Affaire Kaboua vs Akpa: une première victoire pour le conseiller déchu

Face à la presse la semaine dernière, le président de la Cour suprême, Abdoulaye Yaya, a estimé que la démarche du sieur Koudjo Akpa, qui a consisté à saisir son institution est “régulière et normale” dans la mesure où il persiste et signe qu’il n’a jamais écrit ni signé une quelconque lettre de démission de son parti, le MRC, ce qui lui a valu son remplacement en tant qu’élu local. “Sa démarche de contestation de la décision de son remplacement est tout à fait régulière, acceptable et normale. Il y a juste à relever que le faux et son usage sont des faits punis par notre loi pénale. N’importe quel citoyen qui s’estime victime de faux, va juste au parquet du tribunal pour porter plainte contre quiconque. Et la machine judiciaire se mettra en branle pour identifier et voir si les faits d’usage de faux sont constitués et procéder au traitement dû”, a expliqué l’ancien juge de la Cour de justice de la CEDEAO.

Une victoire d’étape pour Koudjo Akpa

Contrairement au chant du cygne qui a déjà scellé son sort, les explications du président de la Cour suprême du Togo sont une victoire d’étape pour celui qui a été élu en juin 2019 conseiller municipal MRC dans la commune de danyi 1. En effet, Abdoulaye Yaya se dit prêt à rétablir dans ses droits le sieur Akpa dans l’hypothèse d’un avis favorable du tribunal de première instance. “Je garantis qu’à la minute même, il sera rétabli dans ses droits. Nous avons aussi envie de savoir ce qu’il s’est passé suite aux dénonciations de monsieur Akpa. Qu’il aille porter plainte”, a-t-il promis.

De la nécessité d’une analyse graphologique

Il faut le rappeler, Koudjo Nomessi Akpa n’en démord pas. “Je n’ai pas écrit ni signé de lettre de démission”, a-t-il encore martelé après la conférence de presse du président de la Cour suprême. Et il compte porter plainte, ainsi que le lui a suggéré le juge Yaya. C’est donc un bras de fer judiciaire qui s’annonce pour cet instituteur qui se dit prêt à tout sacrifier pour que ses droits et son honneur soient rétablis.

Ainsi donc, dans ce dossier, se jouent l’indépendance et la crédibilité de la justice togolaise longtemps accusée d’être inféodée au pouvoir politique. Le tribunal de Lomé devra jouer sa partition dans cette affaire. Et pour la manifestation de la vérité, une analyse graphologique s’impose. C’est une technique d’analyse de l’écriture ou de la signature qui permet de déduire systématiquement des caractéristiques psychologiques de la personnalité d’un individu à partir de l’observation de son écriture manuscrite.

Au delà de la personne d’Akpa, c’est la crédibilité même des institutions togolaises qui se joue. Arriver à démêler le vrai du faux dans ce dossier qui fait couler encre et salive depuis plus d’un an est aussi un gage d’assurance pour le processus de décentralisation il y a bientôt deux ans.

Source: Le Panafricain N°50 du 26/02/2021

Titre modifié

Faure Gnassingbé : “Le favori incontournable” d’Abass Kaboua

Jeudi au cours d’une conférence de presse, le MRC s’est ajouté à la liste de partis politiques qui ont déclaré leur flamme au candidat du parti au pouvoir.

Comme argument, Abass Kaboua met en avant les succès des Forces de défense et de sécurité togolaises qui “assurent et garantissent efficacement la sécurité intérieure du pays”.

Pour Abass Kaboua, Faure Gnassingbé demeure le favori incontournable de cette élection “pour le bien-être des populations, à travers une politique sécuritaire bien maîtrisée et bien implantée”.

Le MRC invite donc sa base électorale à voter “très massivement” pour le candidat du parti UNIR lors de l’élection de 2020.

