Orientation et insertion professionnelles: Wake Up Mind se réunit à Lomé la semaine prochaine

Une rencontre d’échanges avec les journalistes s’est tenue lundi 7 octobre 2019 à Lomé.

Initiative de l’association Wake Up Mind, cette rencontre est adressée à la jeunesse consciencieuse togolaise dans le but de construire un meilleur avenir.

Il s’agit pour les organisateurs d’annoncer un grand événement dénommé «conférence de consensus». Cette conférence se tiendra le 12 octobre prochain à l’hôtel Eda -Oba à Lomé.

Le président de l’association Wake Up Mind Prince Bertrand met l’accent sur le bien fondé de cette initiative à venir.
On aura des ateliers de consensus où les jeunes vont échanger, discuter, faire des propositions et ensuite remonter auprès des experts pour essayer de les réorganiser“, a-t-il expliqué.

Il assure que des commissions ou des missions d’experts seront mises en place tout au long de l’année pour un suivi efficace des projets qui vont découler de cette conférence.
«On est dans la logique du progressisme qui est de co-construire ensemble. Plusieurs canaux internationaux vont être également explorés pour le financement des différents projets», a ajouté Prince Bertrand.

Wake Up Mind est une association de jeunes panafricains et de journalistes togolais basée au Congo Brazzaville et qui veut s’implanter dans plusieurs autres pays d’Afrique.

Elle oeuvre pour le bien-être de la jeunesse.
Un appel est donc lancé à la jeunesse togolaise pour une participation massive à cette conférence pour qu’ensemble les problèmes puissent être diagnostiqués et résolus.

Khaled Bonfoh

Braquages à Lomé : Interdiction de manifester, que propose-t-on à la place ?

Le pasteur Edoh Komi et son mouvement ne pourront pas manifester demain jeudi 25 juillet 2019 devant le ministère de la Sécurité et de la protection civile. Le sit-in prévu par le Mouvement Martin Luther King (MMLK) a tout simplement été interdit par le ministre en charge de l’Administration territoriale. Pas question donc de manifester ! Mais alors, que propose-t-on pour lutter contre le phénomène des braquages à Lomé?

Depuis un certain temps, les braqueurs font la loi dans les quartiers de Lomé. Que de citoyens blessés ! Que de sommes d’argent emportées par ces individus sans foi ni loi qui reproduisent des scénarios hollywoodiens dans la capitale! Face à l’ampleur du phénomène, le MMLK avec à sa tête son président Edoh Komi préoyait un sit-in demain jeudi 25 juillet 2019 devant le ministère de la Sécurité pour attirer l’attention du maitre des lieux sur l’urgence d’une réponse à la situation.

Mais la manifestation n’aura pas lieu finalement car simplement interdite par le ministre de l’Administration territoriale. « Je porte à votre connaissance que le ministre de la sécurité ne peut pas recevoir une manifestation qui gênerait le fonctionnement normal de ce département et empêcherait ainsi les usagers de ce ministère d’accéder librement à ses différents services. En conséquence, votre manifestation n’est pas acceptée », a indiqué Bayadowa Boukpessi.

La manifestation du pasteur Edoh Komi ne visait qu’à protester contre la série noire des braquages en cours à Lomé et dans ses environs et à attirer l’attention du ministre de la Sécurité sur la nécessité de trouver des solutions urgentes à ce phénomène qui sème la psychose dans les esprits.

Maintenant que les citoyens ne sont pas autorisés à exprimer leur ras-le-bol face à ce phénomène, on est bien curieux de savoir ce que compte faire le gouvernement pour arrêter cette spirale de vols à mains armées.  Au risque de donner l’impression d’être indifférent à la sécurité des citoyens.

 

Togo/Elections municipales : Gérard Adja ou l’architecte d’un nouveau ‘Golfe 7’

Absence d’équipements et de structures d’éducation, manque d’infrastructures sanitaires, déficit de voies d’accès entraînant généralement des inondations avec leur lot de conséquences, absence de centres culturels…, Aflao Sagbado est une commune où tout est à reconstruire. Gérard Adja, fin connaisseur du milieu, vient comme l’architecte d’un nouveau ‘Golfe 7’ qu’il parcourt depuis le lancement officiel de la campagne pour les municipales. Dans un langage simple dépourvu de toute démagogie politique, le candidat en tête de liste du MPDD explique aux électeurs d’Afalo Sagbado tout l’intérêt qu’ils ont à porter leur choix sur sa liste le 30 juin prochain. Courrier d’Afrique lui a posé quelques questions.

