Gabon: A qui profite l’état de santé du président Bongo?

De la surveillance médicale à la rééducation, Mohamed VI impose désormais ses vues sur l’ensemble de tout ce qui a trait avec son ami d’enfance, Ali Bongo Ondimba. C’est Abdelaziz Maaouni, médecin personnel du Souverain marocain, qui assure la surveillance médicale du président gabonais arrivé dans la capitale marocaine le 1er décembre sur insistance du roi. Et depuis, tous les autres praticiens déjà consultés par la famille Bongo sont tout simplement écartés.

L’influence de Mohamed VI sur le dossier Ali Bongo va au-delà de l’aspect médical. Récemment, des images du locataire du palais du bord de mer de Libreville dans sa chambre d’hôpital ont font le tour du monde.

Tout le monde ne peut plus voir le président

Présent à Rabat depuis le 1er décembre, le porte-parole de la Présidence gabonaise,  Ike Ngouoni Aila Oyouomi, est resté cloitré dans son hôtel. Brice Laccruche Alihanga ne connaîtra pas non plus un meilleur sort. Le directeur de cabinet présidentiel a dû séjourner dans la villa de Noureddine Bongo, le fils aîné du président gabonais, refusant la chambre que lui avait réservée le roi au ‘Jardin des Roses’ l’hôtel Sofitel de Rabat où sont logés les autres officiels gabonais.

A son retour dans la capitale gabonaise après un séjour de quelques jours à Londres, la Première dame, Sylvia Bongo a exigé que Park Sang Chul alias Monsieur Park, le garde du corps sud-coréen du président quitte la chambre d’hôpital d’Ali Bongo. Mais alors, pourquoi cette implication personnelle du Souverain marocain ?

Mettre un ami d’enfance à l’abri des ‘vautours’

L’annonce de l’accident vasculaire cérébral dont il est victime le 24 octobre dernier à Riyad, a suscité une vague de réactions au Gabon et à travers le continent, avec des rumeurs aussi folles que diversifiées, certains donnant même pour mort le président. Si dans les rangs de l’opposition ainsi dans une frange de l’opinion nationale gabonaise, ces réactions sont compréhensibles,  l’attitude de l’entourage du chef de l’Etat  est simplement sidérante !

Certains collaborateurs du président n’ont pas attendu une seule seconde pour vendre la peau de l’ours avant de l’avoir abattu. Et tous les moyens sont bons pour y parvenir. Pressés de tourner la page Bongo, ces vrais-faux amis ont fait (et continuent de le faire) de la désinformation et de l’intox, leur première arme de combat. Dans la foulée, des journaux – essentiellement des sites internet – ont été montés de toutes pièces avec des titres ronflants et des contenus au ton diffamatoire à l’encontre des collaborateurs les plus fidèles du chef de l’Etat. Certaines rumeurs sur la supposée hémiplégie du président gabonais dont il a été même raconté qu’il « a perdu toutes ses facultés au point de ne plus jamais pouvoir diriger le Gabon » sont le fruit de l’imagination fertile de ces mercenaires de la plume au service des ingrats nourris au petit lait du palais. Ces thuriféraires de la cour ont même raconté sur le Haut représentant spécial du chef de l’Etat, Maixent Accrombessi, qu’il aurait été « chassé de l’hôpital militaire de Rabat ». Alors que la réalité démontre le contraire !

Échanger sur les conséquences de l’AVC avec Maixent Accrombessi

Depuis le 2 décembre, le Haut représentant spécial d’Ali Bongo séjourne dans la capitale marocaine, à la demande de ce dernier. Seul collaborateur à être autorisé (par le roi marocain) à rendre visite au président dans sa chambre d’hôpital, en dehors d’Hervé Patrick Opiangah, l’un des plus proches conseillers du président, Maixent Accrombessi échange régulièrement avec le malade sur les conséquences d’un accident vasculaire cérébral dont il avait été lui-même victime. Selon une source digne de foi, Maixent Accrombessi fait partie de ceux qui ont estimé que la capitale anglaise n’était pas une bonne destination pour Ali Bongo, suggérant que ce dernier poursuive sa convalescence et sa rééducation au Maroc, pays du Mohamed VI, qui passait ses vacances chez son ami d’enfance Ali qui à son tour préférait le Maroc pour ses vacances. Comme quoi, seuls les collaborateurs loyaux du président gabonais peuvent avoir cette autorisation du Souverain chérifien qui veille sur la santé de son ami comme du lait sur le feu.

