Côte d’Ivoire: Et la CEDEAO recommence !

Dans un communiqué, la CEDEAO se dit “vivement préoccupée par les événements violents qui ont eu lieu depuis quelques jours et dont ceux qui se sont déroulés à Bonoua et à Divo dans la journée du 21 août 2020, ont même conduit à l’instauration d’un couvre-feu dans ces deux localités.”

Ainsi, après avoir invité les différents acteurs “à faire preuve de retenue en toutes circonstances et à demander à leurs partisans et sympathisants à faire de même, de manière à favoriser la création d’un environnement propice à une élection présidentielle apaisée et crédible”, la Commission de la CEDEAO “réitère son engagement à poursuivre son accompagnement et son soutien au Peuple et au Gouvernement ivoiriens face au défi qu’ils doivent relever le 31 octobre 2020.”

Et si la CEDEAO crevait l’abcès? 

Analysant le renversement du président malien Ibrahim Boubacar Keita par la junte militaire, Philippe Plagbe, du Centre de documentation et de formation sur les droits de l’homme (CDFDH) a expliqué, sur une chaîne de télévision, que cette situation est due à “la partialité de nos institutions étatiques et communautaires en Afrique ainsi que la crise de confiance qu’elles connaissent depuis fort longtemps avec les citoyens qui optent, dans ces cas, pour des choix qui ne s’expliquent pas légalement mais restent leurs derniers recours“.

Même si le débat sur l’éligibilité ou non d’Alassane Dramane Ouattara sur la base de la réforme constitutionnelle de 2016 divise acteurs politiques et juristes, un troisième mandat du successeur de Laurent Gbagbo est une mauvaise idée. D’abord, parce que c’est la parole d’Alassane Ouattara lui-même.

Tout au long de ma carrière, j’ai toujours accordé une importance particulière au respect de mes engagements. En conséquence, j’ai décidé de ne pas être candidat en 2020,

déclarait le président ivoirien lors du congrès du RHDP en mars dernier.

L’opposition vent debout 

La candidature de Ouattara est d’autant plus inquiétante encore qu’elle suscite de vifs remous au sein de son opposition qui n’entend pas lui laisser un jour de plus à la tête du pays après le 31 octobre.

Guillaume Soro, qui suit l’actualité politique de son pays depuis son exil en France, préfère mettre en garde. L’ancien chef rebelle de Bouaké rappelle “qu’en vertu des articles 55 et 183 de la Constitution du 8 novembre 2016, et en vertu de la continuité législative ininterrompue du principe de la limitation des mandats présidentiels au nombre de 2, des Constitutions de la 2e et de la 3e République, monsieur Alassane Dramane Ouattara, qui achève son 2e mandat le 31 octobre 2020, n’est plus éligible à une élection présidentielle en Côte d’Ivoire“. Dans un communiqué publié le dimanche 23 août, le député de Ferké est ferme:

Alassane Ouattara ne sera pas le prochain président de la République de Côte d’Ivoire.

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Face à lui, pour le scrutin du 31 octobre, le président Ouattara aura pour principal challenger, un ancien président, Henri Konan Bédié, son ancien allié contre Laurent Gbagbo, déterminé à revenir au pouvoir, malgré ses 86 ans. Une alliance PDCI-FPI-GPS n’est pas exclue pour faire face à ADO. Le “Un coup KO” promis par le camp du président sortant résonne comme “une tentative de fraude qui risque de sombrer la Côte d’Ivoire dans un chaos peut-être même pire que celui d’avril 2011“, craint un analyste politique ivoirien.

Les chefs d’Etats de la CEDEAO vont-ils regarder leur homologue ivoirien conduire son pays vers des lendemains incertains ?

Où voulait-on que le peuple (malien, ndlr) aille régler ses problèmes? J’espère que la CEDEAO et nos institutions étatiques en tireront des leçons, avertit le juriste Philippe Plagbe

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Ambroise Dagnon

Le Togo n’a pas encore atteint le niveau de transparence et d’équité recherché en matière électorale, selon SADD

Pour les législatives du 20 décembre 2018, SADD dit avoir mis en place un dispositif de regard citoyen de 112 observateurs qui a couvert au total 442 centres de vote et 932 bureaux de vote. Une opération de suivi indépendant qui, selon cette ONG, représente un taux de couverture de 10,96% de bureaux de vote sur 8498 et 10,21% de centres de vote couverts sur 4329 à l’échelle nationale.