Courrier d’Afrique : Gérard Adja, après les législatives infructueuses de 2013 et 2018, vous êtes candidat à la mairie d’Aflao Sagbado. Cette fois va-t-elle être la bonne?

Gérard Adja : Les élections législatives de 2013 et de 2018 peuvent être qualifiées d’infructueuses et à juste titre, à certains égards et par certaines personnes mais  j’ai personnellement une autre lecture de cette situation. Il s’agit pour moi de la malhonnêteté politique et du manque d’intelligence stratégique de nos propres partenaires politiques en 2013, et en 2018 de la méchanceté gratuite de nos adversaires politiques prouvant une fois encore l’acharnement et la persécution contre ma personne. Mais il en faut plus pour entamer ma détermination et me faire abandonner mon combat pour la liberté et la dignité pour le peuple togolais.

Alors cette fois, sera-t-elle la bonne? Je me sens plus que déterminé pour remporter ces élections municipales dans la commune de Golfe 7 c’est-à-dire à Aflao Sagbado et je m’en donne les moyens avec l’engagement de tous mes autres colistiers et colistières. Nous croyons en Dieu pour faire le reste.

Au-delà de votre personne, le MPDD a-t-il des arguments pour ratisser large ?

Notre parti, le MPDD fait depuis quelque temps un travail extraordinaire de remobilisation des citoyens autour de ses valeurs que sont la bonne gouvernance, l’égalité des chances et la prospérité partagée. Ce travail porte ses fruits puisque beaucoup de gens commencent à comprendre que nous sommes dans le vrai quant à notre vision et stratégie politique. Je continue de formater ma propre personnalité pour être une icône que la jeunesse peut considérer comme un modèle en politique quand bien même le contexte togolais est très compliqué pour les acteurs politiques qui peinent à se faire valoir à cause de l’attitude du pouvoir à ne reconnaitre les talents et les valeurs des autres que quand ils sont de son bord politique. Le MPDD est donc très présent dans la bataille et constitue un challenge sérieux pour toutes les autres listes.

Quel est l’essentiel de votre message pour convaincre l’électorat?

Nous avons une vision et un programme pour convaincre les électeurs car nous sommes l’un des rares partis politiques à faire de la décentralisation un sujet d’apprentissage et de formation des militants depuis plusieurs années déjà. Nous avons un programme pour développer  nos communes.

Ce programme touche notamment le renforcement des équipements et des structures de  l’éducation à la base et de la formation professionnelle des jeunes. Notre programme vise également un plan d’aménagement des territoires urbains et prévoit une amélioration dans la gestion de l’environnement surtout l’assainissement et la gestion des ordures. Un plan d’urgence sera mis en œuvre pour régler les problèmes d’inondations qui embêtent certains citoyens à certains endroits de nos communes. Nous voulons promouvoir le développement des activités économiques et commerciales des citoyens à travers l’aménagement du territoire et la construction des rues et des infrastructures d’attraction dans nos communes. Les équipements sportifs seront mis en place pour la promotion des activités sportives dans toutes les disciplines.  Le volet social et culturel n’est pas du reste car un programme de la valorisation de nos cultures et traditions sera mis en œuvre pour permettre à la jeunesse de s’approprier nos valeurs culturelles en y trouvant des sources d’inspiration pour un meilleur épanouissement. La santé pour tous fait partie de nos priorités, il s’agit de doter nos communes des centres de santé modernes et bien équipés  pour assurer une meilleure prise en charge de nos concitoyens pour leurs problèmes de santé. Nous nous engageons en tout cas à fournir de meilleurs services de base à nos concitoyens en matière de  fonctionnement des services publics sur le plan local.

En quelques mots, déclinez-nous les grands axes de votre projet de société.

