Covid-19 au Togo: Erreur d’appréciation ou dictature vaccinale?

“Nous devons commencer à faire peur.” Ce sont les mots du Premier ministre togolais qui était devant l’Assemblée nationale il y a quelques jours pour obtenir la prorogation de l’état d’urgence décrété dans le cadre de la lutte contre la pandémie du coronavirus. Au lendemain de ce passage de la cheffe du gouvernement qui a déchaîné une avalanche de réactions au sein de l’opinion, c’est le ministre de l’Enseignement supérieur qui est venu mettre les pieds dans le plat. Dans une méprise totale des règles élémentaires de la communication gouvernementale, Pr Majesté Ihou Watéba a achevé de convaincre l’opinion publique togolaise qu’il s’agissait bien d’un “jeu vaccinal” auquel tout le monde doit adhérer, de force.

 Sur une radio de la place la semaine dernière, le professeur d’université Ihou Watéba s’est fendu d’un raisonnement juridique qui frise le ridicule. “Il est inconcevable qu’au Togo, on continue de priver certains de leur totale liberté parce que certaines personnes ne veulent pas jouer le jeu de la vaccination; et par voie de conséquence, les gens qui se sont vaccinés (sic) ou qui adhèrent aux mesures, on ne peut pas les priver de leur liberté à cause de quelques personnes qui ne respectent pas les lois”, s’est-il défendu concernant la nouvelle fermeture des lieux de culte décidée par les autorités. Des arguments qui ne peuvent convaincre que l’auteur lui-même, et pour cause.

En évoquant le respect de la liberté de ceux qui se sont fait vacciner ou qui veulent le faire, le ministre Watéba a royalement oublié le respect de la liberté de choix des personnes. Il s’agit bien là du viol flagrant de cette liberté qu’ont les individus de choisir entre se faire vacciner et non. Donc d’une atteinte grave aux droits humains.

La déontologie de l’administration d’un produit dans le corps d’un être humain ne devrait pas échapper au médecin épidémiologiste. En principe!

Au nom de cette politique basée sur la terreur, le pass sanitaire est désormais exigé dans presque tous les services administratifs. Les nouveaux bacheliers et étudiants ne peuvent pas avoir accès aux universités de Lomé et Kara sans la fameuse carte vaccinale devenue le visa pour aller dans le monde de “Sa” Majesté Watéba et sa patronne. Le comble du ridicule, c’est la traque des personnes non-vaccinées sur les routes par les forces de défense et de sécurité avec un zèle sans pareil. C’est à croire que les quantités de doses de vaccins que le pays a déjà commandées et réceptionnées étaient suffisantes pour vacciner l’ensemble de la population.

Au début du mois, le pays a reçu un lot de 325 200 doses de vaccins Sinovac dans le cadre de l’initiative Covax. Il s’agit du troisième lot de vaccins Sinovac dont a bénéficié le Togo après les 400 000 doses déjà offertes en août et avril derniers par l’État chinois. Au-delà de l’initiative Covax, le gouvernement togolais, qui met l’accent sur la vaccination d’une grande majorité de la population pour atteindre l’immunité collective et sortir de la pandémie, a eu début août, un lot de 118 000 doses du vaccin Johnson and Johnson. Première livraison sur les 4 millions de doses commandées via la plateforme de l’Union africaine (UA). En clair, le Togo est encore loin d’atteindre les doses requises pour vacciner la population cible estimée à un peu plus de 4 millions d’habitants. Dans ces conditions, imposer le pass sanitaire paraît totalement surréaliste.

