Orabank: La filiale gabonaise au cœur d’un scandale financier

Selon Infos Gabon, c’est l’opération anti-corruption en cours au pays d’Ali Bongo qui a permis de découvrir le pot-aux-roses.

D’importants détournements financiers survenus à Orabank à travers le compte de la Société gabonaise de raffinage ont été révélés par l’opération.

Dans sa publication du 14 janvier 2020, le quotidien gabonais L’Union parle de 61 milliards de F, de 43 «virements non identifiés» pour des destinations jusqu’ici encore inconnues.

À en croire une source judiciaire, une enquête sera ouverte à cet effet dans les tout prochains jours pour clarifier l’affaire et poursuivre les éventuels coupables qui mettent à mal l’économie gabonaise.

Gabon : Après Omar et Ali, Noureddin pour pérenniser la dynastie des Bongo?

Noureddin Valentin Bongo est nommé au poste de Coordonnateur général des affaires présidentielles. Le fils du président gabonais se voit ainsi confier un rôle plus important que celui de directeur de cabinet.

Noureddin Bongo Valentin supplée de facto le cabinet du président de la République si l’on s’en tient à l’ordre de nomination rendu public ce jour. Une entrée du fils du Chef de l’Etat Ali Bongo Ondimba qui vient confirmer les doutes de l’opinion sur son implication dans les affaires de l’Etat depuis quelques semaines.

Ce poste sur mesure créé sur présentation du ministre des Relations avec les institutions constitutionnelles et les Autorités administratives indépendantes Francis Nkea Ndzigue semble être une sorte de « vice-présidence bis dotée de pouvoirs élargis ». En effet, « le Coordinateur Général des Affaires Présidentielles assiste le Président de la République dans la conduite de toutes les affaires de l’Etat et veille à la stricte application de ses décisions », précise le communiqué final du Conseil des ministres.

Cette nomination est sans doute l’une des plus emblématiques annoncées au terme du Conseil des ministres de ce jeudi 05 décembre 2019 et qui a déjà commencé à susciter des commentaires dans le landerneau politique gabonais. Une partie de l’opinion pense que le fils aîné d’Ali Bongo est en route pour succéder à son père.

En effet, depuis quelques semaines, Noureddin  Bongo-Valentin est accusé d’être à l’origine des jeux de chaises musicales au sein du gouvernement de gabonais, déplaçant les pions tout en prenant soin de remettre sur orbite, d’anciens barons entre-temps écartés du système, pour s’assurer leur soutien en vue de réaliser son rêve de devenir le futur président du Gabon.

Cyril Mbame

SIFLAI 2019 : Les femmes leaders d’Afrique et d’ailleurs se réunissent du 8 au 14 juillet à Libreville

Ce n’est pas une rencontre de trop, assure Sidonie Flore Ouwé, présidente du Salon international des femmes leaders d’Afrique et d’ailleurs (SIFLAI) qui s’ouvre le lundi 08 juillet prochain à Libreville, la capitale du Gabon. Des spécialistes des questions liées au monde féminin issus de 27 pays sont attendus à cette rencontre où il sera question de parler ‘paix et sécurité’, ‘opportunités d’affaires entre femmes d’Afrique et d’ailleurs’, ‘l’autonomisation de la femme’ entre autres thématiques.

A en croire la présidente du SIFLAI, Sidonie Flore Ouwé, il ne s’agit pour ces femmes de faire de la villégiature dans la capitale gabonaise. Pendant cinq jours, elles limeront cervelle contre cervelle autour de l’exemplarité, gage d’influence de la femme. le rendez-vous qui va se tenir du 08 au 14 juillet, sera pour les femmes de réfléchir à des actions concrètes pour traduire dans la réalité la panoplie de constats et de recommandations déjà faits lors des différentes rencontres sur les questions liées à la femme.

