Covid-19 au Togo: Erreur d’appréciation ou dictature vaccinale?

“Nous devons commencer à faire peur.” Ce sont les mots du Premier ministre togolais qui était devant l’Assemblée nationale il y a quelques jours pour obtenir la prorogation de l’état d’urgence décrété dans le cadre de la lutte contre la pandémie du coronavirus. Au lendemain de ce passage de la cheffe du gouvernement qui a déchaîné une avalanche de réactions au sein de l’opinion, c’est le ministre de l’Enseignement supérieur qui est venu mettre les pieds dans le plat. Dans une méprise totale des règles élémentaires de la communication gouvernementale, Pr Majesté Ihou Watéba a achevé de convaincre l’opinion publique togolaise qu’il s’agissait bien d’un “jeu vaccinal” auquel tout le monde doit adhérer, de force.

 Sur une radio de la place la semaine dernière, le professeur d’université Ihou Watéba s’est fendu d’un raisonnement juridique qui frise le ridicule. “Il est inconcevable qu’au Togo, on continue de priver certains de leur totale liberté parce que certaines personnes ne veulent pas jouer le jeu de la vaccination; et par voie de conséquence, les gens qui se sont vaccinés (sic) ou qui adhèrent aux mesures, on ne peut pas les priver de leur liberté à cause de quelques personnes qui ne respectent pas les lois”, s’est-il défendu concernant la nouvelle fermeture des lieux de culte décidée par les autorités. Des arguments qui ne peuvent convaincre que l’auteur lui-même, et pour cause.

En évoquant le respect de la liberté de ceux qui se sont fait vacciner ou qui veulent le faire, le ministre Watéba a royalement oublié le respect de la liberté de choix des personnes. Il s’agit bien là du viol flagrant de cette liberté qu’ont les individus de choisir entre se faire vacciner et non. Donc d’une atteinte grave aux droits humains.

La déontologie de l’administration d’un produit dans le corps d’un être humain ne devrait pas échapper au médecin épidémiologiste. En principe!

Au nom de cette politique basée sur la terreur, le pass sanitaire est désormais exigé dans presque tous les services administratifs. Les nouveaux bacheliers et étudiants ne peuvent pas avoir accès aux universités de Lomé et Kara sans la fameuse carte vaccinale devenue le visa pour aller dans le monde de “Sa” Majesté Watéba et sa patronne. Le comble du ridicule, c’est la traque des personnes non-vaccinées sur les routes par les forces de défense et de sécurité avec un zèle sans pareil. C’est à croire que les quantités de doses de vaccins que le pays a déjà commandées et réceptionnées étaient suffisantes pour vacciner l’ensemble de la population.

Au début du mois, le pays a reçu un lot de 325 200 doses de vaccins Sinovac dans le cadre de l’initiative Covax. Il s’agit du troisième lot de vaccins Sinovac dont a bénéficié le Togo après les 400 000 doses déjà offertes en août et avril derniers par l’État chinois. Au-delà de l’initiative Covax, le gouvernement togolais, qui met l’accent sur la vaccination d’une grande majorité de la population pour atteindre l’immunité collective et sortir de la pandémie, a eu début août, un lot de 118 000 doses du vaccin Johnson and Johnson. Première livraison sur les 4 millions de doses commandées via la plateforme de l’Union africaine (UA). En clair, le Togo est encore loin d’atteindre les doses requises pour vacciner la population cible estimée à un peu plus de 4 millions d’habitants. Dans ces conditions, imposer le pass sanitaire paraît totalement surréaliste.

Par ailleurs, en rendant la vaccination obligatoire avec effet immédiat, le gouvernement semble oublier un détail important:  il faut attendre trois mois après un test PCR positif au virus pour se faire vacciner. Dans ce cas, ce qui est raisonnable serait l’obligation de présenter soit le pass sanitaire soit le résultat d’un test PCR négatif. Et cela dans une approche pédagogique de sorte à emporter l’adhésion d’une plus grande majorité autour de la campagne vaccinale. “C’est même criminel de rendre obligatoire un vaccin qui est dans sa phase expérimentale”, s’indigne un médecin sous le couvert de l’anonymat. “Sur plus de 20 000 personnes contaminées, le Togo a enregistré 216 décès. On ne fera pas une guerre des chiffres en comparant les morts selon les causes, mais je dois quand même rappeler que le nombre de décès par an dans un seul service réanimation comme au CHU Sylvanus Olympio dépasse largement le nombre de décès de Covid-19”, poursuit-il avant d’ajouter que “les priorités pour le secteur de la santé au Togo sont ailleurs, loin de la covid-19”. Et de conclure: “Que celui qui craint de se faire contaminer se fasse vacciner, si les vaccins sont aussi efficaces qu’on veut obliger les gens à les prendre.”

