Culture : Grand Bassam accueille la 5e édition du FIAT en octobre

La ville de Grand Bassam (Côte d’Ivoire) accueille du 18 au 20 octobre prochain, la 5e édition du Festival de la Fraternité (FIAT). « Le choix de la ville de Grand-Bassam n’est pas fait au hasard. Grand-Bassam est la première capitale de la Côte d’Ivoire, c’est une ville balnéaire très visitée par la population cosmopolite abidjanaise le week-end, et se présente à ce titre comme un cadre idéal pour la production d’un festival. Mais le choix est aussi historique, parce qu’un tournant très important de l’histoire du Burkina a été écrit ici à Grand Bassam », a confié le promoteur du festival, Pascal Dimzouré à Diaspo24.info.

S’en suivra la traditionnelle caravane du FIAT qui sillonnera, du 21 au 27 octobre 2019, les villes ivoiriennes de Vavoua, Daloa, Zoukougbeu, Duekoué, Soubré, Méagui, San Pedro avec des messages sur le thème du FRAT 5 « la culture comme vecteur de cohésion sociale ».

Une trentaine d’artistes sont attendus à ce rendez-vous qui se veut un canal de promotion de la vie culturelle des communautés burkinabè et ivoirienne.

La participation au FRAT est libre et gratuite. Pascal Dimzouré et son équipe promettent des merveilles aux participants à cette 5e édition.

Dj Arafat, la star du coupé-décalé, est décédé!

Victime d’un accident de moto dans la nuit du dimanche 11 au lundi 12 août à Abidjan, l’artiste ivoirien Ange Didier Huon – alias DJ Arafat – est mort des suites de ses blessures dans une clinique d’Abidjan, selon plusieurs sources officielles ivoiriennes, dont Maurice Bandaman, le ministre ivoirien de la Culture.

La star du « coupé-décalé » est décédée lundi 12 août à la Polyclinique des Deux Plateaux, à Abidjan. L’artiste est mort des suites de ses blessures après un grave accident de la route, survenu dans la nuit de dimanche à lundi. Sa moto a percuté une voiture conduite par une journaliste de Radio Côte d’Ivoire. Le chanteur, inconscient, a été rapidement pris en charge et admis en soins intensifs. Il n’a malheureusement pas survécu.

« Il a été admis aux urgences dans un état végétatif. Il avait notamment une fracture du crâne et un œdème », a confié à Jeune Afrique un médecin de l’établissement, sous couvert d’anonymat. Les équipes soignantes ont tenté de le réanimer, « en vain ».

Deux ministres du gouvernement ivoirien, qui se sont rendus au chevet de l’artiste, ont confirmé le décès à Jeune Afrique, de même qu’un haut fonctionnaire en poste à Abidjan. « Je suis à la clinique où DJ Arafat a été admis. Je peux vous confirmer que l’artiste est décédé. Je suis avec le ministre d’État Hamed Bakayoko, pour nous organiser avec la famille », a déclaré Maurice Bandaman, ministre ivoirien de la Culture et de la Francophonie.

L’information a par ailleurs été confirmée sur les antennes de la RTI, la chaîne publique ivoirienne, dans son journal de 13h.

Source: Jeune Afrique

Gestion du bassin de la Volta: De nouveaux textes en cours de validation à Lomé

Après 13 ans d’existence de l’Autorité du Bassin de la Volta (ABV), spécialistes et experts en ressources humaines, comptabilité, finances et procédures administratives venant des 6 pays à savoir, le Bénin, le Burkina-Faso, la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Mali et le Togo se réunissent  à Lomé depuis le 30 juillet 2019 pour l’actualisation de leurs textes organiques.

Les ressources humaines, les procédures administratives, comptables et finances, les conclusions de la 4ème réunion du comité de pilotage du projet VSIP de l’autorité, sont autant de préoccupations prises  en compte par les nouveaux textes de réglementation que contiennent les documents soumis à validation en vue de maximiser ses ressources en faveur d’une gestion efficiente.

A terme d’évaluation à travers des rapports, ces documents seront soumis à l’appréciation et à d’éventuels amendements des experts au cours d’un atelier qui regroupe les 6 Etats traversés par la Volta. « Nous sommes à Lomé pour triturer les aménagements proposés, par le biais de ces nouveaux textes fondamentaux de l’ABV, face aux conditions actuelles, il nous faut ces textes pour cadrer tous ces domaines de gouvernances afin de pouvoir maximiser nos ressources dans une coexistence pacifique des Etats », a expliqué Robert Dessouassi, Directeur Exécutif de l’ABV.

Cinq documents ont été essentiellement développés à savoir, un manuel de gestion des ressources humaines, un système d’évaluation de la performance du personnel, un nouveau système de rémunération pour l’ABV, un réglementent intérieur et un manuel de procédures administratives. Ledit atelier prend fin ce jeudi 1er août 2019.