Au MPDD,  nous aimons les choses bien faites, nous aimons la rigueur,  nous aimons le beau, nous aimons voir tout le monde sourire et épanoui,  confiez-nous vos villes et vos communes et vous verrez un autre visage de notre cher Togo. Nous avons un programme pour développer nos villes, prenez en compte cela et fouillez dans l’histoire des dirigeants de notre parti, tout le monde reconnaitra que nous sommes des meilleurs bâtisseurs.

Quelles vont être vos priorités une fois élu?

Après la passation des services avec les défuntes délégations spéciales, nous allons procéder à un état des lieux et passer ensuite à l’organisation et la mise en place de notre fonction publique municipale. Ce sera dans un plan de transition. C’est la première fois en 32 ans que les citoyens auront des Maires élus pour diriger leurs communes. Nous ferons d’abord de la sensibilisation pour expliquer le rôle des élus locaux et du maire aux citoyens et leur dire quelle est leur implication effective dans le processus de développement de leur commune. Nous mettrons en place les services publics locaux. Nous ferons former les élus locaux sur leurs rôles et le fonctionnement des collectivités locales en leur fournissant des moyens pour l’élaboration des budgets communaux et leurs tâches auprès des habitants de la commune. Nous chercherons les moyens pour apaiser les souffrances des citoyens qui sont sinistrés à cause des dernières pluies diluviennes. Nous ferons sûrement un collectif budgétaire et procéder à la mise en œuvre du plan que nous aurons arrêté pour faire  la transition après ces longues années de délégation spéciale.

À Aflao Sagbado, nous sommes persuadés que nous avons une opportunité à exploiter pour un développement rapide. Lomé est la seule ville-capitale au monde à être située sur une frontière avec un autre pays. Loin de considérer cette situation comme un handicap, nous pensons que c’est un atout majeur qu’il faut exploiter. Nous ferons de notre commune un modèle: sur le plan de l’éducation,  nous comptons revaloriser les écoles primaires officielles en dotant chaque quartier d’une école et chaque école aura des classes suffisantes pour contenir au maximum 50 élèves. Les écoles seront modernisées avec des cantines, des bibliothèques,  des salles de jeu pour les enfants etc.

La commune sera divisée en 4 zones sanitaires dotées chacune d’un CMS moderne avec des laboratoires d’analyses médicales.

Les conditions d’organisation de ces élections vous paraissent-elles transparentes?

Les conditions dans lesquelles ces élections s’organisent ne sont pas des meilleures ; pour autant  nous ne pouvons pas laisser passer cette occasion car ce n’est pas de gaieté de cœur que le pouvoir togolais se résout enfin à faire ces élections locales. Et vu aussi que l’élection présidentielle se fera en mars 2020, il y a de quoi aller  vite si nous ne voulons pas voir le télescopage des difficultés liées aux deux événements. Étant donné que c’est la toute première fois que se déroulent ces élections, beaucoup d’acteurs notamment ceux impliqués dans l’organisation cafouillent un peu. On les comprend. Mais c’est quand les gens malintentionnés cherchent encore à utiliser des méthodes détournées pour prendre le pouvoir même à la base que nous sommes choqués. Ce qui serait vraiment regrettable car notre souhait au MPDD, c’est que les élections locales soient dépouillées de toute considération politique pour permettre une organisation rationnelle des collectivités à la base. Ce qui ne me semble pas être le cas actuellement.

Faure Gnassingbé : « « Le présent forum est la meilleure traduction de la convergence de vues entre l’UE et le Togo »

Enfin le jour J ! Le premier forum économique Togo – Union Européenne (FETU) s’est ouvert ce matin à l’hôtel 2 Février à Lomé.  A l’ouverture, le chef de l’Etat togolais, Faure Gnassingbé a salué la qualité du partenariat entre le Togo et l’Union Européenne et invité à la convergence des énergies pour le développement.