Cette attitude du gouvernement togolais, qui affirme avoir dépensé 20 milliards FCFA pour acheter des vaccins, est à la limite de l’acharnement sur une population réfractaire, qu’on devrait plutôt amener à comprendre les enjeux de la crise sanitaire et l’importance de la vaccination. Il est évident qu’à ce jour, il n’y a aucune garantie de l’innocuité de ces vaccins ni aucune garantie de leur efficacité. Dans ces conditions, comment expliquer l’imposition du pass sanitaire?

Encore que même s’agissant de Janssen (vaccin Johnson & Johnson) à dose unique, des études attestant qu’il serait loin de l’efficacité (66%) que la firme éponyme même revendique dans une annonce faite en début d’année. Voire une efficacité à 85% contre les formes graves du Covid-19, notamment le variant Delta.

Après de nouvelles investigations menées en France, l’Autorité nationale de sécurité des médicaments a établi qu’une seule dose du vaccin Janssen ne suffirait pas à protéger contre le variant Delta, en se basant sur les conclusions des centres régionaux de pharmacovigilance chargés de suivre les effets secondaires du vaccin produit par le laboratoire Johnson &Johnson. Les scientifiques ont mis à jour le rôle du vaccin dans l’apparition d’effets indésirables plus ou moins graves, des thromboses, des convulsions ou des accidents vasculaires cérébraux. Des personnes vaccinées auraient d’ailleurs développé des formes graves de Covid-19.

En définitive, “la Haute autorité de santé (HAS) en France avait recommandé que les personnes vaccinées avec Janssen reçoivent une dose de rappel avec un ARNm (Pfizer ou Moderna) à partir de quatre semaines après leur vaccination”, a rapporté récemment RFI.

La communauté scientifique mondiale est donc en pleins tâtonnements et rien, mais alors absolument rien n’établit à ce jour, l’efficacité absolue d’un vaccin, fût-ce la dose unique de Johnson & Johnson.

Étrangement, au Togo, aucune communication ne semble suggérer, encore moins recommander une dose de rappel Pfizer ou Moderna, voire autre en supplément, aux personnes ayant reçu la dose unique de Janssen.

Devant autant d’incertitudes de la communauté scientifique mondiale, au propre comme au figuré, où les vérités “absolues” d’hier ou d’aujourd’hui sont enclines dans une très forte probabilité à être remises en cause demain, rendre obligatoire le pass vaccinal comme le fait le gouverner autrement de Victoire Tomégah-Dogbé, apparaît comme une grossière erreur d’appréciation si ce n’est de la dictature vaccinale.

Ambroise DAGNON

 

 

 

 

 