Quant à l’observation, elle a porté sur un total de 376 268 inscrits (10,76%) et de 200.656 votants (10 ,73%). L’opération, à en croire les responsables de cette ONG, a couvert dans la région centrale du Togo, les villes et cantons de Blitta, Tchaoudjo, Sotouboua, Pagala, et au Nord du Togo, les villes et cantons de Pagouda, Kara, Bangeli, Bassar, Dankpen, Dapaong. Ce qui a permis de couvrir au total 700 bureaux de vote dans 401 centres de vote. Au Sud du Togo, dans la région maritime, 232 bureaux de vote dans 41 centres de vote ont été également couverts à Lomé, Tabligbo et dans le canton de Dévégo.

De cette observation indépendante, SADD dit avoir constaté « des insuffisances, des imperfections et des incohérences notoires qui transparaissent dans les chiffres des inscrits et des votants ».
« Le dispositif de regard citoyen a observé dans de nombreux bureaux de vote, dans plusieurs localités au centre et au Nord Togo, des dépassements au niveau du nombre de votant par rapport au nombre d’inscrits créant ainsi des doutes sur la régularité et la transparence du vote », a indiqué Yves Dossou, coordonateur de SADD, lors de la publication du rapport le 30 janvier dernier.

Parlant de la capacité de garantir des résultats sincères, cette organisation, se basant sur la participation dans les bureaux de vote observés, fera savoir que les votants ont représenté 110% des inscrits dans les bureaux de vote surveillés dans les 3 régions du Nord du pays. Ce qui, selon elle, indique un bourrage manifeste des urnes de l’ordre de 10 à 20% au moins, qui est de nature à discréditer fortement les résultats dans ces régions où le parti au pouvoir obtient ses meilleurs scores.

SADD en a donc conclu que le Togo n’a pas encore atteint le niveau de transparence et d’équité recherché en matière électorale.

« A la veille des présidentielles, nous avons jugé important de présenter ce rapport afin de permettre aux acteurs à différent niveau de comprendre ce qui s’est passé en 2018, de voir les irrégularités et les incohérences et de faire en sorte que les premières autorités de notre pays puissent se rendre compte de ces difficultés qui mettent à rude épreuve l’administration électorale et prendre des mesures pour les éviter. Il s’agit pour SADD d’inviter les acteurs à travailler pour que des élections justes et équitables soient organisées au Togo », souligne Yves Dossou.

SADD en appelle donc aux pouvoirs publics pour le renforcement du suivi de l’intégralité du processus électoral par les observateurs nationaux afin de pallier les irrégularités liées aux fraudes massives. Elle appelle également à développer des procédures efficaces de transparence (annonce publique progressive des résultats bureau de vote par bureau de vote) pour la centralisation des résultats au niveau des CELI. Les autorités togolaises sont également appelées à renforcer la transparence du processus électoral en rendant accessible l’ensemble des normes et en procédant à la publication détaillée des résultats du scrutin par bureau de vote. Cette méthode, d’après SADD, est la seule à même d’assurer la traçabilité et permettre aux candidats l’exercice de leur droit de recours.

FTF : Guy Akpovy réinstallé sur son trône à la faveur d’une comédie électorale !

Après le désistement de ‘Notre football’ conduite par l’ancien vice-président de la FTF, Hervé Piza, pour les irrégularités qui ont entaché la composition du corps électoral, ‘Nouvel Élan’ restait la seule liste pour cette élection qui s’est déroulée en présence du ministre chargé des Sports, Katari Foli-Bazi.

Ainsi, le nouveau bureau composé du colonel Akpovy avec comme vice-présidents Marcelin Amah et Medjessiribi Agoro, et de neufs membres, a été reconduit pour quatre nouvelles années.