«Nous voulons apporter, assure-t-elle, une plus-value à ce sommet en mettant l’accent sur l’exemplarité. Cela ne vient pas remettre en cause les travaux déjà effectués sur l’autonomisation de la femme, mais se penche sur l’exemplarité qui n’a qu’une seule vocation : influencer».

Le SIFLAI 2019 n’annule pas les résultats de toutes les autres rencontres qui ont été déjà organisées sur cette question. Et déjà, plusieurs participants des 27 pays invités se bousculent aux portillons ; preuve, selon Mme Ouwé, que le rendez-vous qui s’ouvre lundi prochain sera une réussite.

« Ce sommet se greffera aux travaux déjà réalisés. L’exemplarité n’étant pas un slogan de campagne électorale, elle est tenue par des femmes de compétences multiples et variées dont l’invite à ce sommet est faite. L’écho favorable qui semble se dessiner par l’adhésion volontaire et massive des femmes leaders d’Afrique nous permet de conclure sur les stratégies de partage de nos différents savoirs faire à l’adresse de celles qui hésitent encore à se prendre en charge, et c’est toucher l’aspect pragmatique de l’autonomisation par l’exemple, notre thème d’échanges », a-t-elle expliqué précisant qu’une exposition sera organisée lors de ce salon.

«Les opportunités d’affaires entre les femmes d’Afrique et d’ailleurs», «La paix et la sécurité», «Les femmes entreprenantes, l’éducation, la formation et la socialisation», «Le rôle de la femme leader sur l’autonomisation des autres femmes en éveil», «l’autonomisation et les grossesses non désirées et non contrôlées», «L’autonomisation pragmatique» sont les différentes thématiques qui vont retenir l’attention des experts du monde féminin.

 

Gabon/Pierre-Clavier Maganga: “Allez annoncer au monde entier qu’Ali Bongo se porte mieux »

« Allez dans le monde entier, proclamez la bonne nouvelle aux populations : le président se porte bien ». Ces mots sont ceux du vice-président gabonais Pierre Clavier Maganga Moussavou. Une façon rassurer davantage le peuple gabonais partagé entre les rumeurs sur la mort du président Ali Bongo et les informations l’annonçant en pleine convalescence au Maroc.

« Nous l’avons vu, nous l’avons touché et nous espérons être à la hauteur pour qu’il puisse recouvrer pleinement sa santé. Il faut qu’on le rassure que le gouvernement et la présidence de la République se mettent au travail», a lancé Pierre-Claver Maganga Moussavou. «Rassurez le peuple gabonais en lui apportant le minimum dont il a besoin pour assurer la paix et la sérénité, ajoute t-il dans ses propos. Voilà le conseil que le président de la République nous a donné“.

Par loyauté, « voilà aussi l’engagement que le Premier ministre et moi-même avons pris devant le président de la République de nous montrer à la hauteur de la tâche afin qu’il ait le temps de recouvrer pleinement sa santé et nous revenir requinqué», s’est-il davantage voulu rassurant.
«Je tiens à vous dire que l’histoire est jonchée de cas où le président de la République est malade et prend le temps de se remettre en bonne santé. Il n’y a pas de limite à cela. Nous constatons que ce n’est pas l’occasion de parler de la vacance. Il est malade. Tout le monde peut être malade. Chacun de nous, chacun à son tour peut être malade», a-t-il conclu.

Met Gaye

Gabon: A qui profite l’état de santé du président Bongo?

De la surveillance médicale à la rééducation, Mohamed VI impose désormais ses vues sur l’ensemble de tout ce qui a trait avec son ami d’enfance, Ali Bongo Ondimba. C’est Abdelaziz Maaouni, médecin personnel du Souverain marocain, qui assure la surveillance médicale du président gabonais arrivé dans la capitale marocaine le 1er décembre sur insistance du roi. Et depuis, tous les autres praticiens déjà consultés par la famille Bongo sont tout simplement écartés.

