Université de Lomé | Acte 4 du tournoi «Grand 8»: La Faseg sacrée championne

Démarré le 6 janvier, ce tournoi a regroupé les huit meilleures équipes de football du championnat universitaire 2019.

La Faseg et la Faculté des sciences humaines et sociales (Fshs) ont obtenu leur billet pour la finale en battant respectivement la Faculté des sciences (Fds) sur un score de 4 buts à 2 et l’Institut national de la jeunesse et des sports (INJS) sur un score de 2 buts à 0.

En finale, les économistes et gestionnaires se sont défaits des étudiants des sciences humaines et sociales par 2 buts à 0.

Pour cette 4e édition qui s’est déroulée en présence du président de l’université de Lomé, frofesseur Komla Dodzi Kokoroko, du directeur de cabinet du ministre chargé des Sports, Franck Kokou Missité, et du président de la Fédération togolaise de football ( FTF), Colonel Guy Akpovy, c’est une première qui entend contribuer à la promotion de la jeunesse universitaire et à la détection de nouveaux talents pour le championnat.

« Cette manifestation ressemble un peu à ce que nous appelons “rentrée sportive”. Après la rentrée académique, la rentrée pédagogie et la rentrée administrative, nous avons la rentrée sportive et bientôt il y aura la rentrée culturelle. Il s’agit d’une compétition entre les huit meilleures équipes de l’Université de Lomé, histoire de les réchauffer et de les remobiliser pour le championnat universitaire qui va démarrer en mars prochain », a indiqué Koffi Nutefé Tsigbé, directeur du Centre des oeuvres universitaires de Lomé (COUL).

La cérémonie de remise de récompenses s’est tenue sur la scène Bella Bellow de l’université de Lomé suivie d’un Méga concert. Le prix du meilleur buteur a été remporté par Issam Tchadjobo de la Faseg qui a marqué 4 buts en 3 matchs grâce à son doublée conduisant la Faseg à ce nouveau sacre.

Cette 4e édition du tournoi «Grand 8» a connu un franc succès, comme en témoignent la forte mobilisation et l’intérêt des étudiants à cette initiative qui s’inscrit dans le fil droit de la vision poursuivie par le président de l’UL, Prof Dodzi Kokoroko.

Khaled Bonfoh

Affaire CAMES : Le MEET parle d’injustice et dénonce des sanctions abusives

Le MEET dénonce une démarche cavalière du Secrétaire général du CAMES, le Pr Bertrand Mbatchi. « Le Code d’éthique et de déontologie (CED) du CAMES, le texte sur lequel on doit se baser normalement pour sanctionner les professeurs, a été modifié unilatéralement par le Secrétaire général du CAMES et n’a jamais été communiqué aux autres Professeurs, cela pour justifier la sanction maladroite desdits professeurs », a déploré le MEET dans un communiqué publié ce mardi.

Le mouvement présidé par Komlan Adougo estime que le droit des professeurs sanctionnés a été violé « parce qu’ils n’ont jamais été entendus ». En clair, que la culpabilité de Kokoroko, Kpodar et consorts « n’a jamais été établie ».

Par ailleurs, selon le MEET, le SG du CAMES n’est pas légitime pour conduire le processus ayant conduit à la sanction des professeurs, car Bertrand Mbatchi « fait lui aussi objet de poursuites judiciaires à la faveur d’une plainte du Pr Loada du Burkina Faso qui l’accuse de trafic d’influence ».

Pour toutes ces raisons, Komlan Agoudo et son mouvement demandent aux autorités togolaises de « faire appel et demander plus d’éclaircissement sur les réelles intentions que cache le Secrétaire général du CAMES pour avoir ainsi conduit le processus rocambolesque de sanction dont écopent les professeurs ».

Lors  de la 36ème session ordinaire du CAMES tenu à Cotonou du 27 au 30 mai derniers, le professeur Dodzi Kokoroko a été suspendu de toute activité liée au CAMES pour une durée de trois ans. Adama Kpodar, vice-président de l’université de Kara, et son collègue de Côte d’Ivoire, le professeur Mélèdjè tout comme les professeurs titulaires Dandi Gnamou et Salami Ibrahim de l’Université d’Abomey-Calavi (Bénin) ont été également suspendus.