Schengen-19 : Le jeu géopolitique du vaccin par une Europe asphyxiée

L’apparition du «Covid-19» en l’an 2019 a fait tomber beaucoup de mythes sur la capacité de plusieurs pays dans le domaine de la recherche scientifique sans toutefois être une opportunité pour l’Afrique de se démarquer positivement. La plus grande chose qu’il faut en retenir, c’est que malgré son handicap de départ, l’Afrique ne subit pas de plein fouet la violence du Covid-19 comme c’est le cas pour plusieurs pays dits développés. Bien au contraire tout comme l’Afrique certains pays démontrent leur incapacité à chercher le vaccin ou le sérum et à l’image de l’Afrique ils sont prêts à tendre la main pour utiliser ce que proposent les autres. La seule différence c’est qu’ils veulent payer alors que l’Afrique attend qu’on paie pour elle. N’en déplaise à tous ceux qui veulent donner l’impression qu’ils gèrent bien la crise sanitaire dans leurs pays, notre mal aimé Covid-19 a servi à nommer un grand nombre de réalités distinctes suivant les contextes particuliers dans lesquels on y répond, les motivations de ceux qui y recourent pour justifier des décisions, aussi bien que le cadre de réponse dans lequel il s’insère. Reconnaissons que pour une fois, les spécialistes ne rassurent pas et se livrent à un spectacle qui ne rassure pas l’opinion car naviguant à vue et se contredisant au fur et à mesure que la situation générale évolue. À cette ambiguïté de sens s’ajoute une tendance de certains pays occidentaux à se prendre pour ceux qu’ils ne sont plus. Depuis quand quelqu’un qui est incapable de fabriquer un vaccin peut se permettre de se prononcer sur des vaccins qui apportent plus de résultats ? Une fois de plus, face à des structures comme l’Organisation Mondiale de la Santé, certains pays européens arrivés à la ménopause de la recherche scientifique veulent décréter les vaccins à utiliser.
En raison de la pandémie de Coronavirus / Covid-19, les frontières extérieures à l’espace européen restaient fermées, sauf exception. Même ouverts depuis peu, les déplacements internationaux sont conditionnés. De nombreux pays prennent des mesures pour limiter la circulation des voyageurs. Les modalités des déplacements en provenance ou à destination de l’espace Schengen dépendent d’une classification et de la vaccination des voyageurs. Par exemple, pour ce qui concerne la France : les voyageurs qui sont en mesure d’apporter la preuve d’avoir reçu la totalité des doses prescrites pour l’un des vaccins reconnus par l’agence européenne des médicaments devront s’engager à respecter un auto-isolement de 7 jours; les voyageurs qui ne sont pas en mesure d’apporter la preuve d’avoir reçu la totalité des doses prescrites pour l’un des vaccins reconnus par l’agence européenne des médicaments seront soumis à une quarantaine obligatoire de 10 jours, contrôlée par les forces de sécurité. Il faut relever que cette règle de la vaccination obligatoire ne s’impose pas à tous les pays mais plutôt se réfère à une classification des pays sur la base des indicateurs sanitaires. Les listes des pays sont susceptibles d’être adaptées selon les évolutions de leur situation épidémique. Loin de vouloir critiquer les mesures, il faut s’interroger sur : pourquoi l’Espace Schengen veut donner l’impression que certains vaccins ne sont pas valides quand l’OMS en donne la garantie ? Pourquoi imposer aux ressortissants d’autres pays les vaccins homologués par Schengen quand on sait que les individus n’ont pas le choix du type de vaccin à prendre dans leurs pays respectifs ? Un tour sur le site (https://www.ema.europa.eu/en/human-regulatory/overview/public-health-threats/coronavirus-disease-covid-19/treatments-vaccines/vaccines-covid-19/covid-19-vaccines-authorised#authorised-covid-19-vaccines-section ) permet de se rendre compte que seuls 4 vaccins sont reconnus : Comirnaty; Covid-19 Vaccine Janssen; Spikevax (previously Covid-19 Vaccine Moderna); et Vaxzevria (previously Covid-19 Vaccine AstraZeneca). Tout porte à croire que l’OMS et la communauté internationale imposent les normes à certains pays et d’autres se permettent de souscrire aux normes de leurs choix.