Par ailleurs, en rendant la vaccination obligatoire avec effet immédiat, le gouvernement semble oublier un détail important:  il faut attendre trois mois après un test PCR positif au virus pour se faire vacciner. Dans ce cas, ce qui est raisonnable serait l’obligation de présenter soit le pass sanitaire soit le résultat d’un test PCR négatif. Et cela dans une approche pédagogique de sorte à emporter l’adhésion d’une plus grande majorité autour de la campagne vaccinale. “C’est même criminel de rendre obligatoire un vaccin qui est dans sa phase expérimentale”, s’indigne un médecin sous le couvert de l’anonymat. “Sur plus de 20 000 personnes contaminées, le Togo a enregistré 216 décès. On ne fera pas une guerre des chiffres en comparant les morts selon les causes, mais je dois quand même rappeler que le nombre de décès par an dans un seul service réanimation comme au CHU Sylvanus Olympio dépasse largement le nombre de décès de Covid-19”, poursuit-il avant d’ajouter que “les priorités pour le secteur de la santé au Togo sont ailleurs, loin de la covid-19”. Et de conclure: “Que celui qui craint de se faire contaminer se fasse vacciner, si les vaccins sont aussi efficaces qu’on veut obliger les gens à les prendre.”

Cette attitude du gouvernement togolais, qui affirme avoir dépensé 20 milliards FCFA pour acheter des vaccins, est à la limite de l’acharnement sur une population réfractaire, qu’on devrait plutôt amener à comprendre les enjeux de la crise sanitaire et l’importance de la vaccination. Il est évident qu’à ce jour, il n’y a aucune garantie de l’innocuité de ces vaccins ni aucune garantie de leur efficacité. Dans ces conditions, comment expliquer l’imposition du pass sanitaire?

Encore que même s’agissant de Janssen (vaccin Johnson & Johnson) à dose unique, des études attestant qu’il serait loin de l’efficacité (66%) que la firme éponyme même revendique dans une annonce faite en début d’année. Voire une efficacité à 85% contre les formes graves du Covid-19, notamment le variant Delta.

Après de nouvelles investigations menées en France, l’Autorité nationale de sécurité des médicaments a établi qu’une seule dose du vaccin Janssen ne suffirait pas à protéger contre le variant Delta, en se basant sur les conclusions des centres régionaux de pharmacovigilance chargés de suivre les effets secondaires du vaccin produit par le laboratoire Johnson &Johnson. Les scientifiques ont mis à jour le rôle du vaccin dans l’apparition d’effets indésirables plus ou moins graves, des thromboses, des convulsions ou des accidents vasculaires cérébraux. Des personnes vaccinées auraient d’ailleurs développé des formes graves de Covid-19.

En définitive, “la Haute autorité de santé (HAS) en France avait recommandé que les personnes vaccinées avec Janssen reçoivent une dose de rappel avec un ARNm (Pfizer ou Moderna) à partir de quatre semaines après leur vaccination”, a rapporté récemment RFI.

La communauté scientifique mondiale est donc en pleins tâtonnements et rien, mais alors absolument rien n’établit à ce jour, l’efficacité absolue d’un vaccin, fût-ce la dose unique de Johnson & Johnson.

Étrangement, au Togo, aucune communication ne semble suggérer, encore moins recommander une dose de rappel Pfizer ou Moderna, voire autre en supplément, aux personnes ayant reçu la dose unique de Janssen.

Devant autant d’incertitudes de la communauté scientifique mondiale, au propre comme au figuré, où les vérités “absolues” d’hier ou d’aujourd’hui sont enclines dans une très forte probabilité à être remises en cause demain, rendre obligatoire le pass vaccinal comme le fait le gouverner autrement de Victoire Tomégah-Dogbé, apparaît comme une grossière erreur d’appréciation si ce n’est de la dictature vaccinale.

Ambroise DAGNON

 

 

 

 

 

Togo/JIF et covid-19: la ministre Anakoma plaide pour la valorisation du potentiel féminin

Au Togo, c’est la ministre de l’action sociale, de la promotion de la femme et de l’alphabétisation, Adjovi Lonlongno Apedo-Anakoma, qui a lancé les activités marquant cette Journée. Devant un parterre de femmes issues des collectivités territoriales, d’associations féminines entre autres, la ministre Anakoma a invité les dirigeants du monde à mettre la femme au coeur des mécanismes de riposte contre la maladie du coronavirus.