Kahled Bonfoh

Côte d’Ivoire : L’ambassade des USA soutient la formation des directeurs de communication des ministères

Une cinquantaine de directeurs de communication des ministères et d’institutions de l’Etat ivoirien apprennent à mieux communiquer. Depuis hier jeudi, ils sont en séminaire de formation à Ivotel Plateau à Abidjan. Deux jours de partage d’expériences et de renforcement des capacités afin de dire efficacement aux populations ce qu’elles doivent savoir sur les programmes étatiques.

Initié par le ministère ivoirien de la Communication et des Médias en partenariat avec l’Ambassade des Etats Unis d’Amérique, ce séminaire se donne le défi d’outiller les directeurs de communication afin qu’ils puissent communiquer efficacement, pour mieux informer les populations sur les programmes étatiques et susciter leur adhésion. « Nous vivons dans un monde globalisé caractérisé par l’ouverture des frontières et le partage des valeurs. L’avènement de l’internet et des réseaux sociaux constitue le conducteur de cette révolution (…) que nous avons l’obligation d’intégrer dans nos modes de gouvernance », a indiqué le ministre de la Communication et des Médias, Sidi Tiémoko Touré, à l’ouverture des travaux jeudi.

Le défi pour l’Ambassade des Etats Unis, en soutenant cette initiative, est de contribuer à faire barrage aux ‘infox’ diffusées sur l’internet. Ce qui exige des patrons de la communication une adaptation au « nouveau monde » en devenant plus agiles et proactifs.

Les participants ont beaucoup échangé lors des travaux avec des ateliers de renforcement de leurs capacités en matière de gestion, de diffusion et d’interaction de l’information gouvernementale et institutionnelle. Une plateforme des communicants pour mieux coordonner le travail entre les différents services de communication est prévue à terme.

Pascal DIMZORE

 

Côte d’Ivoire : le doute plane toujours sur les intentions de Ouattara pour 2020

Alassane Ouattara ne sera pas candidat en 2020. Si le président ivoirien l’a déjà dit lui-même à plusieurs reprises, un récent entretien sur France 24 incline à remettre en cause cette promesse surtout quand on sait ce que vaut la parole politique en Afrique. Mais le ministre ivoirien des Affaires présidentielles, Birahima Ouattara, a indiqué que son président de frère aîné n’envisage pas de briguer un 3eme mandat.

« Mon frère est fatigué. Il n’est nullement concerné par un 3eme mandat. Cette affaire de 3eme mandat, ce sont des rumeurs. En 2020, il passera la main », a confié Birahima Ouattara  à des proches, selon le journal ivoirien Le Temps.

«En politique, on ne dit jamais jamais. Mais attendez 2020, vous connaîtrez ma réponse en ce moment-là». Cette réponse du président ivoirien lors d’un entretien sur France 24 laisse planer des doutes sur ses réelles intentions pour la présidentielle de 2020. Même si avant cette phrase, Alassane Ouattara avait clairement affirmé « a priori, je ne le ferai pas (3eme mandat, ndlr),» les Ivoiriens se posent toujours la question de savoir si oui ou non le successeur de Laurent Gbagbo respectera la constitution qui limite à deux les mandats présidentiels. L’inquiétude des opposants au président Ouattara tient surtout de la crise au sein de la coalition au pouvoir.

En effet, après la dernière révision constitutionnelle,  une crise sourde a éclaté au sommet de l’Etat ivoirien. Le président de l’Assemblée nationale, Guillaume Soro, numéro 2 de l’exécutif jusqu’aux élections législatives, est relégué à la quatrième place, derrière le Premier ministre et le président du Sénat. Une nouvelle configuration qui apparaît comme un pied de nez à l’ancien patron des rebelles ivoiriens, soutien d’Alassane Ouattara. Dès lors, des mutineries ont éclaté à plusieurs, avec à la clé des revendications qui ont fait plier le gouvernement ivoirien. Beaucoup y voyaient la main de Guillaume Soro, perçu comme potentiel dauphin de M. Ouattara. On ne passera pas sous silence les dissidences au sein du Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (Rhdp) lors des législatives de 2016.

Cette “confidence” du frère cadet du président ivoirien suffit-t-elle à rassurer les détracteurs de l’ancien Premier ministre de Félix Houphouët-Boigny?

Finance: Lomé abrite un séminaire régional sur les logiciels de gestion bancaire

La réglementation des banques est une tâche extrêmement compliquée. Une situation qui devient encore plus complexe avec les nouveaux textes de la Bcéao adoptés il y a quatre ans et qui bouleversent complètement le mode de fonctionnement des banques au plan réglementaire, c’est-à-dire la façon de rendre certains résultats à la banque centrale, à savoir le passage aux normes Bâle 2. Durant trois ans, une vingtaine d’ingénieurs de Cergi SA a travaillé d’arrache-pied sur ces nouvelles réglementations. C’est donc pour restituer les résultats de ce travail de longue haleine que le présent séminaire a été initié.