Si les partisans et courtisans du colonel parlent d’un “plébiscite”, il s’agit plutôt d’un “triomphe sans gloire” pour celui qui a mis sous coupe réglée, toutes les différentes commissions de la FTF en l’occurrence celle dirigée par le juge Darius Atsoo.

Cette parodie d’élection organisée par Darius Atsoo et sa commission consacre quatre nouvelles années de copinage, d’amateurisme et de clientélisme. Quatre ans d’approximation avec le même vieux colis encombrant appelé Claude Le Roy installé dans sa zone de confort depuis bientôt quatre ans.

Togo | Football : Parodie d’élection à la FTF!

Composition artificielle du corps électoral, réception des dossiers de candidatures dans des conditions des plus bizarres, tout a été fait pour permettre à l’actuel patron de la FTF de briguer un nouveau mandat de quatre ans.

Après avoir brûlé toutes les étapes dont nous avons déjà suffisamment parlé, la commission électorale de la FTF ni avance toujours tête baissée. En effet, Me Darius Atsoo et sa commission se sont rendus coupables de violation de l’article 14 du code électoral qui dispose que “les listes finales et officielles sont envoyées à tous les membres du Congrès ainsi que, si nécessaire, et pour information, aux autorités gouvernementales dans un délai d’au moins 15 jours avant la tenue du congrès électif. Elles sont également annoncées par voie de presse”.

À dix jours du Congrès de Kara, la liste ‘Nouvel Élan’ entre en campagne avec la bénédiction de Darius Atsoo à la tête d’une commission visiblement pire qu’une machine électorale russe.

L’homme prudent voyant le mal de loin, Hervé Piza avait raison de retirer sa liste ‘NOTRE FOOTBALL’ de ce simulacre d’élection où les dés sont pipés d’avance. Les mauvaises langues diront qu’il s’est retiré pour éviter une défaite cuisante devant le colonel qu’on présente comme un train de 800 tonnes; les personnes de bonne foi considéreront cette décision de l’ancien vice-président de la FTF comme celle d’un homme sage qui n’aura pas légitimé cette parodie d’élection.

Selon certaines indiscrétions, la FIFA et la CAF suivent de près l’évolution du processus. Tout porte à croire que ces deux instances mettent un point d’honneur à la stricte application des statuts de la FTF. Par ailleurs, certains clubs seraient en voie de saisir le Tribunal arbitral du sport (TAS) par rapport au mécanisme ayant à la composition du corps électoral. La question qui mérite d’être posée, c’est de savoir si le Togo n’est pas en train d’emprunter la voie du Cameroun ou du Mali où des élections ont été purement et simplement invalidées par la FIFA pour irrégularités?

Le football togolais arrivera-t-il à se relever de la longue perfusion sous laquelle il se trouve? Le colonel Kossi Akpovy et son futur nouveau bureau ont quatre nouvelles années pour convaincre. Bonne chance à eux pour que vive le sport roi au Togo!

Election à la FTF : Atsoo Darius invente le corps électoral et se met aux bottes du comex d’Akpovy

La commission électorale a établi et publié le 27 décembre dernier le corps électoral qui aura la lourde tâche d’élire les membres du prochain Comité exécutif (Comex) de la Fédération togolaise de football (FTF). Seulement, ce corps n’est que le fruit de l’imagination fertile de Me Darius Atsoo pour qui faire plaisir à l’actuel président de la FTF, Guy Akpovy, passe avant l’application des textes qui régissent le fonctionnement de l’instance faîtière du football national.

Ne nous y méprenons pas. Me Darius Atsoo n’est pas un apprenti juriste. Il connaît bien son boulot, pour parler ordinairement. Mais le corps électoral qu’il vient de publier dans la perspective du congrès du 25 janvier incline irrésistiblement à s’interroger non pas sur sa connaissance du droit mais sur ses réelles motivations à tordre volontairement le cou au droit qu’il est censé maîtriser pourtant bien. D’abord, le president de l’organe de gestion des élections à la FTF est dans une confusion totale de son rôle, celle de l’application des textes, et sa substitution à d’autres organes de la fédération.

