Togo: Les médias, outil indispensable pour une élection présidentielle apaisée en 2020

Des journalistes et responsables des médias privés togolais ont été outillés sur leur rôle et responsabilité pour une élection présidentielle apaisée en 2020.
C’était au cours d’un atelier de formation organisé mercredi à Lomé par la Commission nationale indépendante (CENI) en collaboration avec la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication(HAAC).

Deux communications ont permis d’édifier les hommes de médias sur la tâche qui les attend avant, pendant et après l’échéance électorale de 2020. Il s’agit des enjeux et défis de la présidentielle de 2020 et le rôle et responsabilité des médias dans le processus de la présidentielle.

Selon Jean Claude Homawo,cice-président de la CENI, cette rencontre est une occasion pour rappeler aux médias la sensibilité des messages qu’ils publient ou diffusent. «Diffusez des informations justes et objectives. Nous serons toujours à votre disposition pour vous donner les informations dont vous aurez besoin», a t’il martelé.

Jean Claude Homawo a terminé en invitant les journalistes à aider les populations à mieux comprendre et participer citoyennement au processus électoral.
Cette mission qui attend les journalistes s’inscrit dans le cadre de l’élection présidentielle de 2020 prévue du 19 février au 5 mars.

Pour Kasséré Pierre Sabi, membre de la HAAC, « compte tenu de l’enjeu que revêt l’élection présidentielle de 2020 au Togo, il urge que les journalistes sachent qu’il pèse sur leurs épaules une double mission : d’abord en tant que partie prenante au processus, véhiculant le message des candidats ; ensuite le rôle de pacificateur »

Khaled Bonfoh

Bière de mauvaise qualité : La Brasserie BB Lomé prête à en découdre avec la presse

Le mercredi 12 octobre 2019, à 10h 30 TU, Yves Galley doit se présenter à la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (HAAC), suite à une plainte déposée par la Brasserie BB Lomé contre son journal ‘Symphonie’ pour “publication de fausses informations et diffamation”.

Décidément, Thierry Feraud ne lâche pas l’affaire. Après l’exhibition de ses médailles et la nomination des nouveaux “ambassadeurs” de la bière Pils, la Brasserie BB Lomé passe à la vitesse supérieure pour remettre à leur place, ces journalistes qui trouvent que certains produits de la société ne sont pas bons pour la consommation. Mercredi prochain, Yves Galley devra s’expliquer sur le préservatif qu’il a trouvé dans une bouteille de bière. Quant à Carlos Kétohou et son ‘Indépendant Express’, ils devront démontrer pourquoi ils soutiennent qu’il existe sur le marché, une catégorie de Pils frelatée. Ce sera devant la HAAC.

C’est accompagné de l’ambassadeur de France au Togo que le directeur général de la Brasserie, Thierry Feraud, est allé déposer sa plainte au siège  de la HAAC le octobre dernier. Même si le discours officiel à la fin de cette “visite” au siège de l’institution de régulation de la presse a été bien polissé, il est évident que les écrits de la presse intéressent au-delà de cette société française.

Cette plainte contre mon journal est la preuve par neuf que le directeur général de la brasserie est de très mauvaise foi, et reste déterminé à perpétuer les atteintes à la santé publique à travers la distribution des produits impropres à la consommation“, a confié le patron de ‘Symphonie’ à Courrier d’Afrique.

Dans un article publié lundi dernier, ‘La Symphonie’ montrait une bouteille de Lager non décapsulée dans laquelle on voit clairement un préservatif (condom). Une découverte qui en rajoute une couche sur la qualité douteuse voire dangereuse des produits de la brasserie. Avant ça, c’est le journal ‘L’Indépendant Express’ qui, depuis début septembre, attire l’attention des consommateurs sur le danger qu’ils encourent en ingurgitant Pils, la bière la plus consommée au Togo.

L’attitude de la brasserie qui consiste à nous présenter des médailles et distinctions internationales, à s’appuyer sur des grands noms de la musique togolaise pour venir au secours d’un produit décrié par la presse, doit interpeller les associations de défense des droits des consommateurs car il s’agit d’une question de santé publique.