Pédophilie au sein de l’église catholique: Après la grossesse, la dot

Après la publication de notre premier article sur ce dossier, beaucoup de nos lecteurs sont bien curieux d’en savoir davantage sur l’identité du dignitaire catholique pédophile ainsi que la paroisse sur laquelle il officie en tant que laïc. Nous n’avons pas souhaité répondre favorablement à cette requête devenue insistante car l’objectif de cette publication n’est pas de porter atteinte à l’image du clergé catholique ni de livrer l’auteur de l’acte à la stigmatisation. Il s’agit purement et simplement d’attirer l’attention des organisations de défense des droits de l’enfant sur cet état de chose qui compromet les études de cette collégienne.

Tout a commencé en juillet dernier lorsque les parents d’Akofa (nom fictif) ont décelé des signes de grossesse chez leur fille, élève en classe de 5e dans un collège privé sis à Kohé, quartier situé dans la banlieue nord-ouest de Lomé. Comme nous l’expliquions précédemment, Akofa est tombée dans la trappe de ce sexagénaire alors qu’elle se rend souvent à son domicile où il vit seul pour les tâches ménagères.

Aux dernières nouvelles, Monsieur E. a payé la dot de la petite Akofa. La Bible dit dans Exode 22: 16 que “si un homme séduit une vierge qui n’est point fiancée, et qu’il couche avec elle, il paiera sa dot et la prendra pour femme”. Sur ce point, ce monsieur a fait ce qui est juste aux yeux de Dieu. Mais, lorsqu’il s’agit d’une mineure qui n’a que 16 ans et qui doit abandonner ses études à cause de la grossesse, il y a de quoi susciter l’indignation. Car au regard de la loi togolaise, cette pratique est punie

Source: L’Échiquier N°34 du 5 novembre 2020