Présidentielle au Togo: le PDP votera le candidat qui ne dissoudra pas l’Assemblée nationale

Cette tournée a permis au président à Innocent Kagbara d’expliquer les raisons de l’invalidation de sa candidature par la Cour constitutionnelle.

Quant au scrutin du 22 février, Innocent Kagbara ne soutiendra que le candidat qui accepte de négocier l’alternance avec le parti UNIR et qui promet de ne pas dissoudre le parlement actuel.

“Nous avons dit à nos militants que nous n’avons pas d’objectif dans l’immédiat. Nous leurs avons dit que celui que nous allons voter doit avoir un projet de société dont la mise en œuvre garantit l’éducation et la santé pour tous”, a t’il confié mercredi à la presse.

La campagne électorale a démarré commence jeudi 6 février avec 7 candidats en lice pour le premier tour des élections prévu le 22 février.

Khaled Bonfoh

Togo: Jean Emmanuel Gnagnon, un rêve brisé?

“La CENI a refusé d’enregistrer notre candidature au motif que le dossier est incomplet et qu’il manquerait le récépissé justifiant le versement du cautionnement du montant de vingt millions de FCFA prescrit par les dispositions de l’article 155 du code électoral”, écrit Dr Jean Emmanuel Gnagnon dans une réaction à chaud sur sa page Facebook.

Le candidat déclaré de ‘Restauration Togo’ accuse la CENI d’avoir violé l’esprit de la loi électorale en ce sens que les cas pratiques et la jurisprudence au Togo veulent que c’est après validation des dossiers par l’autorité électorale que “les candidats retenus passent au Trésor public pour s’acquitter du montant”.

Le jeune enseignant de Lettres pour qui cette situation viole la loi et rompt l’égalité “entre les candidats”, entend se pourvoir devant la cour constitutionnelle pour plaider sa cause. Il se dit “serein et compte sur l’impartialité de la cour constitutionnelle à cet effet”.

C’est en novembre 2016 que Jean Emmanuel Gnagnon a été révélé au grand public à l’occasion de la création des Forces Démocratiques pour la République (FDR), un parti fondé par Paul Dodji Apevon qui venait de quitter le Comité d’action pour le renouveau (CAR) dont il était le président jusqu’à la rupture avec son mentor Yawovi Agboyibo. Dr Gnagnon se voit confier le poste stratégique de commissaire chargé de la communication des FDR.

En juin 2019, il est élu conseiller municipal, adjoint au maire dans les Lacs. À la surprise générale, il annonce son départ des FDR pour une “nouvelle mission”, certainement celle de devenir président de la république du Togo tant son assurance d’être élu le 22 février a suscité beaucoup d’admirateurs mais aussi de pourfendeurs.

Rêve définitivement brisé pour Jean Emmanuel Gnagnon du moins pour cette année 2020? L’ancien poulain de Me Apevon se dit confiant en la cour d’Aboudou Assouma.

Ambroise DAGNON

Togo | Présidentielle 2020: Dix dossiers retenus en attendant

L’autorité électorale annonce avoir enregistré au total dix dossiers de candidatures “provenant des partis politiques, des regroupements de partis politiques et des candidats indépendants”.

La CENI se félicite du bon déroulement de cette phase de sa mission et annonce qu’elle procédera, “en application des dispositions de l’article 154 du Code électoral, à l’examen préliminaire de l’ensemble des dossiers enregistrés, qui seront transmis au ministère de l’Administration territoriale” pour la suite du processus.

Plusieurs dossiers n’ont pas été acceptés par la CENI pour défaut de versement du cautionnement fixé à 20.000.000 FCFA.

Voici les 10 candidatures enregistrées par la CENI

1- Jean Pierre Fabre (ANC )

2- William Georges Kouessan (Santé du Peuple )

3- Agbéyomé kodjo (MPDD)

4- Kodjovi Thon (Nouvelle Vision, indépendant )

5- Komi Wolou (PSR)

6- Innocent Kagbara (PDP)

7- Mouhamed Tchassona Traore (MCD)

8- Faure Gnassingbé (UNIR)

9- Aimé Gogue (ADDI)

10- Afiwa Kpetikloe (Les Progrès, indépendant)

Présidentielle 2020: Pourquoi tant de mystère autour du candidat d’UNIR?