À l’occasion de cette célébration, les Etats sont invités, d’une part, à mettre davantage en valeur le potentiel et le leadership des femmes dans les mécanismes mondiaux de riposte et de relance face à la pandémie, et d’autre part, à prendre les mesures appropriées afin de minimiser l’impact de la maladie sur elles, à cause de leur vulnérabilité spécifique”, a plaidé la ministre lundi dans la ville d’Atakpamé (180 km au nord de Lomé), saluant au passage le président togolais, Faure Gnassingbé, pour “sa clairvoyance et son leadership dans la riposte contre la covid-19, qui, à travers des initiatives et des orientations idoines, a su impulser une action gouvernementale qui a permis de vite contenir l’évolution de la pandémie au plan national”.

En effet, dans sa stratégie de riposte contre la pandémie, le gouvernement du Togo a déjà pris des mesures sociales qui ont eu pour effet de soulager les couches les plus vulnérables, les femmes en particulier. Ce qui cadre parfaitement avec le thème de la 44e édition de la JIF “Leadership féminine: pour un futur égalitaire dans le monde de la covid-19”.

Au Togo, l’on peut se féliciter du niveau d’implication des femmes dans les différents mécanismes de prévention et de riposte contre la pandémie de covid-19. De la coordination nationale de gestion de la riposte aux comités locaux, en passant par les structures spécialisées, les femmes se sont fait remarquer par leur sens du devoir et de dévouement”, a indiqué Raymonde Kayi Lawson de Souza, déléguée nationale du Mouvement des femmes Unir (MFU).

Pour rehausser l’éclat de la célébration de la 44e journée internationale des droits de la femme, la ministre Adjovi Lonlongno Apedo-Anakoma a remis aux veuves de l’Association des femmes engagées pour le développement (Afed), basée à Atakpamé, un lot de matériels pour la transformation des produits agricoles, contribuant ainsi à leur autonomisation.

Réouverture effective des églises: Les impressions de l’APEGEF et de l’AEMPC

Communiqué de l’APEGEF et de l’AEMPC

(Relatif à la réouverture des églises)

Comme décidé par le Gouvernement réuni en Conseil des ministres le 28 octobre 2020, l’ensemble des églises de l’intérieur du pays ainsi qu’une partie dans le Grand Lomé ont repris leurs activités ce vendredi 07 novembre, huit mois après leur fermeture en raison du coronavirus.

L’Association des pasteurs et évangélistes de la génération de feu (APEGEF) et l’Association des églises et ministères protestants et charismatiques du Togo (AEMPC) se disent heureuses et remercient le Gouvernement pour cette mesure de réouverture totale des lieux de culte à l’intérieur du pays et graduelle dans le Grand Lomé.

Cette décision qui concerne “un nombre limité additionnel” des lieux de culte, “compte tenu de l’augmentation rapide de la pandémie et de la stratégie d’ouverture graduelle” témoigne encore une fois du respect que les autorités togolaises accordent à la liberté de culte et de religion consacrée par la Constitution de notre pays.

L’APEGEF et l’AEMPC, tout en renouvelant leur reconnaissance au Gouvernement, plaident pour une réouverture totale et rapide des lieux de culte dans le Grand Lomé, et rassurent les autorités de la bonne volonté des responsables ecclésiastiques d’oeuvrer en étroite collaboration avec la Force Sécurité Anti-covid pour que les églises ne deviennent pas des terreaux fertiles pour la propagation de la maladie.

L’Association des pasteurs et évangélistes de la génération de feu et l’Association des églises et ministères protestants et charismatiques du Togo invitent tous les responsables d’églises à veiller au strict respect des normes d’hygiène édictées par le gouvernement dans le cadre de la lutte contre le covid-19. Elles invitent chaque chrétien et chaque Togolais à faire preuve d’auto-discipline en tout temps et en tout lieu afin que la lutte contre le coronavirus soit efficace à tous les niveaux.