L’université de Lomé lance sa bibliothèque numérique avec Cairn.info

Suite à la proposition faite par Cairn.info à l’Université de Lomé de créer une bibliothèque numérique pour l’ensemble des composantes de son public, l’UL a récemment été invitée à communiquer ses différentes adresses IP. Ce tournant qui est une excellente nouvelle pour l’UL est le premier pas indispensable vers le déploiement potentiel de la bibliothèque numérique. Il place l’institution dans une phase de mise en place effective d’une période test de la plateforme Cairn.info au bénéfice gracieux de toute la communauté universitaire de Lomé. C’est donc un privilège de jouir de cette gratuité d’accès durant une période d’un mois où les accès à l’ensemble des publications rassemblées sur www.cairn.info seront activés.

Le défi actuel est de réaliser une large diffusion de cette mise en place qui court jusqu’à la fin du mois de décembre 2018 à des fins de test et de découverte. Aussi est-il impérieux que tous les acteurs de l’UL s’approprient cet outil numérique de documentation. A cet effet, chacun est invité à faire réussir ladite période test car il y va de l’intérêt de tous mais plus spécialement celui des étudiants, enseignants-chercheurs et professionnels. Leur avis ou appréciation sera une valeur ajoutée à tout le processus.

Rappelons qu’une adresse IP est un protocole informatique de connexion qui gère la transmission des données par internet. C’est un numéro d’identification de chaque périphérique connecté à un réseau qui utilise le protocole internet. En clair, une adresse IP est à la base du système d’acheminement ou routage des données sur internet.

Par ailleurs, il est utile de savoir que Cairn.info est un portail internet, lancé en 2005 à l’initiative de quatre maisons d’édition à savoir Belin, De Boeck, La Découverte et Erès. La Bibliothèque nationale de France et les Presses Universitaires de France (PUF) sont aujourd’hui des associées de Cairn.info. Diverses revues issues du catalogue d’éditeurs de renom tels que Gallimard, Armand Colin, Le Seuil, Minuit, Presses de Sciences Po et Dalloz sont diffusées sur Cairn.info où tout utilisateur de l’interface peut consulter le contenu numérique qui y est disponible.

A l’Université de Lomé, la recherche est une priorité et le savoir un joyau !

Source: www.univ-lome.info

Togo: Le Pr Dodzi Kokoroko publie la 2e édition des ‘Grands Thèmes du Droit Administratif’

Et de 2 pour le professeur Komla Dodzi Kokoroko ! Le président de l’unl’Univer de Lomé vient de publier la deuxième édition du livre intitulé ‘Les Grands Thèmes du Droit Administratif’. Paru aux éditions Presse Universitaire de Lomé (PUL), l’ouvrage se présente comme une référence pour étudiants, enseignants et praticiens du droit administratif.

La deuxième édition des ‘Grands Thèmes du Droit Administratif’ (GTDA) rompt avec la tradition qui veut que toute réflexion doctrinale sur la matière soit prioritairement orientée vers les commentaires d’arrêts. L’auteur du livre fait de la production normative plurielle, l’oxygène du droit administratif.

Au total, vingt (20) thèmes abordant plusieurs ordres juridiques y sont commentés.

Les Grands Thèmes du Droit Administratif sont un ouvrage dynamique et pratique au service d’un contentieux à la recherche constante de structuration et de clarté“, clame l’auteur qui montre ainsi que son agrégation en droit public et science politique ne sert pas qu’à occuper les bureaux climatisés de l’Université de Lomé.

 

 

Université de Lomé : Les doctorants ont enfin compris Kokoroko !

Jeudi, les doctorants promotion 2017-2018 réunis au sein d’un collectif ont rencontré le président de l’Université de Lomé, après leur sortie médiatique tapageuse. Au cours de cette rencontre qui ont essentiellement porté leurs conditions matérielles et financières, Pr Dodzi Kokoroko a déploré les déclarations du collectif relativement  aux changements universitaires en cours et qui nécessitent du temps et de la réflexion.