Dans un premier temps, la commission dit devoir considérer une résolution prise par un congrès de la FTF qui s’impose à elle. Mais au même moment, ladite commission annule une partie de cette décision c’est-à-dire les votants des six (6) ligues nommés par le Comex. En clair, l’équipe de Me Atsoo reconnait un aspect inique de cette résolution mais conserve un autre aspect discriminatoire, celle qui attribue le droit de vote sur classement à l’issue d’un championnat de football en toute violation de l’article 25 qui précise très clairement le corps électoral. Autrement dit, la commission dirigée par Me Atsoo Darius laisse ostentatoirement les textes de côté pour inventer son propre corps électoral.

Dans une émission sur une radio de la place samedi 28 decembre 2019, l’avocat Atsoo a laissé entendre qu’il fait prévaloir l’intérêt du football en publiant ce corps électoral. Ce qui prouve à suffisance que sa commission a perdu son indépendance pour rentrer dans des considérations qui ne relèvent pas de ses prérogatives. Quelles sont donc les réelles motivations de cette commission en inventant un corps électoral taillé sur mesure ?

Pour mémoire, cette commission a envoyé une correspondance le 16 décembre dernier aux membres de la FTF pour les sommer de se régulariser. Ce courrier est une usurpation de compétence car la commission électorale n’a pas vocation à demander une régularisation des membres mais à constater purement et simplement le corps électoral sur la base des statuts en respect de l’article 7-i du code électoral. Il ne fait l’ombre d’aucun doute que cette commission, en posant cet acte, est animée d’une volonté de porter secours au Comex sortant crédité d’un bilan que l’euphémisme voudrait qu’on qualifie de mitigé.

Le comble de tout ce théâtre réside dans le fait que cette régularisation ne concerne que le corps électoral ayant voté lors du congrès du 20 janvier 2016, obligeant tous les nouveaux membres de devoir passer par un congrès pour devenir membres conformément aux articles 13 et 14 des statuts de la FTF. C’est le cas du club ASCK par exemple qui doit respecter les articles suscités pour se régulariser. Alors on est en droit de se demander par quelle alchimie ce club figure sur la liste des clubs qui composent le corps électoral alors qu’aucun congrès n’a eu lieu après la date du 16 décembre 2019. Car cette même commission avait bien précisé dans sa correspondance qu’il n’y avait à cette date que trois associations qui sont en règle. De plus, par cette résolution, des clubs comme Foadan et Gbikinti qui viennent d’être relégués en deuxième selon le classement, n’ont pas droit de vote tandis que des clubs qui se sont maintenus en deuxième division en ont. Si tant est que la commission électorale reconnaisse l’iniquité d’une partie de la résolution prise par le congrès, il est evident que toute la résolution devient ipso facto caduque.

C’est dans ces conditions que va se dérouler le congrès du 25 janvier pour lequel, visiblement, la commission électorale fait feu de tout bois pour assurer la victoire au bureau sortant auquel Me Atsoo Darius obéit au doigt et au nez. C’est le bien football qui passe avant tout. Si tant est que ces contorsions juridiques puissent permettre d’offrir un deuxième mandat sur “un plateau doré” au colonel Akpovy et son équipe, alors on attend de voir la suite.

Présidentielle 2020 : Ce candidat qui promet “trois repas par jour” aux Togolais

Au Togo, la liste des candidats à l’élection présidentielle de 2020 s’allonge. Le dernier à s’annoncer se nomme Soter-Cauïs Dovi. Il est porté par la coalition “les Rassembleurs”.

Le nom de la coalition est évocateur : rassembler le maximum de personnes possible autour d’une même vision, une politique inclusive dans tous les domaines de la vie sociale du Togo.

Selon Soter Cauïs Dovi, les Togolais ont encore le droit de rêver grâce à la qualité de son projet de société. «Premièrement la refondation du socle démocratique de la nation togolaise, garantissant au peuple un Etat de droit dans l’expression de la liberté. Ensuite engager tout le pays sur la voie de veritables projets de développement humain et enfin provoquer le rêve d’un Etat prospère par la gestion empreinte d’une bonne gouvernance», promet-il.

Sauter-Cauïs Dovi a insisté sur le programme fondamental de son parti : «trois repas par jours», une solution idoine, selon lui, à tous les problèmes et une nouvelle politique d’une approche humaine.

