Candidat à la présidence de la FTF, Hervé Piza réclame “un corps électoral qualifié”

Peu de temps après sa rencontre avec la presse lundi, Hervé Piza a saisi le président de la commission électorale de la FTF pour non seulement l’informer de sa candidature au congrès du 25 janvier 2020, mais aussi pour réclamer de meilleures conditions d’organisation de l’élection notamment en ce qui concerne le corps électoral taillé sur mesure en violation des dispositions statutaires de l’instance dirigeante du football togolais.

En vue de me permettre de constituer régulièrement ma liste dans le strict respect des statuts du 20 janvier 2016, notamment en leur article 36 alinéa 3 qui dispose quetout candidat à un poste du comité exécutif doit être proposé par un membre de la FTF ayant droit de vote“, je vous prie de bien vouloir me communiquer expressément les membres de la FTF qualifiés pour prendre part audit congrès ordinaire et électif“, a-t-il écrit dans une lettre transmise au président de la commission électorale par voie d’huissier.

Le corps électoral dans sa configuration actuelle viole les statuts de la FTF. En effet, si les textes prévoient que le corps électoral est composé de 12 clubs de première division, 12 clubs de deuxième division et les six ligues, il est loisible de constater que les présidents des ligues ont été plutôt nommés par le président du bureau sortant de la fédération et ne sont donc pas habilités à participer au congrès du 25 janvier en tant que votants. Même s’agissant des 24 électeurs (clubs de D1 et D2), il a fallu faire des gymnastiques pour essayer de corriger l’anomalie engendrée par le championnat dit d’apaisement qui a ramené le nombre de clubs à 14 (D1) et 18 (D2). Toutes choses qui doivent corrigées en vue d’une élection démocratique et transparente.

“Notre Football”, un programme ambitieux 

Le programme de la liste “Notre Football” est articulé autour de deux axes, un premier durant les deux premières années du mandat et l’autre pour la seconde moitié. Il s’agira de former les principaux acteurs du football que sont les dirigeants, les entraîneurs et éducateurs,  ainsi que les journalistes; de réaliser les réformes des ligues régionales et des clubs de l’élite. Il est également prévu la signature d’un contrat avec un équipementier, le management professionnel des Éperviers, toutes catégories confondues, la recherche de partenariats pour les compétitions nationales, la réalisation des infrastructures et la mise en place des instruments de la professionnalisation du football togolais.

Au bout de leur mandat, Hervé Piza et son équipe, promettent s’ils étaient élus, de bâtir des équipes nationales fortes et compétitives au plan africain et mondial, mettre en place une académie de football. La modernisation de la gestion des clubs et des ligues régionales, l’amélioration des installations sportives, le soutien aux clubs en compétitions internationales, le financement durable du football togolais professionnel sont entre autres résultats attendus au terme de ce mandat qui mérite d’être accordé à cet amoureux du ballon qui totalise plusieurs années d’expérience en matière de gestion de football.

 

Togo: Les médias, outil indispensable pour une élection présidentielle apaisée en 2020

Des journalistes et responsables des médias privés togolais ont été outillés sur leur rôle et responsabilité pour une élection présidentielle apaisée en 2020.
C’était au cours d’un atelier de formation organisé mercredi à Lomé par la Commission nationale indépendante (CENI) en collaboration avec la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication(HAAC).

Deux communications ont permis d’édifier les hommes de médias sur la tâche qui les attend avant, pendant et après l’échéance électorale de 2020. Il s’agit des enjeux et défis de la présidentielle de 2020 et le rôle et responsabilité des médias dans le processus de la présidentielle.

Selon Jean Claude Homawo,cice-président de la CENI, cette rencontre est une occasion pour rappeler aux médias la sensibilité des messages qu’ils publient ou diffusent. «Diffusez des informations justes et objectives. Nous serons toujours à votre disposition pour vous donner les informations dont vous aurez besoin», a t’il martelé.

Jean Claude Homawo a terminé en invitant les journalistes à aider les populations à mieux comprendre et participer citoyennement au processus électoral.
Cette mission qui attend les journalistes s’inscrit dans le cadre de l’élection présidentielle de 2020 prévue du 19 février au 5 mars.

Pour Kasséré Pierre Sabi, membre de la HAAC, « compte tenu de l’enjeu que revêt l’élection présidentielle de 2020 au Togo, il urge que les journalistes sachent qu’il pèse sur leurs épaules une double mission : d’abord en tant que partie prenante au processus, véhiculant le message des candidats ; ensuite le rôle de pacificateur »

Khaled Bonfoh

Togo- Présidentielle 2020 : La CENI invite les OPS à se signaler avant le 5 octobre

La Commission électorale nationale indépendante (CENI) envisage déjà d’organiser une révision des listes électorales. Dans cette optique, elle invite les opérateurs de saisie (OPS) à se signaler.