Fait à Lomé le 8 novembre 2020

Rév Pasteur Paul Koffi Kpodonou

Président APEGEF et AEMPC

Togo: La CNDH forme les agents de la FOSAP aux libertés individuelles et collectives

Ces formations sont axées sur le thème “respect des libertés individuelles et collectives en période d’état d’urgence sanitaire”. Après la première étape à Kara qui a permis de former plus de 30 agents le 11 septembre dernier, c’est le tour de Lomé qui a consisté à outiller jeudi 17 septembre 2020 plus de 70 agents de la FOSAP sur leur rôle fondamental en cette période de crise sanitaire.

Selon Mme Nakpa Polo, présidente de la CNDH, suite à la décision du gouvernement togolais de proroger l’état d’urgence de 6 mois, il s’est avéré indispensable d’octroyer à cette force spéciale mixte anti-pandémie les armes nécessaires sur les contours de la notion de l’état d’urgence afin d’éviter que les droits et libertés des citoyens soient remis en cause.

Je voudrais rappeler qu’il s’agit d’une mesure d’exception que l’exécutif prend pour protéger la sécurité nationale, l’ordre public et la santé publique. Il a pour particularité de donner des pouvoirs supplémentaires aux autorités administratives et de restreindre les libertés individuelles et collectives. D’où cette mise en oeuvre de l’état d’urgence comporte des risques potentiels de violation des droits de l’homme, des libertés de circulation et d’entreprise, des libertés de réunions et d’associations, des libertés religieuses, du droit à la vie privée et familiale et le droit à l’éducation. Il importe dès lors que ceux qui ont la charge de veiller au respect des décisions prises en vertu de cet état d’urgence notamment la FOSAP maîtrisent parfaitement le sujet pour un respect scrupuleux des droits de l’homme“, a-t-elle expliqué.

Au total, la CNDH a procédé au renforcement de capacité d’une centaine d’agents de la FOSAP, selon les premiers responsables qui veulent aller plus loin que ça.

La CNDH ne va pas se limiter à la FOSAP, on va aussi aller parler à certains échantillons de la société pour que nous ayons une adhésion complète aussi bien de ceux qui sont chargés d’appliquer les mesures de restriction que ceux de la population qu’ils semblent subir afin de sauvegarder l’essentiel pendant cette crise“, a indiqué Blaise Narteh-Menssan, Secrétaire général de la CNDH.

Khaled BONFOH

 

Culture: La foire Adjafi, une édition 100% numérique

Pour cette édition, plusieurs activités sont prévues en prélude du lancement officiel de l’événement notamment des rencontres d’échanges, des séries de formations du personnel d’appui, des exposants et des participants à ce rendez-vous annuel, et des sensibilisations.

En dépit des contraintes sanitaires, les organisateurs restent optimistes. “Afin de permettre aux jeunes entrepreneurs qui n’ont pas les mêmes moyens que les grosses entreprises de ne pas passer une année blanche, il faut forcément un canal interactif. Voilà pourquoi la foire Adjafi a créé une plateforme numérique qui va permettre de refaire en mode virtuel la même chose qui se faisait sur le plan physique. Elle va permettre aux jeunes exposants de pouvoir mettre en avant leurs produits, accueillir des visiteurs et informer les visiteurs“, a indiqué Eder Etchri, directeur général de A Buisness et partenaire technologique de la foire Adjafi.

En termes d’innovation, on note entre autres le groupe A Buisness qui offre une assistance automatique afin de faciliter les visites et l’achat virtuel des différents produits.

Cette plateforme qui est d’abord un site web est disponible sur adjafi-9.com.

Etat d’urgence oblige, les responsables de la foire Adjafi ont promis de s’adapter et se conformer à toutes les décisions de l’État afin de mener à bien leur initiative qui, pour cette première édition en mode virtuel, est un coup d’essai qui à la fin pourrait devenir un coup de maître.