«Il vaut mieux traiter avec le sorcier qu’on connait bien et qui fait le moindre mal, que de traiter avec de vieux tortionnaires et pilleurs avides du pouvoir et qui de surcroît bénéficient des grâces de ceux contre qui ils sont en compétition .Faure Gnassingbé est celui que le MRC soutient. Soyons avec lui et il vaincra le 22 février 2020 », à déclaré le président du MRC Abass Kaboua

Khaled Bonfoh

Présidentielle 2020: «Il y a trop de bandits et de comédiens», selon Abass Kaboua

Le 5e congrès ordinaire du Mouvement des Républicains Centristes(MRC) a connu son apothéose dimanche 1er novembre 2019  à Danyi Apeyeme.

À l’unanimité, c’est le président sortant Abass Kaboua qui a été reconduit à la tête du parti pour un nouveau mandat de 5 ans.

En ce qui concerne l’élection présidentielle de 2020, «le MRC ne sera pas de la partie», a affirmé le leader du parti. «Je suis une personne avisée. Nous allons plutôt soutenir un parti politique et au moment opportun nous allons vous dévoiler le nom tout en nous basant sur nos intérêts. Il y a trop de bandits et de comédiens ».

Axé sous le thème « les réformes et après…», ce congrès a été l’occasion pour les militants et responsables du parti d’établir le bilan des années antérieures et d’élaborer de nouvelles stratégies.

Dans son discours de clôture, le patron du MRC il a déclaré que le nouveau mandat qui vient de lui être confié sera consacré aux besoins prioritaires dans la préfecture de Danyi.

«Nous allons créer des conditions devant permettre à la population de Danyi de vivre de la terre à travers la culture du café et du cacao. Nous allons y emmener des partenaires pour la modernisation des centres de santé. Nous allons également soutenir le système éducatif du milieu pour soutenir la jeunesse. Nous allons convoyer ses motopompes pour la construction de forages pour lutter contre la pénurie d’eau», a-t-il laissé entendre.

Le MRC est actuellement représenté  à l’assemblée nationale par son président Abass Kaboua et a deux conseillers municipaux.

Khaled Bonfoh

Présidentielle 2020: Abass Kaboua et le MRC en congrès de “refonte” à Danyi

Militants, sympathisants, chefs traditionnels et responsables de partis d’opposition étaient tous présents au 5e congrès ordinaire du Mouvement des républicains centristes (MRC) qui s’est ouvert ce samedi à Danyi Apéyémé (environ 200 km au nord-ouest de Lomé).

Prévu pour deux jours, cet événement de “haut niveau”, selon le président du MRC, Abass Kaboua, marque le début d’une nouvelle ère. C’est également l’occasion pour les responsables du parti de faire le bilan de des activités socioéconomiques et politiques du parti en particulier et du pays en général.

Durant ces deux jours, les congressistes travailleront en commission pour mettre en place un nouveau bureau d’une part et soumettre des recommandations pour l’avancement du parti dans “un élan de paix”.

Abass Kaboua, actuel président du MRC, a, dans son allocution, touché des points sensibles à savoir le fonctionnement et les manquements de l’opposition togolaise, les raisons de son retrait de la C14, les conséquences et impacts directs des élections locales passées et son point de vue sur la gouvernance du pouvoir en place.

Pour l’heure, Abass Kaboua s’est gardé de tout commentaire sur son éventuelle candidature à l’élection présidentielle à venir.

Khaled Bonfoh (Depuis Danyi)

« Kpodzro est un élément malléable, corrupteur et corrompu », Abass Kaboua

Entre Mgr Fanoko Kpodzro et Abass Kaboua, la guerre est désormais ouverte. Face à la presse jeudi matin, le président du Mouvement des républicains centristes (MRC) a employé des termes très durs pour répondre aux propos du prélat qui l’impliquait récemment dans l’affaire des incendies.

Devant les journalistes, le député Kaboua s’est voulu clair: rétablir la vérité sur les allégations “mensongères” et “actions douloureuses” posées à son égard.
«Une fois encore, monsieur Kpodzro veut jouer le rôle de pangolin dans l’essaim d’abeilles pour continuer à troubler comme il sait bien le faire. Même si entre nous Togolais, nous devons nous critiquer, préservons d’abord le climat de paix et de sécurité qui nous reste comme patrimoine légendaire», a t’il déclaré.