Il s’agira également d’implanter dans les 5 regions du Togo un centre hospitalier et universitaire moderne et d’appliquer ensemble un programme de revalorisation des arts de la culture avec l’instauration de centres culturels et musées.

“Les Rassembleurs” est une coalition composée de partis politiques, d’organisations de la société civile, la diaspora, des femmes et hommes engagés. Ils comptent révolutionner avec le crédit productif public au service d’un avenir meilleur.

Khaled Bonfoh

Togo: Les résultats définitifs des municipales sont connus, reprise du scrutin dans deux communes

Les résultats définitifs donnent le parti au pouvoir Union pour la République, large vainqueur des sièges des conseillers municipaux, avec 878 conseillers municipaux sièges sur un total de 1490 sièges à pourvoir. Il est suivi de l’ANC de Jean Pierre-Fabre avec 132 sièges. L’opposition coalisée (C14) obtient 131 sièges alors que les autres formations politiques et les candidats indépendants se partagent le reste.

Ayant statué sur une trentaine de recours en contestation émanant pour la plupart des candidats des formations politiques de l’opposition, la Cour a invalidé le scrutin a dans deux communes, celles de Wawa 1 et de Zio 4 pour irrégularités graves. Les élections devront être reprises dans ces communes dans un délai de 30 jours.

Désormais les conseillers élus désigneront en leur sein par voix élective les Maires et leurs adjoints à la tête des 117 communes du Togo.

Les conseillers municipaux sont élus pour un mandat de 6 ans renouvelable une seule fois

 

Togo: Candidats aux locales, le CGDPC et le REPOD vous offrent une occasion en or!

Le 30 juin prochain, les Togolais se rendront aux urnes pour les élections locales, une première depuis 1987. Un moment tant attendu par beaucoup de jeunes qui peuvent enfin apprendre la démocratie à la base. Les futurs élus locaux auront la lourde mission de contribuer au développement de leurs différentes communautés ; ce qui passe par une bonne connaissance des defis des populations et des enjeux de développement.  Le Centre pour la Gouvernance Démocratique et la Prévention des Crises (CGDPC) et le Réseau de Promotion et d’Observation de la Démocratie(REPOD) offrent aux candidats, une occasion en or.

Très connu pour son implication dans la formation des jeunes qui ont choisi de faire la politique, le CGDPC co-organise avec le REPOD, une formation à l’attention des candidats aux élections locales du 30 juin prochain. Face aux défis du mieux-être des populations et aux enjeux de développement durable qui s’imposent aux collectivités territoriales, les deux organisations de la Société civile estiment que “les candidats à cette élection sont impérativement appelés à comprendre d’abord les enjeux et défis liés à la gouvemance locale” et qu’ils doivent ensuite, “être capables d’élaborer un programme de société cohérent, pertinent et pragmatique”.

Cette formation permettra également aux candidats de savoir comment organiser et mener à bien leur campagne électorale. Enfin, une fois élus à la tête des entités décentralisées, les Maires et Conseillers municipaux doivent être capables d’exécuter leurs projets de société afin de pouvoir tenir les promesses de campagne, pour le bonheur de leurs mandants.

La formation se déroulera à Lomé, au siège du CGDPC, les 30 et 31 mai 2019. Elle est gratuite et ouverte à tous les candidats qui le désirent.

Les dossiers de candidature doivent comporter obligatoirement:
-Une lettre de recommandation Une lettre de motivation
-Un curriculum vitae détaillé.
–Une copie de la carte d’identité ou du passeport du candidat.
Les candidats intéressés doivent envoyer leur dossier à l’adresse e-mail info@cgdvc.org ou le déposer au siège du CGDPC, à l’adresse suivante : quartier Bè-Klikamé, Villa dénommée CARREFOUR DES ONG sis à côté du Programme Alimentaire Mondial (PAM), au 1441, Rue des Tecks, au plus tard le 27 mai 2019 à 17h00. Ils peuvent également
contacter le +22899276787.