« Le présent forum est la meilleure traduction de la convergence de vues entre la Commission européenne et le gouvernement togolais, sur la nécessité de consolider nos liens, en œuvrant ensemble à promouvoir davantage l’investissement et la création d’emplois, en vue de soutenir la croissance », a déclaré le chef de l’Etat togolais qui mise beaucoup sur cette rencontre d’échanges économique entre investisseurs européens et opérateurs économiques togolais pour financer l’ambitieux Plan national de développement (PND) dont le Togo s’est doté en mars dernier pour le quinquennat 2018-2022.

« Depuis quelques années, nous avons eu recours à l’investissement public pour répondre à nos objectifs de modernisation de l’économie, avec un accent sur la réhabilitation de nos infrastructures. Cela a produit -dans une mesure appréciable- l’effet escompté, en nous permettant de maintenir un taux de croissance stable. Désormais, avec le PND, nous voulons faire plus et mieux, en nous tournant vers le secteur privé dont les leviers restent, en définitive, plus efficaces pour soutenir le développement des secteurs porteurs », a-t-il souligné.

« Je suis très heureux de participer à l’ouverture de cet événement inédit. Je suis ici pour dire que l’UE veut et peut soutenir chacune vos projets de développement », a laissé entendre le vice-président de la Commission de l’UE, Jyrki Katainen, qui prenait également par à la cérémonie d’ouverture du forum qui s’achève demain.

Forum Togo-UE : Plus de 130 projets bancables sélectionnés

Le nombre de projets bancables sélectionnés pour les rencontres B2B lors du forum Togo-UE qui s’ouvre le 13 juin, a déjà dépassé le cap des 130. Alors que la barre était initialement fixée à 100.

Un élargissement de la liste finale qui s’explique, selon le comité d’organisation, par le fort taux de participation à l’appel d’offres, qui a vu plus de 400 projets soumis ainsi que leur qualité globale.

Les initiatives retenues portent sur de nombreux secteurs : agriculture, agroalimentaire, formation, énergie, industries manufacturières, formation, transports et la logistique.

Le comité présidé par Sandra Johnson a déjà pris des mesures pour renforcer les capacités des porteurs de ces projets matures afin de les aider à mieux se défendre lors des rencontres B2B avec les investisseurs européens.

Affaire CAMES / Dodzi Kokoroko : “la vérité émergera en temps utile”

Cela fait trois ans d que Dodzi Kokoroko est à la tête de l’Université de Lomé. Trois ans au service de la modernisation du campus de Lomé, mais aussi trois ans de galère faite de coups bas et d’accusations les unes aussi hallucinantes que les autres dont cette fameuse affaire dite “affaire CAMES”.

Dans une interview au site officiel de l’Université de Lomé, Pr Dodzi Komla Kokoroko est revenu sur cette affaire dans laquelle lui et d’autres de ses collègues ivoiriens et béninois sont amenés à comparaître devant la Commission d’Éthique et de Déontologie du Conseil Africain et Malgache de l’Enseignement Supérieur.

“J’ai déjà été arbitrairement condamné avant même l’ouverture de toute instruction devant la Commission d’Éthique et de Déontologie du CAMES. Etant juriste et politiste, je refuse simplement que mes droits élémentaires soient relégués à la périphérie”, a confié le Professeur titulaire au site officiel de l’UL.

“Je ne demande pas de faveur car je suis gravement et intelligemment responsable de mes actes ! Il y a beaucoup de mensonges drapés dans des oripeaux de vérité, des faux, des non-dits, des clairs obscurs. Heureusement, et sous réserve de consacrer le délit de jeunesse, je reste digne, fier et debout !”, assure-t-il avant d’ajouter que “la vérité émergera en temps utile car le droit, rien que le droit et tout le droit sera dit !”

(Crédit photo : site officiel de l’Université Lomé)

Forum Togo-UE : la date limite de soumission des projets reportée au 12 mai

Initialement prévue pour ce 30 avril, la date limite de soumission des projets pour la recherche de partenariat dans le cadre du Forum Togo-UE (FETUE), est repoussée jusqu’au dimanche 12 mai 2019.

Le report fait suite aux sollicitations exprimées par les acteurs du secteur privé togolais, principaux concernés par cet appel qui vise à sélectionner 100 projets bancables destinés à être présentés aux investisseurs européens lors du forum.