Dans trois jours, la Commission électorale nationale indépendante (CENI) va clôturer les dépôts de dossiers de candidature à l’élection présidentielle du 22 février. Si l’organe de gestion des élections au Togo affirme ne pas encore avoir reçu de dossier officiel malgré le retrait de 24 formulaires de candidature, le cas du candidat du parti au pouvoir continue de faire débat.

S’il a habitué les Togolais aux annonces de dernière minute, le silence de Faure Gnassingbé quant à sa probable candidature à la présidentielle de cette année est une curiosité. Pour certains, le président togolais, au pouvoir depuis quinze ans, sera bel et bien au rendez-vous du 22 février. Sa fameuse phrase – en vernaculaire – prononcée lors du lancement officiel du rapport pays Doing Business l’année dernière serait une déclaration de candidature. “Je pense déjà à l’année prochaine (2020, ndlr). Ne me couvrez pas de honte”, avait lâché Faure Gnassingbé.

D’autres, embêtés par un possible quatrième mandat du chef de l’État togolais, pensent qu’il serait sous pression et qu’il pourrait renoncer à se présenter à cette élection. Pour les défenseurs de cette thèse, la France d’Emmanuel Macron ne serait pas favorable à un quatrième mandat du fils de Gnassingbé Éyadéma. Ils estiment même que des chefs d’État des pays de la CEDEAO seraient contre cette idée. Ils ajoutent que, même dans le camp présidentiel, il y aurait des remous quant à celui qui doit porter l’étendard bleu pour le scrutin à venir. On évoque le nom d’Emmanuel Kodzo Adédzé, l’actuel ministre chargé du commerce, comme le choix de Faure Gnassingbé pour être son dauphin. Un choix que les caciques du pouvoir auraient rejeté. Et les supputations vont bon train.

C’est dans cette foulée que les réseaux sociaux annoncent un congrès du parti UNIR pour ce dimanche 5 janvier 2020 dans la ville de Kara (plus de 400 km au nord de Lomé) pour acter la candidature de Faure Gnassingbé. Mais aux dernières nouvelles, et toujours selon les médias sociaux, le congrès annoncé et qui aurait drainé une foule immense de cadres du parti, aurait été reporté voire annulé. La désignation devrait se faire en toute discrétion, croit savoir le confrère Atlanticinfos.com.

Dans cet embrouillamini, il est difficile de faire confiance à quelque information que ce soit. Une certitude cependant, l’annonce de la candidature de Faure Gnassingbé cette année ne se fera pas comme un couteau dans du beurre. L’idée même d’une quatrième candidature de “l’homme simple” courrouce l’opposition et une frange de la population qui y voient de la “provocation”. Par ailleurs, Faure Gnassingbé et Yahya Jammeh étaient les seules curiosités de l’espace CEDEAO où l’expérience de l’alternance a été faite par tous les pays. Mais depuis 2017, le Gambien a surpris le monde entier laissant seul, son ex-homologue togolais, sur ce chemin que même Pierre Nkurunziza ne veut plus emprunter.

Ambroise DAGNON

Présidentielle 2020: Le CAR suspend sa participation aux activités de la CENI

Le Comité d’action pour le renouveau (CAR) ne participera pas à l’élection présidentielle du 22 février. Le parti de Me Yawovi Madji Agboyibo a réaffirmé cette position à l’occasion de son conseil national qui se tient depuis samedi matin à Lomé.

Le CAR dénonce les conditions d’organisation du scrutin. En conséquence, Yawovi Agboyibo et sa formation politique rappellent les représentants du CAR à la Commission électorale nationale indépendante (CENI) et dans les Commissions électorales locales indépendantes (CELI).

Quant à la candidature unique de l’opposition à cette élection, on attend la déclaration finale de ce conseil pour connaître la position du parti du Bélier de Kouvé.

Agbéyomé Kodjo : « Si par des moyens détournés, Faure est déclaré vainqueur, il trouvera le peuple sur son chemin»

A quelques mois de l’élection présidentielle, Gabriel Messan Agbéyomé Kodjo multiplie ses sorties. L’ancien Premier ministre estime qu’il est indispensable d’aller à un dialogue politique avant la tenue du scrutin que l’opposition pourrait, selon lui, remporter si elle présente un candidat commun contre celui du pouvoir.