Togo: Après le boycott des législatives, le CAR et ADDI font leur entrée à la CENI

On connaît depuis vendredi les membres de la nouvelle CENI (Commission électorale nationale iindépendante), en vue des élections locales qui devraient se tenir avant la fin du premier semestre de l’année et la présidentielle de 2020. On y retrouve des partis membres de la Coalition de l’opposition en déconfiture.

Les 5 représentants de la majorité et les 5 de l’opposition parlementaire ont été nommés tandis que les 3 représentants des partis extraparlementaires ainsi que les 3 de la société civile ont été élus. Le représentant de l’administration est également connu.

S’agissant des partis extraparlementaires, le CAR et l’ADDI, qui avaient, au nom de la C14, boycotté les législatives du 20 décembre dernier, sont désormais confortablement installés au sein de l’organe de gestion des élections.
Sans surprise, l’Alliance nationale pour le changement (ANC), qui vient de claquer la porte de la coalition ne figure pas sur la liste. Idem pour le Parti national panafricain (PNP) dont on ignore encore les nouvelles orientations pour le combat politique qu’il à déclenché le 19 août 2017.

Voici la liste des membres de la CENI

Au titre de la majorité parlementaire (UNIR)

Douti Lardja

Seigneur Kegbero

Kpade Koffi

Messan Ayele

Christophe Tchao

Pour l’opposition parlementaire

Jean-Claude Homawoo (UFC)

Locadi Francois (UFC)

Kombe Kombete (MPDD)

Amime Jules (NET)

Amou Tete (PDP)

Opposition extra-parlementaire

Agbenyega Awudi (CAR)

Kolani Lardja (PDR)

Bessinaba-Yemba Wipang (ADDI)

Ouro-Bossi Tchacondo (PDG), Ayassor Tchambago (ADD vie) et Akpo Abirhé (APET), quant à eux, ont été élus pour le compte des organisations de la société civile.
L’administration sera représentera par Tozim Potopéré qui fut pendant longtemps président de la CENI.

Législatives 2018: L’opposition coalisée en appelle au sens de responsabilité du soldat togolais

Appel de la Coalition des quatorze partis de l’opposition à empêcher par “tous les moyens” les élections législatives, appuyé par le cri de détresse des leaders religieux pour que le vote soit reporté, d’une part, les mises en garde aux allures menaçantes du gouvernement togolais contre toute tentative d’entrave au bon déroulement du scrutin d’autre part…, tous les ingrédients sont réunis pour que la date de ce 20 décembre 2018 soit perçue comme celle de tous les dangers.

La Coalition de l’opposition ne semble pas résignée face à l’allure que prennent les choses. Les élections législatives vont avoir lieu ce jeudi 20 décembre. Mais la C14 croit toujours pouvoir empêcher leur tenue. Dans une déclaration ce mercredi, elle a encore dénoncé les conditions d’organisation de ces élections, et appelle à la mobilisation générale. “Peuple Togolais, si tu te dérobes au combat que ce régime t’impose, tu devras l’accepter tôt ou tard. Ce combat est dorénavant inévitable. Tu dois choisir entre l’acceptation illimitée de la tyrannie et une révolte salvatrice pour toi et pour les générations à venir“, lit-on dans le document.

Évoquant l’armée qui, selon elle, est instrumentalisée par le pouvoir de Lomé “pour détruire toute opposition digne de ce nom et réduire définitivement à néant toute idée d’alternance politique au Togo”, la C14 parle au cœur du soldat togolais. “Soldat togolais, ta responsabilité est entière dans le dénouement heureux de cette crise dans les prochaines heures. Ce combat est aussi le tien. Nous combattons un régime qui détruit l’espoir de tout un peuple, peuple auquel tu appartiens. Nous en appelons à ta responsabilité afin que tu épargnes les vies humaines et évites les mutilations de tes frères et sœurs en lutte pour le bien commun”, ajoute Brigitte Adjamagbo-Johnson.

Ce jeudi, sur les plus de 800 candidats présentés par le parti présidentiel (Unir) et d’autres formations politiques ainsi que des listes lindépendantes, 91 seront élus pour siéger à l’Assemblée nationale. Les principaux partis de l’opposition réunis au sein de la Coalition n’y prennent pas part.