Les opérateurs économiques pourront bénéficier pendant cette période de report, d’un accompagnement dédié dans le montage de leurs dossiers, annonce le comité d’organisation.

En rappel, le forum, organisé conjointement par le gouvernement, la délégation de l’Union européenne au Togo et le secteur privé national, est prévu pour les 13 et 14 juin à Lomé.

Source: Site officiel du gouvernement togolais

Forum Togo-UE : 300 investisseurs européens attendus à Lome les 13 et 14 juin

C’est une grande première ! Les 13 et 14 juin prochains, Lomé accueille le premier forum économique Togo-UE. Deux jours durant lesquels des centaines d’investisseurs européens échangeront avec le Togo sur les opportunités d’affaires entre Lomé et Bruxelles.

Placé sous le haut atronage du président togolais Faure Gnassingbé, et avec la participation de Jyrki Katainen, vice-président de la Commission Européenne pour l’emploi, la Croissance, l’Investissement et la Compétitivité, ce Forum est l’une des plus importantes rencontres d’affaires de l’histoire économique du Togo.

La rencontre offre aux investisseurs togolais et européens  une occasion exceptionnelle de rencontre et d’échanges  entre de grandes personnalités et des  investisseurs  de renom du monde des  affaires européens et togolais, des décideurs politiques, des banquiers et financiers,  des patrons des institutions financières africaines et sous régionales, des patrons de fonds d’investissement, des partenaires académiques et de développement soutenant la croissance économique et le développement au Togo, cette terre d’opportunités maintenant ouverte aux affaires.

Environ 400 participants dont 300 investisseurs des 28 Etats membres de l’Union européenne  et du Togo y compris la diaspora togolaise sont attendus à ce forum pour explorer les opportunités d’investissement et de partenariat entre le Togo et l’Union Européenne.

Organisé après le lancement en mars du Plan de Développement National (PND) 2018-2022 par Faure Gnassingbé, le forum économique Togo-UE vient rallonger la liste des grandes rencontres que le Togo abrite ces dernières années, du sommet de l’Union Africaine sur la sécurité et la sûreté maritimes au forum AGOA en passant par le sommet de la CEDEAO.

Blanchiment de capitaux et terrorisme: Le GIABA en réunion à Lomé

Comment se présente la situation en matière de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme au niveau de chaque Etat membre du GIABA? La question est au cœur de cette réunion ouverte mardi à Lomé. Mais plus concrètement, les participants seront sensibilisés aux changements récents apportés aux normes du Groupe d’action financière (GAFI). Cette rencontre se veut également une plate-forme de partage d’expériences et de bonnes pratiques sur les questions de LBC/FT ; sans oublier la promotion de la coopération, la coordination et la mobilisation au sein et entre le gouvernement et les entités déclarantes sur la manière de mettre efficacement en œuvre les mesures préventives de LBC/FT.

Le rendez-vous de Lomé devra par ailleurs déboucher sur le lancement officiel de l’Association régionale des responsables de la conformité ainsi qu’à la mise en place, du Forum consultatif du Secteur privé du GIABA.

Beaucoup d’efforts restent à faire…

Malgré les efforts consentis par les différents Etats en matière de lutte contre l’argent sale et le financement du terrorisme, on note des manquements qui “constituent un défi majeur pour les dispositifs de lutte mis en place dans la sous-région“, selon le directeur de cabinet du ministre togolais de l’Economie et des finances, Kossi Tofio, qui à l’ouverture des travaux, a peint un tableau peu reluisant de la situation dans l’espace CEDEAO.

Durant quatre jours, les participants (directeurs en charge de la supervision, cadres en charge de la conformité dans les cellules de renseignement financier, responsables de la conformité des institutions financières et des entreprises et professions non financières désignées) vont échanger sur des thématiques comme les normes internationales pertinentes, l’évaluation des risques et l’approche basée sur les risques, les défis liés aux informations et les différentes formes de coopération dans la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme.

