Rwanda/Global Gender Summit: Le lancement de la plateforme 50MAWSP, une des activités phares du sommet

Kigali abrite  du lundi 25 au mercredi 27 Novembre 2019, le Sommet Global sur le Genre. La cérémonie d’ouverture de cette importante rencontre consacrée à l’équité et à l’égalité du Genre, a connu la présence de plusieurs personnalités du continent africain notamment le Président Paul Kagame du Rwanda, la Présidente Sahle-work Zewdi de l’Éthiopie, le Président Moussa Faki Mahamat de la Commission de l’Union Africaine, le Président Adesina Akinwumi de la Banque Africaine de Développement et plusieurs membres de gouvernements et Ministres en charge du Genre de plusieurs pays africains..

Ce sommet connaît aussi la participation de la CEDEAO, en tant que partenaire et institution régionale en charge de la mise en œuvre du projet 50 Millions de Femmes Africaines ont la Parole dans les 15 pays de l’Afrique de l’Ouest..

Durant les 3 jours de ce sommet, plusieurs thematiques seront debattues notamment l’identification des voies et moyens pour accompagner l’autonomisation des jeunes filles et des femmes dans les pays africains.

Le lancement continental de la plateforme 50MAWSP aura lieu au 2eme jour du sommet, plus précisément le mardi 26 novembre en présence des officielles, des participants et des femmes entrepreneures venus de plusieurs pays d’Afrique.

Rwanda : Un pasteur américain arrêté pour avoir traité les femmes de « démons »

La police rwandaise a arrêté ce lundi 7 octobre un missionnaire évangélique américain pour trouble à l’ordre public. Alors qu’il s’apprêtait à donner une conférence de presse au sujet de sa radio et son église fermées par Kigali il y a un an, le pasteur Gregg Schoof a été interpellé avec son fils et deux journalistes.

Tout est parti d’un  sermon radio durant lequel le présentateur avait qualifié les femmes de « démons ». De quoi provoquer le courroux de l’autorité des médias qui a alors  suspendu la radio et demandé au pasteur de payer une amende et de s’excuser, ce qu’il a refusé, expliquant que les propos avaient été sortis de leur contexte. Sa radio et son église ont alors été interdites et son visa n’a pas été renouvelé.

Ce lundi soit près de deux ans après, alors qu’il devait bientôt quitter le pays avec sa famille, Gregg Schoof a tenté une ultime conférence de presse pour dénoncer l’attitude des autorités rwandaises. Il a aussitôt été arrêté, avec son fils et deux journalistes. Selon le porte-parole de la police, il a été interpellé pour avoir organisé une réunion illégale avec des journalistes dans un espace public et sans autorisation.

Ce missionnaire, qui vit au Rwanda depuis 15 ans, n’en est pas à sa première confrontation avec le gouvernement. Il avait notamment critiqué l’enseignement de la théorie de l’évolution dans les écoles, la distribution de préservatifs et l’assouplissement des restrictions concernant l’avortement.

L’année dernière, Kigali a fermé près de 6000 et églises et mosquées, officiellement parce qu’elles n’étaient pas conformes aux normes de sécurité.

 

Rwanda: Arrivée d’un premier groupe de réfugiés africains venus de Libye

Un groupe de 66 Africains est arrivé jeudi soir à Kigali en provenance de Libye, dans le cadre d’un programme qui pourrait voir le Rwanda accueillir des milliers de migrants évacués de ce pays plongé dans le chaos, a annoncé le Haut Commissariat aux réfugiés de l’ONU (HCR).

Début septembre, Kigali a signé un accord avec l’Union africaine et le HCR pour accueillir des réfugiés et demandeurs d’asile africains bloqués en Libye.

Le Rwanda, qui compte 12 millions d’habitants, s’est dit prêt à accueillir jusqu’à 30.000 personnes.
“Ils viennent d’atterrir!” a tweeté jeudi le HCR à propos du premier groupe de réfugiés, constitué de mineurs isolés, de mères célibataires et de familles.

La plus petite passagère était un bébé de deux mois, née en Libye de parents somaliens.

Un autre avion avec 125 personnes est prévu mi-octobre, a indiqué à l’AFP un reponsable de l’ONU.
Les réfugiés seront accueillis dans un centre de transit avant d’être réinstallés en plusieurs points du territoire rwandais ou rapatriés, s’ils le souhaitent, dans leur pays d’origine.

La Libye, plongée dans le chaos et la guerre depuis la chute du régime du colonel Kadhafi en 2011, est un pays de transit pour les migrants subsahariens qui veulent gagner l’Europe en empruntant la route maritime meurtrière de la Méditerranée. En attendant de passer, ils travaillent en Libye ou se retrouvent coincés dans des centres de détention où ils sont maltraités, exploités, voire tués dans les combats qui ravagent le pays.

Selon l’ONU, 42.000 réfugiés d’Afrique subsaharienne se trouvent actuellement en Libye.

Source: AFP

Rwanda: La satisfaction de l’opposante Diane Rwigara après son acquittement

L’opposante rwandaise Diane Rwigara, critique du président Paul Kagame, a été acquittée jeudi par un tribunal de Kigali d’incitation à l’insurrection et falsification de documents, des charges qui lui ont valu d’être emprisonnée pendant plus d’un an et dénoncées comme politiques par l’intéressée.

Les charges retenues par l’accusation sont sans fondement“, a déclaré le juge président Xavier Ndahayo. La salle d’audience bondée, dans laquelle avaient notamment pris place des membres de la famille Rwigara, a laissé exploser sa joie.

Les coaccusés de Mme Rwigara, sa mère Adeline et quatre personnes n’ayant pas comparu car vivant à l’étranger, ont également été acquittés.

C’est la preuve que toutes ces charges retenues contre moi, ma mère et des membres de ma famille étaient montées de toute pièce“, a réagi Diane Rwigara. “J’ai l’énergie et le zèle pour continuer à me battre pour la liberté d’expression et les droits de l’Homme au Rwanda.”

Le tribunal a estimé que les critiques de Diane Rwigara contre le gouvernement ne constituaient pas une “incitation à l’insurrection” car elles s’inscrivent dans le cadre de son droit à la liberté d’expression garantie par la Constitution rwandaise et les lois internationales.

Les juges ont également estimé que l’accusation n’avait pas prouvé que Mme Rwigara avait falsifié des signatures de partisans dans le dossier présenté à la commission électorale en vue de sa participation à la présidentielle de 2017. Le rejet de cette candidature avait été critiqué par des gouvernements occidentaux et des groupes de défense des droits de l’Homme.