Khaled BONFOH

 

 

 

Covid-19 : L’Afrique frôle la barre d’un million de personnes contaminées

« Nous rappelons au public que le coronavirus est réel et existe en Gambie », poursuit la présidence dans une autre publication.

326 cas de coronavirus et 8 décès ont été déclarés depuis le début de l’épidémie dans le pays.

L’Afrique comptait 891 199 cas de coronavirus confirmés au 30 juillet. Le virus a déjà coûté la vie à 18 884 personnes sur le continent, selon le Centre africain des maladies de l’Union africaine. Les pays les plus touchés par la pandémie sont l’Afrique du Sud (471 123 cas dont 7 497 décès), l’Égypte (93 356 cas dont 4 728 décès), le Nigeria (42 208 cas dont 873 décès), le Ghana (35 142 cas dont 175 décès) ou encore l’Algérie (29 229 cas dont 1 186 décès).

Face à cette situation, les autorités kenyanes ont décidé de fermer les universités jusqu’à l’année prochaine. Pendant ce temps, le Zimbabwe est confronté à une grave crise sanitaire. Selon le Programme alimentaire mondiale (PAM), 60% de la population zimbabwéenne, soit 8,6 millions de personnes, sera, d’ici la fin de l’année, en situation d’insécurité alimentaire « en raison des effets combinés de la sécheresse, de la récession économique et de la pandémie ».

Le Fonds monétaire international vient d’approuver une aide d’urgence de 4,3 milliards de dollars en faveur de l’Afrique du Sud. Une aide pour soutenir les efforts des autorités qui font face à une situation sanitaire difficile et à de graves conséquences économiques.

Le Tchad, lui, va bénéficier d’une aide financière de la Banque africaine de développement (BAD) estimée à 55 millions d’euros.

Pour sa toute première intervention télévisée depuis le début de la pandémie, le souverain Mohammed VI a annoncé l’injection de 120 milliards de dirhams, soit 11 milliards d’euros, dans l’économie du royaume. Pendant ce temps, la courbe continue de grimper en Côte d’Ivoire qui enregistre 100 décès sur 15 913 cas et 100 confirmés.

Léonie Dégboé

 

Togo: L’APEGEF et l’AEMPC pour une réouverture totale des lieux de culte

Vendredi face à la presse à Tsévié, le président des deux associations chrétiennes a d’abord remercié le gouvernement d’avoir entamé la réouverture progressive des églises et autres lieux de culte. “Pour l’APEGEF et l’AEMPC, cette mesure des autorités est la preuve du respect de la liberté de culte consacrée par la Constitution togolaise”, a expliqué l’apôtre Paul Koffi Kpodonou.

Néanmoins, plaide-t-il, la joie des pasteurs sera plus grande si le gouvernement fait davantage en rouvrant le reste des lieux de culte. Et pour cela, Paul Kpodonou donne assure aux autorités de la discipline et de la bonne foi des responsables des églises membres des associations dont il a la charge, pour faire respecter les mesures barrières sur les lieux de culte.

Les trois ou quatre mois de fermeture des églises est une grande leçon pour les pasteurs. Aucun pasteur ne voudrait que son église soit refermée pour non-respect des mesures édictées par le gouvernement”, a expliqué l’apôtre Kpodonou.

Le Secrétaire général de l’APEGEF et de l’AEMPC s’est voulu plus explicite. “Ce sont les associations religieuses qui ont choisi les églises qui ont été rouvertes. Et pour cela, un contrôle strict a été effectué dans toutes les églises de nos associations sur toute l’étendue du territoire national pour constater l’effectivité du respect des mesures barrières. Vous conviendrez avec nous que les églises non membres des associations ne seront pas prises en compte”, a expliqué le Rév. Marcel Améblé. Et d’ajouter: “nous n’engageons pas un bras de fer avec l’État en demandant la réouverture totale des églises. Nous venons en négociateurs”.