L’OMS ne dispose ni de pouvoirs de sanction, ni même de pouvoirs d’inspection
L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) est l’institution spécialisée des Nations Unies pour la santé dans le monde. Constituée de 194 États Membres, elle agit partout sur la planète pour promouvoir le meilleur état de santé possible pour tout être humain, quels que soient sa race, sa religion, son genre, ses opinions politiques et sa situation économique ou sociale. La mission de l’OMS est de promouvoir la santé, de préserver la sécurité mondiale et de servir les populations vulnérables. L’accès à des soins de santé adaptés et économiquement abordables est un droit fondamental de la personne humaine et la couverture sanitaire universelle est un principe cardinal de l’action de l’OMS.
Critiquée dans un récent rapport pour n’avoir pas agi suffisamment tôt quand l’épidémie de Covid-19 s’est déclarée en Chine, l’Organisation mondiale de la santé reste un organe consultatif qui dépend du bon vouloir des États. L’OMS est une agence onusienne intergouvernementale et pas supranationale dont le rôle est essentiellement normatif : l’OMS ne dispose ni de pouvoirs de sanction, ni même de pouvoirs d’inspection, contrairement à d’autres agences comme l’Organisation internationale du travail (OIT) ou l’Organisation mondiale du commerce (OMC). L’action de l’OMS dans la pandémie s’est jouée dans le cadre du règlement sanitaire international (RSI 2005) qui a pour objectif de prévenir les risques graves pour la santé publique et de gérer les crises épidémiques. Comment reprocher à l’OMS de ne pas avoir joué son rôle de coordinateur, de leader face à la pandémie quand ce sont les mêmes pays qui le critiquent qui sont à la base de son échec ? Les critiques de l’OMS, elles sont essentiellement le fait des pays les plus riches, ceux qui ont le moins besoin de l’OMS car ils disposent d’infrastructures et d’agences de santé publique fortes et qui malheureusement emballent l’opinion publique internationale sur des faits qui sont plus politiques et stratégiques que scientifiques. Cette situation résulte d’un cadre dans lequel les États membres ne donnent aucune capacité contraignante à l’OMS tout en sapant ses efforts comme le font les pays de la zone Schengen sur le choix des vaccins. En vérité, l’OMS a joué son rôle de coordinateur et de chef de file en réunissant de nombreuses organisations comme la Coalition for Epidemic Preparedness Innovations (CEPI), la GAVI – l’Alliance du vaccin, le Fonds mondial, UNITAID, le Wellcome Trust, ou encore la Fédération internationale de l’industrie du médicament (IFPMA), qui se sont tous engagés à agir ensemble; en pratique les actions parallèles de certains pays occidentaux incapables même de produire un vaccin ne font que fragiliser les initiatives de l’OMS. Et malheureusement dans ce jeu, ce sont les pays dits pauvres qui vont supporter les conséquences dans un contexte où ils sont manipulés pour afficher une hostilité vis-à-vis de l’OMS.
Dans le contexte actuel de tensions sino-américaines, l’Europe choisit la mauvaise méthode pour se repositionner car arrivant à la table des enchères sans aucun produit vaccinal réel. Une fois de plus elle ne doit sa place qu’à la récupération stratégique des efforts scientifiques de la Grande Bretagne dépositaire du vaccin AstraZeneka et qui d’ailleurs n’est plus de la fameuse zone Schengen. La zone euro ferait mieux d’appuyer l’OMS avec des moyens nécessaires pour pouvoir piloter de façon opérationnelle la crise avec des pouvoirs plus forts, et notamment des prérogatives d’inspection. Le multilatéralisme apporte des solutions qu’aucun État ne pourra apporter à lui seul et le rôle de l’OMS est essentiel, notamment pour les pays les plus démunis.