Cette rencontre vient à point nommé pour les établissements financiers et bancaires, selon le PDG de Cergi SA. “Les banques qui sont nos clients attendent beaucoup de nous. Vendredi prochain, on doit restituer des documents électroniques, une centaine de rapports établissements tous aussi compliqués les uns que les autres à la banque centrale. Et aucune banque ne peut trouver l’excuse de ne pas l’avoir fait. Ce sont nos clients qui ne l’ont pas encore fait que nous réunissons aujourd’hui pour les aider à sortir ces documents“, a indiqué Yao Dodzi Dogbo.

En quoi va donc consister le fond les activités de ce séminaire? La dizaine de banques présentes est arrivée à Lomé chacune avec sa base de données, c’est-à-dire l’ensemble de sa structure informatique. Et c’est sur ces bases de données que “Cergi Banking Services déploiera ses programmes qui vont tourner des heures durant pour extraire les données réglementaires à restituer.

Crée en 1991 à l’initiative du Togolais Yao Dodzi Dogbo, Cergi Afrique Sarl est devenue en 2003 Cergi Banking Services SA dont est issue Cergi SA créee en 2015. Elle apporte des solutions logicielles développées par elle-même et qui sont exploitées aujourd’hui par des institutions financières dans l’espace Uémoa mais aussi dans la zone Cémac (Communauté économique et monétaire des Etats de l’Afrique centrale).

Sécurité: Abidjan abrite depuis mardi un séminaire sur le terrorisme maritime

Organisé par l’institut de sécurité maritime inter régionale (Ismi) avec l’appui du gouvernement français, le séminaire réunit dans la capitale économique ivoirienne des experts et des cadres civils et militaires tous issus des administrations et des services en charge des missions de lutte contre le terrorisme, des forces armées et de la sécurité, des auditeurs et des intervenants des pays d’Afrique de l’ouest et de l’Afrique centrale, du golfe d’Aden, de France et des Etats unis autour de la conception des moyens pour lutter efficacement contre le terrorisme maritime dans le golfe de Guinée.

« Avant le 11 septembre, on ne savait pas qu’on pouvait prendre des avions pour percuter une tour. Et aujourd’hui c’est le terrorisme maritime qui inquiète les quelques 260 millions de personnes vivant dans le golfe de Guinée. Il peut arriver à tout moment et il faut donc anticiper », a rappelé le Colonel Karim Coulibaly de l’Académie régionale de sciences et techniques de la mer (Arstm) d’Abidjan à l’ouverture des travaux ce matin.

La rencontre d’Abidjan permettra, selon les organisateurs, d’« identifier et rappeler les menaces et risques liés au terrorisme maritime dans le golfe de Guinée, à obtenir une vision des dispositifs de lutte contre le terrorisme maritime, le cadre juridique en place à travers les conventions internationales et les droits internes, et les structures existantes en matière de partage des informations et de coordination de l’action des services dans la sous-région ».

Elle va également permettre de faire le lien avec le terrorisme qui sévit dans la bande sahélo-saharienne notamment sur les connexions, le brigandage maritime et groupes armés terroristes.

Plusieurs pays du golfe de Guinée ont déjà été victimes d’attaques terroristes ces derniers mois dont la Côte d’ivoire avec l’attaque djihadiste de sa station balnéaire en mars dernier qui a causé près de 19 morts, le Nigeria et le Cameroun qui combattent toujours les assauts et les attaques terroristes du groupe Boko Haram.

Face à ces attaques terroristes, il faut des solutions idoines et efficaces pour les combattre. C’est en cela que le séminaire d’Abidjan a proposé des pistes de solutions et des stratégies destinées à prévenir ce fléau dans le golfe de Guinée en exigeant l’arrêt de l’approvisionnement des groupes terroristes pour briser d’éventuels liens entre terrorisme maritime et attaques dans la bande sahélo-saharienne.

« Ce n’est pas une fiction, l’idée est de donner une réponse à ce type de menace », souligne Olivier Mornet de l’institut de sécurité maritime interrégionale (Ismi) d’Abidjan.

Depuis les années 1980, de nombreuses attaques terroristes maritimes ont été perpétrées en mer sur des navires à savoir « Achille Lauro, City of Poros, Uss Cole, Limburg ou encore Silco ». Avec la fréquence de ces attaques terroristes, le golfe de Guinée fait l’objet d’une surveillance accrue de plusieurs marines nationales.

Aujourd’hui le constat a dégagé que le contexte géopolitique, sécuritaire, économique et social de l’Afrique de l’ouest et du centre met en exergue les dangers que représentent au sens large, la menace terroriste qu’il s’agisse de terrorisme maritime ou de terrorisme tel qu’observé dans la bande sahélo-saharienne et dont il convient de poser des interrogations.

A l’issue de la rencontre d’Abidjan, des recommandations en matière de lutte contre le terrorisme seront formulées et diffusées aux états et organisations régionales en vue de réunir les moyens nécessaires pour combattre ce fléau qui sévit dans le golfe de Guinée.

Plusieurs communications thématiques seront débattues lors de ce séminaire par des experts et cadres des questions de lutte contre le terrorisme à travers des exposés débats, des ateliers de réflexion et des partages d’expériences.