Mondial 2030: le Maroc annonce déjà sa candidature

Le Maroc a-t-il déjà digéré sa déception après l’attribution de la coupe du monde de football 2026 au trio Mexique/Usa/Canada? En tout cas, le royaume chérifien veut encore tenter sa chance. Pour le Mondial 2030, la Fédération royale marocaine de football a déjà annoncé que le pays sera candidat à l’organisation.

Quatre fois candidat malheureux  pour l’organisation de la compétition, le Maroc, qui a cru jusqu’au bout aux chances de sa cinquième candidature à l’organisation d’une Coupe du monde, a encore échoué mercredi face au trio Mexique/Usa/Canada pour le mondial 2026.

Cette fois sera-t-elle la bonne? La Chine est aussi un candidat sérieux qui a toutes les chances de l’emporter devant le Maroc.

Mondial 2026: la colère du Maroc contre les pays musulmans et arabes!

Il souffle actuellement sur le Maroc, comme un air de trahison. Si l’attribution du Mondial-2026 au trio USA/Canada/Mexique a suscité mercredi une grande déception, et de l’amertume, au Maroc, un outsider qui a cru jusqu’au bout aux chances de sa cinquième candidature à l’organisation d’une Coupe du monde, l’indignation est d’autant plus forte que sept pays arabes au total, pour la plupart considérés comme des alliés, ont voté pour le dossier américain.

Le Maroc y croit“, “Et si le Maroc créait la surprise?“… Les journaux marocains n’ont pas manqué d’imagination jusqu’à ce mercredi matin. Tout le Maroc y avait cru. Mais au final, et comme en 1994, 1998, 2006 et 2010, le royaume chérifien a encore vu l’organisation du Mondial lui glisser entre les doigts. “J’ai ressenti de la tristesse au moment de l’annonce“, résume l’ancien international marocain Abdelkrim El Hadrioui.

Si cet échec fait mal aux Marocains, la « trahison » de la part des pays arabes et musulmans  est ressentie comme un poignard dans le dos, à travers tout le royaume. Au cœur des commentaires les plus acerbes, le vote de l’Arabie Saoudite, grand allié du Maroc, qui a, selon la presse locale, “mené une campagne tous azimuts” en faveur de “United 2026“. En avril, la Ligue arabe avait annoncé son soutien à la candidature marocaine.  “Dieu préserve-moi de mes amis, mes ennemis je m’en occupe. Suivez mon regard“, avait raillé avant le vote Moncef Belkhayat, membre du comité de candidature marocain et ancien ministre des Sports.

Les Etats-Unis comptent un nouvel Etat. Il est arabe et musulman, corvéable à souhait et on y adore planter des couteaux dans le dos de ses amis en se cachant derrière des puits de pétrole“, avait asséné sur twitter Samira Sitaïl, dirigeante de la chaîne publique 2M.

Le Maroc mettait en avant sa géographie compacte, au carrefour de deux continents, l’Europe et l’Afrique, passionnés par le ballon rond, en promettant des matches dans le même fuseau horaire dans un rayon de 550 km autour de la capitale économique Casablanca.

Son dossier n’avait pas convaincu les experts de la task-force envoyés sur le terrain par la Fifa, qui lui avaient récemment attribué une note moyenne de 2,7 sur 5, soit à peine plus que le minimum requis (2 sur 5).

Quatre fois candidat malheureux à l’organisation (en 1994, 1998, 2006 et 2010), le royaume espérait devenir le deuxième pays du continent, après l’Afrique du Sud en 2010, à accueillir l’événement, pour sa première édition à 48 équipes.