Jeu géopolitique d’une Europe asphyxiée
La pandémie qui sévit à l’échelle mondiale souligne l’importance de la solidarité, qui doit permettre de pouvoir compter sur l’appui et la collaboration de chacun des pays membres des Nations Unies autour de l’entité ayant autorité sur les questions de santé au sein du système des Nations Unies. D’ailleurs, selon les Nations Unies, cinq raisons qui expliquent le rôle essentiel de l’OMS pour lutter contre le Covid-19 : 1) aider les pays à se préparer et à réagir. L’OMS a publié un plan stratégique de préparation et d’intervention face au Covid-19, qui identifie les principales actions que les pays doivent entreprendre et les ressources nécessaires pour les mener à bien ; 2) fournir des informations précises, briser les mythes dangereux. L’Internet est inondé d’informations sur la pandémie, certaines utiles, d’autres fausses ou trompeuses. Au milieu de cette « infodémie », l’OMS produit des conseils précis et utiles qui peuvent aider à sauver des vies. Il s’agit notamment d’une cinquantaine de conseils techniques destinés au public, aux professionnels de la santé et aux pays, avec des indications fondées sur des données probantes concernant chaque élément de la riposte, et de faire exploser des mythes dangereux ; 3) veiller à ce que les fournitures vitales parviennent aux travailleurs de santé. Les équipements de protection individuelle sont essentiels pour que les professionnels de la santé puissent sauver des vies, y compris les leurs ; 4) formation et mobilisation des travailleurs de la santé. L’OMS vise à former des millions de travailleurs de la santé, via sa plateforme OpenWHO. Grâce à cet outil en ligne, l’agence onusienne et ses principaux partenaires transfèrent des connaissances vitales au personnel sur le terrain. Les utilisateurs participent à un réseau mondial d’apprentissage social, basé sur des cours et du matériel interactifs en ligne couvrant une variété de sujets. OpenWHO sert également de forum pour le partage rapide de l’expertise en matière de santé publique, ainsi que pour des discussions approfondies et un retour d’information sur des questions clés ; 5) al recherche d’un vaccin. Ce dernier point est d’ailleurs important et se trouve être l’une des raisons de la méfiance déplacée du continent envers cette institution à travers une campagne d’adeptes de la théorie du complot qui trouve sa source en Europe.
Sur la question du vaccin il faut relever les efforts de coordination de l’OMS pour tenter d’encadrer la course aux vaccins mais surtout d’identifier les priorités de recherche. L’agence a lancé un « essai de solidarité », un essai clinique international auquel participent 90 pays, pour aider à trouver un traitement efficace. L’objectif est de découvrir rapidement si les médicaments existants peuvent ralentir la progression de la maladie ou améliorer la survie. C’est justement à cette occasion que soudainement et collégialement « à la panurge » beaucoup d’Africains se sont indignés du pourquoi les Africains devraient faire partie d’un programme de recherche de vaccination. Comme si la pandémie était une affaire de race ou de religion. Il faut noter que pour mieux comprendre le virus, l’OMS a élaboré des protocoles de recherche qui sont utilisés dans plus de 40 pays, de manière coordonnée, et quelque 130 scientifiques, bailleurs de fonds et fabricants du monde entier ont signé une déclaration dans laquelle ils s’engagent à travailler avec l’OMS pour accélérer la mise au point d’un vaccin contre le Covid-19. Les premiers résultats sont là aujourd’hui et risquent d’être sabotés par les politiques parallèles de l’Union Européenne et son Schengen. Tout ce flou n’est qu’un jeu géopolitique d’une Europe asphyxiée qui cherche à se rendre intéressante dans une compétition où elle est appelée à suivre la suite comme un spectateur. Les spéculations liées à un vaccin distribué en Afrique mais non homologué en Europe n’est que de la géopolitique.
C’est en Afrique que le destin de l’Europe se joue à court et moyen terme
Selon la conception classique reprise par La Chaire Géopolitique du Risque, la géopolitique, en tout cas selon la légende, n’est pas un terme classique. Dans l’antiquité on parle de la politique des peuples, de la tactique de la guerre. Chez Aristote, mais aussi Tacite, Bodin, Montesquieu, on retrouve des réflexions sur l’impact du milieu géographique sur la politique des peuples. Mais, vers la fin du XXe siècle, on constate une transformation importante dans la pratique de la géographie elle-même. Chez von Humboldt et Ritter, la géographie transcende la simple description du monde pour devenir une réflexion sur la manière dont les sociétés s’insèrent dans l’espace. La notion de « géopolitique », telle que l’ont utilisée les hommes politiques, les diplomates ou les militaires, est d’ordre essentiellement stratégique. C’est la politique —et toute politique est une stratégie ; parfois les deux termes se recoupent— qui vise la maîtrise de l’espace géographique, tant au niveau extérieur qu’au niveau intérieur. Au niveau extérieur, la géopolitique vise l’obtention d’un territoire aux dimensions optimales, ou d’une sphère d’influence cumulant le maximum d’atouts. En temps de paix, ce sont les diplomates qui tentent de réaliser les désirs géopolitiques d’une puissance ; en temps de guerre, ce sont les militaires.
Même si c’est un secret de polichinelle, le continent africain s’impose également dans ce renouveau géopolitique. Car c’est en Afrique que le destin de l’Europe se joue à court et moyen terme. L’horizon européen ne peut plus se limiter au voisinage immédiat. On ne peut plus réfléchir, que l’on soit en Europe ou au Sud de la Méditerranée, sans intégrer dans ses prospectives politique et économique l’émergence de l’Afrique, dont la population va doubler d’ici à 2050. Les enjeux sont énormes et vous comprendrez pourquoi malgré ses propres péripéties dans la crise du covid-19, l’Europe et plus précisément la France veut toujours parler pour l’Afrique.
Que la zone Schengen cesse son nombrilisme et s’aligne comme tous les autres pays dans une approche coordonnée et intégrée de la vaccination comme le font déjà les pays sous le leadership de l’OMS.
Comme désormais je fais l’objet d’une dictature de nombre maximal de caractères par le Directeur de publication du Journal L’EXPRESSION, je m’arrête ici avec cette petite interrogation : après l’esclavage et la colonisation que planifie l’Europe pour continuer à vivre de l’Afrique?