Abass Kaboua crie haut et fort son innocence dans cette affaire d’incendie. «Quand un prélat veut faire de la politique, demandons-lui de se tailler des bottes avec des talons devant pour que sa soutane n’en dissimule pas la vue de quiconque veut le voir jouer les rôles des autres dans la société», a laissé entendre le leader du MRC.
Abass Kaboua va même plus loin en accusant l’ancien Premier ministre Agbéyomé Kodjo. Selon lui, monseigneur Kpodzro agit “sous l’impulsion de Agbéyomé Kodjo aux fins de régler leurs comptes avec certaines personnalités” dont il préfère taire les noms.

Il  da également profité de l’occasion pour revenir sur d’autres dossiers compromettants dont l’affaire Atakpa.
Abass Kaboua estime que monseigneur Kpodzro a monté un coup contre ce dernier . «Jaloux de la position de monseigneur Atakpa d’Atakpamé, il veut le voir dégagé à son profit fort, des accointances familiales qu’il a avec feu Yao Kunalé Eklo jadis ministre de l’information et grand propagandiste du Rpt avec qui il fut de mèche. Kpodzro a fait renverser son patron au motif que celui-ci préparait un coup d’État contre feu président Eyadema», a déballé le tonitruant Kaboua.

Pour finir, le président national du MRC assure qu’il s’engage à ne jamais embrigader et nuir aux intérêts de tout un peuple “dont l’épanouissement et le développement ont amorcé un essor dans un élan social sensible”.

Accusé dans l’incendie qui avait ravagé le grand marché de Lomé, Frédéric Abass Kaboua était jeté en prison en 2013 et n’avait pas pu participer aux législatives de cette année-là. Il a toujours clamé son innocence.

Khaled Bonfoh

Gret: en avant la comédie politique au Togo!

Ceux qui se demandaient si Didier Amela avait besoin de faire autant de bruit autour de sa démission de l’ANC, sont désormais servis. Celui qui était un des nombreux vice-présidents du parti de Jean Pierre Fabre mais qui n’est connu des Togolais qu’après sa démission vient de lancer son propre regroupement politique. Il s’agit du Groupe des républicains et écologistes du Togo (GRET) présenté à la presse ce mardi à Lomé.

Au sein de ce regroupement, on retrouve bien entendu le Front national (FN) de Didier Améla, le Mouvement des républicains centristes (MRC) d’un certain Abbas Kaboua et de quatre (4) autres partis politiques (PEP, du PRPS, du PUDES et du PTJ) totalement méconnus sur l’échiquier politique togolais et qui ne rappellent rien au grand public.

Didier Amela et ses nouveaux amis se disent porteurs de l’espoir des Togolais « épris de paix et de solidarité », arguant que le dialogue politique ouvert le 19 février appartient déjà aux poubelles de l’histoire. « Cette rencontre qui est l’espoir des Togolais, s’est évaporée en un laps de temps. Les Togolais vivent dans l’inquiétude et se posent des questions sur l’avenir. L’horizon semble obscur avec la hantise d’une impasse qui plongera le pays dans un gouffre si rien n’est fait », a déclaré le professeur de Lettres.

Ce nouveau regroupement ne jure donc que par les élections. « La seule constante dans une République, a-t-il indiqué, ce sont les élections. Si nous n’avons pas des élections, nous vivons dans un autre système. Quel que soit ce qui va arriver, il faut des élections. Maintenant, s’il faut retoucher les textes, je pense c’est légitime aussi ».

Les Togolais doivent donc retenir dès à présent que Didier Amela, Abass Kaboua et les quidams des quatre autres partis membres du GRET se présentent comme leurs sauveurs. A condition bien sûr que dans ce marigot, aucun caïman n’étale après sur la place publique ce que Didier Amela aura fait au sein de la cuisine interne.