Invité ce lundi matin dans ‘Audi Actu’ sur Victoire FM, le président du Mouvement patriotique pour la démocratique et le développement (MPDD) a abordé certains points du processus électoral en cours, des points qu’il considère conflitogènes. Parmi eux, la composition de la Cour constitutionnelle. En effet, en vertu de  l’article 100 du nouveau code électoral adopté en mai 2019, le Sénat pourvoit deux membres sur les neuf que compte la Cour. Or, le parlement togolais ne dispose à l’actuelle que d’une seule chambre. Dans le même temps, l’article 155 de la Constitution qui donnait le pouvoir à l’assemblée nationale de jouer le rôle du sénat, a été abrogé. Par ailleurs, les élections régionales n’ayant pas encore été organisées, il devient difficile d’avoir les deux membres de la Cour constitutionnelle.

Pour toutes ces raisons et bien d’autres encore notamment la nécessaire recomposition de la Commission électorale indépendante, la formation des opérateurs de saisie (OPS), Agbéyomé Kodjo demande l’ouverture d’un dialogue politique inclusif pour baliser la voie à une élection acceptable par tous.

Lorsque les conditions d’un scrutin transparent seront réunies, pense M. Kodjo, alors le rêve de l’alternance peut devenir réalité en 2020. Mais à un prix ! « Si nous y allons à 4 ou 5, nous serons battus par Faure Gnassingbé avant le scrutin », prévient-il. « Si c’est Jean-Pierre Fabre ou Tikpi Atchadam ou un autre qui est désigné candidat unique de l’opposition, mon parti et moi nous alignerons derrière lui. Si c’est moi qui suis ce candidat unique, que les autres s’alignent derrière moi ».

« Si toutes ces conditions sont réunies, il n’y a pas de raison que Faure Gnassingbé soit réélu en 2020. Mais si par des moyens détournés, il est déclaré vainqueur, il trouvera le peuple sur son chemin. Et il ne pourra pas tenir longtemps car on ne peut indéfiniment manipuler le peuple », avertit l’ancien ministre de l’intérieur.

Ambroise DAGNON

 

Présidentielle 2020 : Le PDP contre l’idée d’une candidature unique de l’opposition

Après plusieurs partis politiques de l’opposition, c’est au tour du Parti Démocratique Panafricain (PDP) d’effectuer sa rentrée politique. Les  responsables du parti étaient devant la presse ce lundi 28 juin 2019 à Lomé.

L’idée est de dévoiler à la presse d’une part la vision et les perspectives du parti dans le cadre des élections présidentielles de 2020 et d’autre part les informer des intentions et la désignation du potentiel candidat à ce scrutin.

Les discussions ont essentiellement porté sur le résumé des récentes activités menées par le PDP et sa position actuelle dans la vie politique du pays.

En ce qui concerne les échéances électorales à venir, la position du leader Innocent kagbara est très claire: «non à la candidature unique».

Pour lui, le scrutin à 2 tours est le meilleur moyen et offre une meilleure compétition.
«On va pouvoir mieux s’implanter et soutenir le candidat de l’opposition qui aura le plus de voix», a expliqué Innocent Kagbara.

Innocent Kagbara est le candidat désigné par le bureau national du PDP. Il sera investi lors d’un congrès dans les prochaines semaines.

Khaled Bonfoh

Présidentielle 2020: Kodjovi Thon veut redonner espoir à la jeunesse

Les responsables du Mouvement Nouvelle Vision (NOVI) ont organisé samedi une rencontre d’échanges avec leurs membres et sympathisants. Plusieurs centaines de jeunes venus du Togo et de la diaspora y ont pris part à l’Agora Senghor de Lomé.

La rencontre a essentiellement porté sur les échéances électorales à venir, notamment les principes et les valeurs que prône le leader du mouvement Kodjovi Aubin Thon.

Selon lui, l’élection présidentielle prochaine constitue une opportunité pour libérer le peuple togolais et trouver des solutions à ses aspirations. «L’élection présidentielle portera ses fruits. Nous parviendrons à construire un pays socialement uni et économiquement fort avec une politique nationale digne», a t’il laissé entendre.

La soirée a également été marquée par diverses distinctions toujours dans le souci d’inciter les anciens et nouveaux “ambassadeurs Dr Thon” à la construction d’un Togo soudé et prospère à travers la création d’opportunités d’emploi et d’investissements.

Kodjovi Aubin Thon fait partie de la dizaine candidats déjà déclarés la présidentielle de 2020. Le devenir de la nation et l’avenir de la jeunesse sont au centre de son projet de société.

Khaled Bonfoh