Calendrier des examens de fin d’année au Togo: des questions se posent

Cette décision du gouvernement fait suite à “l’évaluation de la situation d’une part, sur le plan pédagogique par les ministres en charge de l’éducation, et d’autre part sur le plan épidémiologique par le ministre de la santé et de l’hygiène publique”. Ainsi, les examens de fin d’année se tiendront entre le 14 juillet et le 2 octobre 2020. Or, à l’annonce de la réouverture des classes d’examen le 12 juin dernier, le gouvernement avait dit que tout allait se dérouler dans une fourchette de quatre à six semaines. Avec le calendrier tel qu’établi, on va jusqu’à 15 semaines!

Une pression pour les élèves et les enseignants

L’examen du BEPC par exemple est prévu pour se dérouler du 1e au 5 septembre. Déjà affectés par la suspension des cours, les élèves de troisième pourraient avoir des difficultés à tenir jusqu’à la date de l’examen. Auront-is les ressources nécessaires pour suivre le rythme des révisions pour les deux prochains mois?

Les enseignants des établissements scolaires privés, dont la plupart se sont déjà plaints à plusieurs reprises d’être abandonnés par leurs employeurs pendant le “confinement”, vont-ils pouvoir tenir encore pour les deux prochains mois?

Les promoteurs d’écoles privées et leur comptabilité

Selon certains fondateurs d’écoles privées rencontrés à Lomé, la plupart des élèves des classes d’examen n’avaient pas encore soldé leurs frais de scolarité avant la fermeture des classes. “Généralement, les élèves des classes d’examen attendent jusqu’à la veille des examens pour solder afin d’avoir leur carte d’examen. Parfois même, il y en a qui ne paient pas et qui viennent chercher leur carte, promettant de régler la comptabilité après l’examen. Il est difficile de leur refuser la carte, pour ne pas les priver de l’examen”, explique, sous anonymat, un promoteur de lycée privé à Lomé. Et d’ajouter: “on leur donne la carte et le relevé de note reste à ce moment-là le seul moyen de pression pour entrer en possession de nos droits. Mais en cas d’échec, l’essentiel des impayés passent par pertes et profits”.

Deux hypothèses se dessinent face à cette situation: soit les promoteurs des écoles privées prennent en charge les enseignants pour les mois à venir, ce qui pourrait avoir d’énormes répercussions sur leur comptabilité, soit arrêter les cours le plus vite possible. En tous les cas, les candidats aux différents seront les premières victimes.

L’annulation des épreuves sportives

Pour l’année scolaire 2019-2020, les épreuves sportives sont purement et simplement annulées pour cause de la pandémie du coronavirus. Or, les candidats aux examens du BEPC et du BAC1 ont déjà passé leur examen sportif. Il aurait été donc plus intéressant de conserver ces notes et d’annuler les épreuves sportives du BAC2. Les frais engagés dans l’organisation de ces épreuves vont également passer par pertes et profits.

Les parents ont donc un énorme rôle à jouer dans la réussite ou l’échec de leurs enfants à l’issue de ces examens organisés au bout d’une année scolaire assez particulière.

Léonie Dégboé

Lutte anti-Covid 19: L’UFAD joue sa partition dans les communes d’Aflao

Composés de maïs, riz, savon, masques de protection etc, ces kits devraient permettre aux bénéficiaires, sélectionnés par dix dans chacun des 45 villages et quartiers des cantons d’Aflao Gakli et d’Aflao Sagbado, de faire face, tant soit peu, à la crise sanitaire liée au Covid 19.