Dans un communiqué rendu public vendredi, le président de la CENI porte à la connaissance des OPS, des formateurs et des agents techniques ayant participé à l’opération de recensement électoral en 2018 et à la révision des listes électorales en 2019 et qui sont disponibles à travailler avec la CENI au cours de la prochaine révision des listes électorales prévue pour se tenir au dernier trimestre de 2019, qu’ils peuvent confirmer leur disponibilité sur le site de l’Agence Nationale Pour l’Emploi (ANPE) : www.anpetogo.org à compter du 28 septembre 2019.

La note de la CENI précise que « les OPS qui ne confirmeront pas leur disponibilité au plus tard le 05 octobre 2019 ne seront pas pris en compte et aucune réclamation ne sera acceptée après cette date quelle que soit la raison évoquée ».

La CENI ajoute par ailleurs que « les OPS qui auront confirmé leur disponibilité suivront une formation à l’issue de laquelle, un test sera organisé en vue de sélectionner les meilleurs pour la révision des listes électorales ».

 

Présidentielle malienne: Kadré Désiré Ouédraogo à la tête de la mission d’observation de la CEDEAO

Kadré Désiré Ouedraogo arrive ce mercredi 25 juillet 2018 au Mali dans le cadre de l’élection présidentielle du 29 juillet.
L’ancien premier ministre du Burkina et ex-président de la Commission de la CEDEAO dirigera la mission d’Observation Electorale de l’organisation sous-régionale composée de 171 membres.

Déployée par la Commission de la CEDEAO, la Mission d’Observation Electorale au Mali est composée de vingt-un(21) Observateurs à Long Terme (OLT) et cent cinquante (150) à Court Terme (OCT), conformément aux dispositions du Protocole Additionnel sur la Démocratie et la Bonne Gouvernance Section III relative à l’observation des Elections et l’assistance de la CEDEAO (art 11 à 18), qui autorise la Commission à soutenir chacun de ses États membres qui organise des élections, la Mission a pour rôle de suivre toutes les phases du processus électoral avant, pendant et après – afin de s’assurer que le processus respecte les meilleures pratiques internationales. La mission d’observation a été précédée par :
-une mission exploratoire pré-électorale,
-une mission pré-électorale sécuritaire,
-une mission de solidarité conduite par le Président de la Commission,
– et une mission d’information conduite par le Commissaire chargé des Affaires Politiques, Paix et Sécurité.

24 candidats dont le président sortant Ibrahim Boubacar Keïta et l’ancien président de l’UEMOA, Soumaïla Cissé, sont en lice pour ce scrutin dans un contexte sécuritaire très fragile sur fond d’attaques terroristes qui frappent fréquemment le nord du Mali et la capitale Bamako parfois.

RDC: Jean-Pierre Bemba pour pousser Kabila à la sortie?

Jean-Pierre Bemba est un homme libre depuis la semaine dernière. L’ancien vice-président de la République démocratique du Congo a, d’après son avocat, quitté les geôles de la Cour pénale internationale où il a vécu pendant dix ans, en attendant de rejoindre ou non la Belgique où vit sa famille. Et en attendant aussi peut-être de revoir son Congo natal à quelques des élections.

A Kinshasa comme dans d’autres villes de la RDC, la libération de Jean-Pierre Bemba a déchaîné les passions. Pour les partisans de l’ancien vice-président, ce n’est que justice. “Jean-Pierre Bemba a injustement fait la prison pendant dix ans, alors que François Bozizé lui-même n’a jamais répondu devant la Cpi“, s’est indigné un membre de la coalition de l’opposition.

Moïse Katumbi et Félix Tshisekedi, qui envisagent une candidature commune aux élections de décembre, ont également salué cette libération. Une réaction qui laisse croire que les deux hommes pourraient dérouler le tapis rouge à M. Bemba toujours aimé et adulé dans son pays, pour ravir la vedette à Joseph Kabila à qui l’on prête l’intention de vouloir briguer un troisième mandat, en toute violation des dispositions constitutionnelles.

Quelles sont les ambitions de Jean-Pierre Bemba après sa libération? Va-t-il jouer le jeu électoral ou retourner dans le maquis ? D’aucuns estiment qu’il serait la pièce sur laquelle miserait désormais la Communauté internationale pour pousser à la sortie l’actuel président de la République toujours mystérieux sur ses réelles intentions pour le scrutin à venir.

En tout cas, le congrès du MLC, le parti de Bemba, se tiendra le 12 juillet prochain à Kinshasa. Ses partisans sont depuis convaincus que leur leader sera de la partie. Et là, plusieurs annonces pourraient être faites.

La RDC nage en plein brouillard. Kabila ne voudra pas céder son fauteuil à son pire ennemi. Et tout cela n’augure rien de bon pour ce vaste pays d’Afrique centrale.

Ambroise D.