Quelle est l’importance de la de la rentrée doctorale prévue pour septembre 2018 avec des séminaires tout au long de l’année universitaire ? Quelle est la politique en cours d’accréditation des structures de recherche (SRU) ? Quid de la transmission du projet de décret sur les écoles doctorales (ED) au Ministère de tutelle au titre des travaux de la Commission UK-UL ? Les préjugés des interlocuteurs du président de l’université de Lomé sont déconstruits au terme de la rencontre. En témoigne ce communiqué du Secrétaire général du Collectif. « La présidence de l’UL nous a exhortés à nous organiser en association pour des échanges suivant une périodicité qui sera définie ultérieurement sur fond d’utiles conseils sur l’art de la thèse de doctorat », a écrit Joseph Balouki qui ajoute : « La présidence a également insisté sur le nécessaire changement de mentalités autant des doctorants que des directeurs de thèse ».

La présidence de l’université de Lomé a entamé la construction d’un Laboratoire sur budget 2019 de l’Université ; elle a par ailleurs un projet de construction du premier étage du bloc polyvalent devant abriter une salle qui sera dédié aux doctorants. Toutes informations qui ont été portées à la connaissance du Collectif, sans oublier la politique d’équipement en ouvrages de la Bibliothèque Universitaire et l’accès des doctorants aux réseaux wifi de l’Université en septembre prochain.

Repartis avec la promesse de Dodzi Kokoroko que leur doléance de revalorisation des bourses doctorales sera soumise à qui de droit, Joseph Balouki et les siens se disent disposés à garder le contact avec les structures habilités de l’UL pour avoir les informations utiles sur les formations doctorales. C’est sans nul doute la meilleure démarche pour éviter que des erreurs à l’avenir.

Nouveau préavis de grève à l’université de Lomé : On repart pied au plancher

Comme le dirait l’autre, ce n’est pas ce qui est criminel qui coûte le plus à dire, c’est ce qui est ridicule et honteux. Et le nouveau mouvement de grève que s’apprête à lancer le collectif des enseignements chercheurs à l’université de Lomé est un peu comme couvert d’un ridicule indicible qui non seulement détonne mais bafoue les règles élémentaires de la pratique syndicale. L’épilogue de la semaine de grève des « fameux » enseignants chercheurs du mois de juin 2018 et son lot de controverses et tribulations sur le cours de l’année universitaire ne passent pas inaperçus au point d’être l’une des trajectoires les plus tumultueuses de l’année universitaire 2017-2018. Et voilà que les mêmes qui se prévalaient du droit de grève et de sa jouissance refusent d’en assumer les conséquences sous peine d’un autre mouvement de grève.

Une attitude qui apparait comme un passe-droit pour le moins inadmissible aux yeux des autorités universitaires qui avaient pris soin de mettre en garde les grévistes d’un mouvement alors jugé illégal et inopportun, l’ensemble de leurs revendications étant prises en compte. Comme pour persuader le collectif des enseignants-chercheurs et prendre à témoin l’opinion publique, le Président de l’Université avait clairement fait mention de ce que les enseignants récemment admis à la retraite avaient commencé par percevoir leur pension. Et pour ce qui est du reversement des enseignements inscrits sur la liste du Cames sur la fonction publique- autre revendication des grévistes-le ministère avait notifié aux SEST et SNES que les textes devant régir ce point étaient en cours d’élaboration.

Le professeur Dodzi Kokodoko est même allé loin en promettant des efforts continuels au-delà de ce qui était déjà jugé satisfaisant, pour que les enseignants disposent de leurs bureaux sur le campus, la finition de l’amphis 1500, la construction de deux agoras, l’élévation du premier étage du bloc polyvalent ; le démarrage de la maison de l’étudiant, les toilettes publiques, le bitumage des axes du campus de Lomé. Des priorités fixées de longue date par le Président de l’Université et qui font partie intégrante de son agenda transformationnel du campus universitaire.

Mais de toutes ces assurances et engagements, rien n’y fit par les enseignants grévistes qui avaient alors en toute responsabilité choisi unilatéralement et en rompant toute négociation, d’aller en grève paralysant ainsi les cours pour des raisons qui dépassent tout entendement. On s’attendait qu’ils assument pleinement leurs actes en toute connaissance de cause mais c’est mal connaitre ces « passions tristes », qui appellent les vengeances de la jalousie et de l’amertume sur l’œuvre qu’ils n’auraient su accomplir. Les mêmes qui réclamaient à cor et à cri des réformes pour un enseignement supérieur digne de ce nom, trouvent inconvenant que la loi soit appliquée.