“Le développement d’Aflao est la principale mission assignée à l’UFAD. Le bien-être de nos populations est une condition sine qua non pour atteindre cet objectif. Tant qu’ils sont en bonne santé, alors les fils et filles d’Aflao pourront oeuvrer au développement de leur communauté. La maladie du coronavirus est une réalité. Au niveau national, les premières autorités du pays luttent sans relâche contre la pandémie. Il est donc de bon aloi que chaque communauté, chaque citoyen, fasse ce qui est en son pouvoir pour que la lutte soit plus efficace. C’est donc ce qui justifie l’acte que nous avons posé ce samedi”, a expliqué, Raphaël Dogbé Tomi, président de l’UFAD.

“La lutte contre le Covid 19 est une affaire de tous. Le gouvernement n’a de cesse d’attirer l’attention des populations sur les dangers liés à cette pandémie, mais aussi sur l’importance des gestes barrières pour briser la chaine de contamination. Je tiens donc à remercier très sincèrement le comité exécutif de l’UFAD ainsi que toutes les bonnes volontés qui ont permis que le geste de ce jour soit devenu une réalité”, a ajouté Togbui Mawuto Awounor Detsu X, chef canton d’Aflao Gakli.

Cinq centres ont été retenus pour la cérémonie de remise des dons, à savoir les écoles primaires publiques de Wonyomé, de Ségbégan, Klémé, Gakli et Amadahomé. Togbui Dogbe Alley du trône royal Sémékonawo de Sagbado était également présent. Le préfet du Golfe, Komla Agbotsè, les maires Kossi Aboka et Aimé Djikounou ainsi que leurs premiers adjoints, tous natifs d’Aflao, ont également contribué au succès de l’opération Ufad riposte covid-19, de par leurs apports multiformes et leur présence à la cérémonie samedi.

Créée depuis plusieurs décennies sous le nom de Gsad (Groupe de solidarité d’Aflao pour le développement) avant de devenir l’Ufad à la faveur d’une assemblée générale en avril 2019, cette association regroupe tous les natifs d’Aflao vivant au Togo et à l’étranger. Elle a pour mission d’oeuvrer au développement de la communauté.

Léonie Dégboé

Togo – Covid 19: Des risques de contamination au centre d’hémodialyse du CHU de Lomé

Au Centre hospitalier universitaire Sylvanus Olympio de Lomé, une situation attire l’attention. Il s’agit de la prise en charge des personnes sous dialyse mais atteintes de la Covid-19. En effet, ces malades de coronavirus sont transportées au centre d’hémodialyse du CHU Sylvanus Olympio. Une fois sur place, ils sont admis dans une salle à proximité de la salle des dialyses. Les infirmiers sont obligés de faire des allers-retours entre les deux catégories de malades, avec tous les risques de contamination que cela comporte.

Cette situation est d’autant plus incompréhensible qu’on se demande s’il ne serait pas plus prudent de déployer un ou deux appareils de dialyse sur la trentaine dont dispose le plus grand centre hospitalier de la capitale togolaise, pour le CHU Lomé commune réquisitionné pour le traitement des malades de la Covid-19. Est-on vraiment obligé de faire venir les personnes atteintes de coronavirus jusqu’au CHU Sylvanus Olympio?

Autre constat saisissant, le CHU Sylvanus Olympio ne dispose pas de dispositif de bain de désinfection approprié pour le personnel soignant après utilisation des combinaisons. Le risque de contamination est donc très élevé.

Par ailleurs, une source interne nous confie que certains infirmiers indélicats font du business sur le dos des dialyses. En effet, les trois cache-nez généralement contenus dans les combinaisons aux frais des malades, et qui doivent être utilisés par les soignants, sont détournés à d’autres fins, surtout en ces temps de Covid-19 où ces masques de protection sont devenus une véritable mine d’or. Ces infirmiers préfèrent n’utiliser qu’un seul cache-nez tant au chevet des dialyses ordinaires qu’au niveau des dialyses atteints de coronavirus.

Avec 14 morts sur les 591 personnes testées positives, le Togo ne doit pas baisser la garde quant au respect des gestes barrières. Et ce, à tous les niveaux, surtout dans les centres de santé censés être des abris sûrs pour les patients.

Léonie Dégboé