public pour s’acquitter du montant”.

Le jeune enseignant de Lettres pour qui cette situation viole la loi et rompt l’égalité “entre les candidats”, entend se pourvoir devant la cour constitutionnelle pour plaider sa cause. Il se dit “serein et compte sur l’impartialité de la cour constitutionnelle à cet effet”.

C’est en novembre 2016 que Jean Emmanuel Gnagnon a été révélé au grand public à l’occasion de la création des Forces Démocratiques pour la République (FDR), un parti fondé par Paul Dodji Apevon qui venait de quitter le Comité d’action pour le renouveau (CAR) dont il était le président jusqu’à la rupture avec son mentor Yawovi Agboyibo. Dr Gnagnon se voit confier le poste stratégique de commissaire chargé de la communication des FDR.

En juin 2019, il est élu conseiller municipal, adjoint au maire dans les Lacs. À la surprise générale, il annonce son départ des FDR pour une “nouvelle mission”, certainement celle de devenir président de la république du Togo tant son assurance d’être élu le 22 février a suscité beaucoup d’admirateurs mais aussi de pourfendeurs.

Rêve définitivement brisé pour Jean Emmanuel Gnagnon du moins pour cette année 2020? L’ancien poulain de Me Apevon se dit confiant en la cour d’Aboudou Assouma.

Ambroise DAGNON

Togo | Présidentielle 2020: Dix dossiers retenus en attendant

L’autorité électorale annonce avoir enregistré au total dix dossiers de candidatures “provenant des partis politiques, des regroupements de partis politiques et des candidats indépendants”.

La CENI se félicite du bon déroulement de cette phase de sa mission et annonce qu’elle procédera, “en application des dispositions de l’article 154 du Code électoral, à l’examen préliminaire de l’ensemble des dossiers enregistrés, qui seront transmis au ministère de l’Administration territoriale” pour la suite du processus.

Plusieurs dossiers n’ont pas été acceptés par la CENI pour défaut de versement du cautionnement fixé à 20.000.000 FCFA.

Voici les 10 candidatures enregistrées par la CENI

1- Jean Pierre Fabre (ANC )

2- William Georges Kouessan (Santé du Peuple )

3- Agbéyomé kodjo (MPDD)

4- Kodjovi Thon (Nouvelle Vision, indépendant )

5- Komi Wolou (PSR)

6- Innocent Kagbara (PDP)

7- Mouhamed Tchassona Traore (MCD)

8- Faure Gnassingbé (UNIR)

9- Aimé Gogue (ADDI)

10- Afiwa Kpetikloe (Les Progrès, indépendant)

Présidentielle 2020: Seuls 348 Togolais de la diaspora voteront

La Commission électorale nationale indépendante (CENI) a rencontré la presse lundi après-midi pour faire le point sur l’évolution du processus électoral en cours.

Faisant le bilan des activités menées jusqu’ici par son institution, le président de la CENI, Tchambakou Ayassor, a estimé à 6800, le nombre d’agents déployés dont les membres des Commissions électorales locales indépendantes (CELI) qui sont au nombre de 46 dont une par préfecture et 7 dans le Golfe.

La CENI a formé 6530 opérateurs de saisie (OPS) pour couvrir les 2596 centres de vote ouverts sur l’ensemble du territoire. 3015 kits sont déployés.

Selon le président de l’organe de gestion des élections, la dernière révision des listes électorales a permis d’enrôler 212.190 électeurs au plan national. Quant à la diaspora, seuls 348 compatriotes ont pu être enregistrés dans les six pays à savoir les USA, la France, le Gabon, la RDC, le Nigéria, le Maroc, où au moins 300 Togolais ont une carte consulaire, condition sine qua non à l’ouverture d’une Commission électorale des ambassades indépendantes (CEAI).

Pour l’heure, le fichier électoral national provisoire est estimé à trois millions six cent cinquante (3.650.000) électeurs.

Présidentielle 2020: Affichage des listes provisoires à partir de vendredi

Dans un communiqué publié mercredi soir, le président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) porte à la connaissance des partis politiques, des populations et de toutes les parties prenantes au processus électoral que “le traitement des données issues de la révision des listes électorales du 29 novembre au 02 décembre 2019 est en cours en vue de générer les listes électorales définitives”.

“Dans cette perspective, les listes électorales provisoires seront affichées à compter du vendredi 20 décembre 2019 dans tous les Centres de recensement et vote (CRV) relevant de chaque CELI, pour consultation’, précise le communiqué.

Tchambakou Ayassor invite à cet effet “les électrices et les électeurs à se mobiliser et se tenir prêts pour se rendre dans leur CRV de rattachement en vue de constater leur inscription effective sur les listes électorales provisoires, entamer la procédure de réclamation auprès des CELI de leur localité au cas où ils ne trouveraient pas leurs noms sur les listes provisoires affichées”.

Il leur est par ailleurs demandé de signaler “les cas d’électeurs indûment inscrits sur les listes ou indûment radiés”. Les électeurs pourront également demander “l’inscription sur les listes électorales des personnes régulièrement inscrites lors du recensement de 2018 et des révisions des listes de 2019, mais omises sur les listes provisoires affichées et signaler tout cas de décès, en vue de la radiation des électeurs décédés en apportant les preuves requises (déclaration de décès, autorisation d’inhumer, témoignage de proches parents, faire-part)”.

“Le Président de la CENI compte sur la mobilisation effective des électrices et des électeurs, le sens de responsabilité des partis politiques et le civisme des populations pour le succès de cette opération, gage de la qualité du fichier électoral devant servir pour l’élection présidentielle de 2020”, conclut le document.