Mais alors comment la coordination du collectif des enseignements chercheurs peut-elle se prévaloir, en toute ignorance des règles syndicales, d’un certain rattrapage des cours pour

« invoquer » des salaires légalement précomptés ? Comme si le gouvernement avait à payer du manque de sens du sens du travail et de la responsabilité de certains enseignants chercheurs.

Somme toute, la fenêtre de négociation s’annonce pour le moins étroite car il y a un seuil qui est franchi et il faudrait en payer le prix. La loi est dure mais c’est la loi !

CAPAgate / Pr Wolou se défend : « J’affirme que la pratique des points de jury est légale »

Dans une mise au point publiée sur les réseaux sociaux dimanche soir, Komi Wolou a d’abord tenu à préciser qu’il a été membre du jury non pas en sa qualité de Doyen de la faculté de droit de l’université de Lomé, mais en tant que directeur du CAPA. « Je voudrais relever que ce n’est pas en ma qualité de Doyen que j’ai été membre de ce jury, mais en celle de directeur du CAPA que je dirige depuis 2005 », a-t-il expliqué.

Le professeur de droit privé est accusé d’avoir favorisé des candidats, en leur octroyant des notes de jury. Une pratique normale selon l’intéressé : « J’affirme que la pratique des points de jury est légale. Ensuite, je n’ai pas de voix prépondérante au sein du jury de 7 membres qui a délibéré ».

« La pratique des points de jury constitue une constante de tous les jurys d’examen. […] Bon nombre d’avocats aujourd’hui au barreau de Lomé ont bénéficié de ces points de jury, tant dans leur cycle que lors des examens de CAPA », a-t-il ajouté.

Pr Wolou soutient par ailleurs qu’il n’a « aucune relation particulière avec les candidats repêchés » et met au défi ses pourfendeurs de « réléler, s’il en existe un, les liens qui auraient justifié » qu’il intervienne « en faveur d’un candiadt donné ».

En outre, Wolou rappelle à l’Ordre des avocats qui l’accuse d’avoir utilisé une méthode dénuée de tout fondement juridique, qu’ « en cas de fraude lors d’un examen, la juridiction compétente n’est pas la chambre administrative de la Cour suprême, mais les juridictions pénales ». Le Doyen de la Fac de droit s’étonne aussi de ce que ses accusateurs pensent que le jury puisse « afficher publiquement à la faculté de droit, les notes obtenues par les candidats et les points de jury qui leur ont été octroyés, si cela était une manœuvre frauduleuse ».

S’agissant de son épouse qui aurait réussi à l’examen du CAPA grâce à ses « magouilles », l’universitaire et homme politique signale qu’elle « a réussi au CAPA en septembre 2001 » alors que lui n’était « associé ni de près ni de loin à l’organisation du CAPA ». « Elle n’était pas encore non plus mon épouse. Le CAPA était dirigé à l’époque par les Doyens Foli t Tordjo », écrit Pr Komi Wolou qui a fini sa mise au point par une petite phrase d’amour : « je suis fier d’elle ». Comme pour dire à son épouse que la vie continue malgré tout.

 

Université de Lomé : Une plainte en vue contre Victor Topanou

Victor Prudent Kouassivi Topanou, ce nom, les internautes togolais ont commencé à s’y habituer depuis un certain temps maintenant. Cet ancien Garde des Sceaux, porte-parole du gouvernement béninois et Professeur à l’université d’Abomey Calavi, s’est illustré par ses tribunes contre la Faculté de Droit de l’Université de Lomé. Dans une de ses récentes sorties, il s’en est violemment pris au président de l’UL, Pr Dodzi Kokoroko, qu’il accuse d’être une caution morale pour  le Professeur Kossivi Hunaké, Directeur adjoint des affaires académiques et de la scolarité (DAAS) de l’UL, dans une affaire de dossiers non transmis à des enseignants de Droit pour leur évaluation au niveau du Conseil Africain et Malgache de l’Enseignement Supérieur. Des attaques qui pourraient bien lui valoir des poursuites judiciaires.

La présidence de l’université de Lomé dénonce une campagne maladroite contre elle. Mais Victor Topanou n’en restera pas là. Dans une interview à nos confrères de actu-togo.com, l’universitaire béninois tacle Dodzi Kokoroko : « je pense que le Président de l’Université de Lomé a raté une occasion de se taire », soutenant que le communiqué de la vice-présidence de l’UL « vient corroborer les soupçons de tripatouillage qui pèsent sur lui et surtout sur Monsieur Kossivi Hounaké qui tout le monde le sait, ne pouvait agir ainsi sans la caution morale de son Président».