La réunion de Lomé est d’autant plus importante qu’elle permettra également de mettre en place un réseau et le forum consultatif GIABA/Secteur privé qui devrait, à en croire Dr Bruno Nduka, directeur des programmes et projets du GIABA, “servir d’un cadre permanent pour en savoir davantage sur les perspectives du secteur privé face à certaines exigences de la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme”.

Environ 50 milliards de dollars Us, soit un peu plus de 26. 600 milliards de Fcfa, c’est le volume des mouvements financiers que brassent les réseaux de trafics illicites chaque année en Afrique de l’ouest. Ces flux financiers échappent complètement aux systèmes de contrôle officiels, et représentent non seulement des pertes énormes pour les économies mais menacent également la paix et la stabilité de la sous-région. La réunion du GIABA à Lomé n’est donc pas une réunion de trop!

 

Université de Lomé : Dodzi Kokoroko a-t-il vraiment mis en place un plan d’escroquerie au CIC?

Décidément, le fauteuil qu’occupe actuellement Dodzi Kokoroko à l’Université de Lomé n’est point du tout enviable! Le président du premier temple du savoir du Togo est en proie à une vague de critiques et d’accusations depuis sa nomination à ce poste, au point de faire dire à ses sympathisants qu’il est plutôt victime d’une campagne de dénigrement orchestrée à son encontre par ses détracteurs.

La dernière affaire dans laquelle le nom du professeur agrégé en droit public est cité est celle qui concerne les inscriptions au Centre informatique et de calcul (CIC) de l’Université de Lomé. Tout est parti d’une publication sur les réseaux sociaux d’un ‘article’ qui épingle Dodzi Kokoroko l’accusant d’avoir mis en place, avec la complicité du directeur du CIC, un plan d’escroquerie aux fins de soutirer de l’argent aux étudiants désirant s’inscrire à cette prestigieuse école de l’UL.

Mais qu’en est-il concrètement? Pourquoi le site du CIC était-il entre-temps inaccessible ? Est-ce vrai qu’il est demandé aux étudiants de verser une somme d’argent pour se faire aider à s’inscrire ? Une démarche auprès du CIC nous convainc du contraire.

En effet, la direction du CIC reconnaît que le site internet de l’école a dû être inaccessible à cause d’un problème de connexion général. Ce qui n’a pas permis aux étudiants de s’inscrire en ligne. Ainsi, nous confie un employé de l’école, pour pallier cette situation, la direction du CIC a dû reporter la date limite des inscriptions initialement prévue le mercredi 21 novembre.

Le directeur (du CIC, ndlr) a donc dans la foulée, mis sur pied une salle au CIC pour aider gratuitement les étudiants. J’insiste sur le mot ‘gratuitement’ car aucun sou n’a été exigé d’aucun étudiant pour l’aider à s’inscrire“, nous confie ce fonctionnaire du CIC rencontré à tout hasard dans les couloirs de l’école.

Moi, c’est un ancien étudiant du CIC qui m’a aidé à m’inscrire cette semaine. Ils (anciens étudiants du CIC, ndlr) sont là pour aider les bacheliers que nous sommes”, raconte Jacques, un bachelier qui venait de faire son inscription.

En fait, le CIC, compte tenu de la mauvaise connexion internet, a mobilise ses étudiants pour aider les nouveaux bacheliers à s’inscrire. Et tout cela se fait gratuitement“, renchérit le responsable d’une association étudiante, qui affirme être entré en contact avec la direction du CIC pour en avoir le cœur net depuis la publication sur internet de la rumeur qui incriminait le Président de l’Université et le directeur du CIC.

Depuis sa nomination à la Présidence de l’Université de Lomé, Dodzi Kokoroko a souvent fait l’objet d’accusations et de critiques les plus acerbes. “Un dictateur à la tête de l’Université de Lomé” pour certains, “un suppôt du pouvoir de Lomé” pour d’autres, “une agrégation en droit public obtenue dans des conditions opaques” pour d’autres encore, les détracteurs du plus jeune agrégé de droit public du Togo ne tarissent pas d’imaginations pour s’attaquer à celui que la plupart des étudiants considèrent plutôt comme l’artisan de la modernisation de l’Université de Lomé. Comme quoi, le fauteuil dans lequel est assis le natif de Womé est peu enviable.