Révision des listes électorales : Une dernière chance aux retardataires

Les opérations d’enrôlement des électeurs sont repoussées jusqu’à demain lundi 2 novembre, si l’on en croit un communiqué de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) rendu public ce dimanche.

La CENI entend ainsi permettre “aux citoyens qui n’auraient pas pu se faire enrôler” durant les trois jours de révision des listes électorales, de le faire ce lundi de 07h à 16h dans les CRV sur l’ensemble du territoire.

Une dernière chance donc aux retardataires pour se rattraper en vue de l’élection présidentielle de 2020 et pour laquelle, contrairement aux législatives de décembre 2018, l’opposition appelle la population à se mobiliser massivement.

Du côté de la société civile, le Collectif des associations contre l’impunité au Togo (CENI) plaide pour l’arrêt du processus électoral et l’ouverture d’un dialogue en vue de régler les questions qui divisent encore notamment la recomposition de la CENI et de la Cour constitutionnelle.

Le ministre Gilbert Bawara ferme la porte et invite plutôt les différents acteurs à œuvrer au bon déroulement du processus qui, assure-t-il, est déjà en marche et ne peut donc plus s’arrêter.

Elikem D.

Togo: Les médias, outil indispensable pour une élection présidentielle apaisée en 2020

Des journalistes et responsables des médias privés togolais ont été outillés sur leur rôle et responsabilité pour une élection présidentielle apaisée en 2020.
C’était au cours d’un atelier de formation organisé mercredi à Lomé par la Commission nationale indépendante (CENI) en collaboration avec la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication(HAAC).

Deux communications ont permis d’édifier les hommes de médias sur la tâche qui les attend avant, pendant et après l’échéance électorale de 2020. Il s’agit des enjeux et défis de la présidentielle de 2020 et le rôle et responsabilité des médias dans le processus de la présidentielle.

Selon Jean Claude Homawo,cice-président de la CENI, cette rencontre est une occasion pour rappeler aux médias la sensibilité des messages qu’ils publient ou diffusent. «Diffusez des informations justes et objectives. Nous serons toujours à votre disposition pour vous donner les informations dont vous aurez besoin», a t’il martelé.

Jean Claude Homawo a terminé en invitant les journalistes à aider les populations à mieux comprendre et participer citoyennement au processus électoral.
Cette mission qui attend les journalistes s’inscrit dans le cadre de l’élection présidentielle de 2020 prévue du 19 février au 5 mars.

Pour Kasséré Pierre Sabi, membre de la HAAC, « compte tenu de l’enjeu que revêt l’élection présidentielle de 2020 au Togo, il urge que les journalistes sachent qu’il pèse sur leurs épaules une double mission : d’abord en tant que partie prenante au processus, véhiculant le message des candidats ; ensuite le rôle de pacificateur »

Khaled Bonfoh

Togo- Présidentielle 2020 : La CENI invite les OPS à se signaler avant le 5 octobre

La Commission électorale nationale indépendante (CENI) envisage déjà d’organiser une révision des listes électorales. Dans cette optique, elle invite les opérateurs de saisie (OPS) à se signaler.

Dans un communiqué rendu public vendredi, le président de la CENI porte à la connaissance des OPS, des formateurs et des agents techniques ayant participé à l’opération de recensement électoral en 2018 et à la révision des listes électorales en 2019 et qui sont disponibles à travailler avec la CENI au cours de la prochaine révision des listes électorales prévue pour se tenir au dernier trimestre de 2019, qu’ils peuvent confirmer leur disponibilité sur le site de l’Agence Nationale Pour l’Emploi (ANPE) : www.anpetogo.org à compter du 28 septembre 2019.

La note de la CENI précise que « les OPS qui ne confirmeront pas leur disponibilité au plus tard le 05 octobre 2019 ne seront pas pris en compte et aucune réclamation ne sera acceptée après cette date quelle que soit la raison évoquée ».

La CENI ajoute par ailleurs que « les OPS qui auront confirmé leur disponibilité suivront une formation à l’issue de laquelle, un test sera organisé en vue de sélectionner les meilleurs pour la révision des listes électorales ».

 

Togo: La CENI s’active pour les municipales partielles du 15 août

Des électeurs togolais retourneront aux urnes le 15 août prochain dans cinq communes du pays. La Commission électorale nationale indépendante (CENI) est déjà à pied-d’oeuvre pour la réussite de ces élections municipales partielles.

Face à  la presse vendredi, la CENI a confirmé le démarrage effectif du processus de recyclage des agents électoraux par les commissions électorales independantes (CELI).

Cette opération de recyclage va se dérouler sous la supervision et l’appui de la CENI“, a déclaré Tchambakou Ayassor, président de la Ceni.

Cinq (5) communes sont concernées par ces élections partielles des conseillers municipaux. Il s’agit de l’Avé 2, Bassar 4, Oti 1, Wawa1 et Zio 4.

Pour  Tchambakou Ayassor, la tenue effective des consultations électorales dans ces cinq communes va permettre au Togo de maintenir le cap de l’ancrage de la démocratie locale amorcée le 30 juin dernier avec l’élection de la majorité des conseillers municipaux.

Au total, vingt-quatre (24) listes seront retenues par la Cour suprême pour obtenir à l’issue du scrutin, 63 conseillers municipaux.

Le président de la Ceni a par ailleurs indiqué qu’il compte sur le civisme et le sens de responsabilité de l’ensemble des parties prenantes à ces élections.

Je vous exhorte à prohiber tout acte en contradiction avec les dispositions du code électoral et pouvant par conséquent affecter ou entacher la crédibilité et la sérénité dans la conduite des opérations électorales en toutes ses phases“, a t’il ajouté.

La campagne électorale va démarrer le 30 juillet 2019 pour prendre fin le 13 août 2019 à 23h 59.

Khaled Bonfoh