L’influence de Mohamed VI sur le dossier Ali Bongo va au-delà de l’aspect médical. Récemment, des images du locataire du palais du bord de mer de Libreville dans sa chambre d’hôpital ont font le tour du monde.

Tout le monde ne peut plus voir le président

Présent à Rabat depuis le 1er décembre, le porte-parole de la Présidence gabonaise,  Ike Ngouoni Aila Oyouomi, est resté cloitré dans son hôtel. Brice Laccruche Alihanga ne connaîtra pas non plus un meilleur sort. Le directeur de cabinet présidentiel a dû séjourner dans la villa de Noureddine Bongo, le fils aîné du président gabonais, refusant la chambre que lui avait réservée le roi au ‘Jardin des Roses’ l’hôtel Sofitel de Rabat où sont logés les autres officiels gabonais.

A son retour dans la capitale gabonaise après un séjour de quelques jours à Londres, la Première dame, Sylvia Bongo a exigé que Park Sang Chul alias Monsieur Park, le garde du corps sud-coréen du président quitte la chambre d’hôpital d’Ali Bongo. Mais alors, pourquoi cette implication personnelle du Souverain marocain ?

Mettre un ami d’enfance à l’abri des ‘vautours’

L’annonce de l’accident vasculaire cérébral dont il est victime le 24 octobre dernier à Riyad, a suscité une vague de réactions au Gabon et à travers le continent, avec des rumeurs aussi folles que diversifiées, certains donnant même pour mort le président. Si dans les rangs de l’opposition ainsi dans une frange de l’opinion nationale gabonaise, ces réactions sont compréhensibles,  l’attitude de l’entourage du chef de l’Etat  est simplement sidérante !

Certains collaborateurs du président n’ont pas attendu une seule seconde pour vendre la peau de l’ours avant de l’avoir abattu. Et tous les moyens sont bons pour y parvenir. Pressés de tourner la page Bongo, ces vrais-faux amis ont fait (et continuent de le faire) de la désinformation et de l’intox, leur première arme de combat. Dans la foulée, des journaux – essentiellement des sites internet – ont été montés de toutes pièces avec des titres ronflants et des contenus au ton diffamatoire à l’encontre des collaborateurs les plus fidèles du chef de l’Etat. Certaines rumeurs sur la supposée hémiplégie du président gabonais dont il a été même raconté qu’il « a perdu toutes ses facultés au point de ne plus jamais pouvoir diriger le Gabon » sont le fruit de l’imagination fertile de ces mercenaires de la plume au service des ingrats nourris au petit lait du palais. Ces thuriféraires de la cour ont même raconté sur le Haut représentant spécial du chef de l’Etat, Maixent Accrombessi, qu’il aurait été « chassé de l’hôpital militaire de Rabat ». Alors que la réalité démontre le contraire !

Échanger sur les conséquences de l’AVC avec Maixent Accrombessi

Depuis le 2 décembre, le Haut représentant spécial d’Ali Bongo séjourne dans la capitale marocaine, à la demande de ce dernier. Seul collaborateur à être autorisé (par le roi marocain) à rendre visite au président dans sa chambre d’hôpital, en dehors d’Hervé Patrick Opiangah, l’un des plus proches conseillers du président, Maixent Accrombessi échange régulièrement avec le malade sur les conséquences d’un accident vasculaire cérébral dont il avait été lui-même victime. Selon une source digne de foi, Maixent Accrombessi fait partie de ceux qui ont estimé que la capitale anglaise n’était pas une bonne destination pour Ali Bongo, suggérant que ce dernier poursuive sa convalescence et sa rééducation au Maroc, pays du Mohamed VI, qui passait ses vacances chez son ami d’enfance Ali qui à son tour préférait le Maroc pour ses vacances. Comme quoi, seuls les collaborateurs loyaux du président gabonais peuvent avoir cette autorisation du Souverain chérifien qui veille sur la santé de son ami comme du lait sur le feu.