La provocation de trop ! De source proche de l’Université de Lomé, une plainte serait en cours contre le sieur Topanou, avec une sommation interpellative, pour « diffamation et atteinte à l’honneur ». « Le président est coupable en tant que premier responsable de l’université mais pas complice de ces dysfonctionnements si ceux-ci sont avérés », se défend l’entourage de Dodzi Kokoroko, qui soutient que même si le secrétariat du Pr Hunaké n’a pas distribuer les documents physiques, les enseignants concernés étaient tous informés de l’existence de la version numérique. Sur le cas Mimpab Nahm-Tchougli qui semble mettre en difficulté le président de l’UL, il nous a été rapporté que le membre de la Cour constitutionnelle est bel et bien au courant de l’existence des documents numériques mais « il n’a pas envie d’instruire le dossier du CAMES ».

Et en attendant la saisine de la Commission d’éthique et de déontologie par Topanou, « parce que ces faits seront constitutifs d’entrave à la procédure d’inscription sur les listes d’aptitude du Cames», c’est Dodzi Kokoroko qui risque de devancer son collègue de l’Université d’Abomey-Calavi en le traduisant devant les juridictions compétences pour « diffamation et atteinte à l’honneur ».

Que se cache-t-il derrière la guéguerre Topanou – Kokoroko ?

Les attaques de Victor Prudent Kouassivi Topanou contre Dodzi Kokoroko interrogent sur les réels mobiles du « désamour » entre les deux hommes. Pour certains, il pourrait s’agir d’un passif à solder entre les deux hommes qui se seraient connus à l’université d’Abomey-Calavi. En fait, il n’en est rien. Dodzi Kokoroko n’a jamais étudié dans cette université même s’il y intervient aujourd’hui en tant qu’enseignant. Un collègue de Topanou. En revanche, c’est le Béninois qui aurait fait ses études secondaires et même universitaires à Lomé jusqu’à l’obtention de la maîtrise. De plus, les deux ne sont pas de la même génération, donc ne peuvent avoir étudié ensemble.

Mais alors, d’où vient cet « désamour » ? Un professeur d’université qui connaît bien les deux hommes semble connaître la cause du mal. « Victor Topanou a échoué deux fois au concours d’agrégation du CAMES, lui qui a été repêché avant de devenir Maître de Conférences en Science politique. Pas donc surprenant qu’il s’en prenne à son jeune frère qui est devenu dans l’intervalle d’un an seulement, Professeur titulaire ! », nous confie cet enseignant qui a requis l’anonymat. Et d’ajouter : « en fait, il faut bien connaître les Pr Kokoroko, Kpodar, Victor Topanou et son ex-épouse, Dandi Gnamou, pour mieux cerner ce problème. Dandi Gnamou est depuis le début de cette année, Professeur titulaire, devenant ainsi la première femme agrégée des facultés de droit au Bénin. Or son ex-mari est toujours Maître de Conférences. C’est insupportable pour lui. Il soupçonne même le Pr Adama Kpodar (un intime de Kokoroko, ndlr) d’être l’amant de son ex-épouse. Mettez toutes ces choses ensemble et vous comprendrez beaucoup de choses ».

Victor Topanou s’en prend à Dodzi Kokoroko juste parce qu’il ne supporterait pas de voir son ex-épouse aujourd’hui proche de la présidence de l’Université de Lomé ? Une autre source se veut plus sérieuse. « La haine de Topanou contre le Pr Kokoroko remonte au dernier Colloque international sur les 25 ans de la Constitution togolaise. Il n’a jamais digéré cela. Pour lui, le président (Kokoroko, ndlr) et tous ceux qui ont pris part à ce Colloque sont des suppôts du pouvoir de Lomé », explique notre interlocuteur.

En attendant que Victor Topanou saisisse la Commission d’éthique et de déontologie du CAMES ou que Dodzi Kokoroko este en justice contre le Béninois, il est clair qu’entre les grèves des enseignants, les critiques sur les médias, les soupçons de connivence avec le pouvoir de Lomé et les diatribes de Topanou qui continue de dénoncer des magouilles au niveau de la fac de droit, le fauteuil de président de l’université de Lomé ne doit pas être très confortable pour un quadragénaire.