L’Expression n°9 du 02/07/2021

Togo/JIF et covid-19: la ministre Anakoma plaide pour la valorisation du potentiel féminin

Au Togo, c’est la ministre de l’action sociale, de la promotion de la femme et de l’alphabétisation, Adjovi Lonlongno Apedo-Anakoma, qui a lancé les activités marquant cette Journée. Devant un parterre de femmes issues des collectivités territoriales, d’associations féminines entre autres, la ministre Anakoma a invité les dirigeants du monde à mettre la femme au coeur des mécanismes de riposte contre la maladie du coronavirus.

À l’occasion de cette célébration, les Etats sont invités, d’une part, à mettre davantage en valeur le potentiel et le leadership des femmes dans les mécanismes mondiaux de riposte et de relance face à la pandémie, et d’autre part, à prendre les mesures appropriées afin de minimiser l’impact de la maladie sur elles, à cause de leur vulnérabilité spécifique”, a plaidé la ministre lundi dans la ville d’Atakpamé (180 km au nord de Lomé), saluant au passage le président togolais, Faure Gnassingbé, pour “sa clairvoyance et son leadership dans la riposte contre la covid-19, qui, à travers des initiatives et des orientations idoines, a su impulser une action gouvernementale qui a permis de vite contenir l’évolution de la pandémie au plan national”.

En effet, dans sa stratégie de riposte contre la pandémie, le gouvernement du Togo a déjà pris des mesures sociales qui ont eu pour effet de soulager les couches les plus vulnérables, les femmes en particulier. Ce qui cadre parfaitement avec le thème de la 44e édition de la JIF “Leadership féminine: pour un futur égalitaire dans le monde de la covid-19”.

Au Togo, l’on peut se féliciter du niveau d’implication des femmes dans les différents mécanismes de prévention et de riposte contre la pandémie de covid-19. De la coordination nationale de gestion de la riposte aux comités locaux, en passant par les structures spécialisées, les femmes se sont fait remarquer par leur sens du devoir et de dévouement”, a indiqué Raymonde Kayi Lawson de Souza, déléguée nationale du Mouvement des femmes Unir (MFU).

Pour rehausser l’éclat de la célébration de la 44e journée internationale des droits de la femme, la ministre Adjovi Lonlongno Apedo-Anakoma a remis aux veuves de l’Association des femmes engagées pour le développement (Afed), basée à Atakpamé, un lot de matériels pour la transformation des produits agricoles, contribuant ainsi à leur autonomisation.

Fêtes de fin d’année sous couvre-feu ??? Pour combien de morts encore?

Cependant, il est recommandé, pour ne pas être le chantre rabat-joie de la sous-région, d’évaluer la pertinence d’un éventuel couvre-feu pour la période des fêtes. Pour ce faire, prenons le pouls du programme sanito-sécuritaire de nos voisins pour les fêtes de fin d’année. Que ce soit au Burkina, au Ghana, au Bénin ou dans la République de l’Océan Atlantique, aucun de nos voisins n’envisage un couvre-feu. Pour élargir le faisceau, il suffit de demander le président de la République, Faure Gnassingbé, qui vient d’enchaîner deux sorties en 48h, s’il a entendu ne serait-ce que des murmures sur un éventuel couvre-feu en Côte d’Ivoire ou en Guinée.

Le Togo n’est pas une ataraxie et ne doit pas continuer de céder aux digues de la production de décisions gauches. Les mesures mises en place par le Togo jusqu’ici se sont révélées drastiques, rigoureuses mais efficaces. Les corser n’en donnera pas une efficacité de plus dans la mesure où tous les yeux sont tournés vers les vaccins. Il faut plutôt renforcer l’axe de la communication-sensibilisation et encourager les uns et les autres à être plus responsables et à maintenir le cap. Il n’est pas question de gagner encore une fois la palme d’or de la stupidité dans l’histoire de l’éclipse solaire où tout un peuple a été enfermé dans la chambre comme dans un rite de veuvage.

Sur un autre plan, un éventuel couvre-feu, c’est terroriser les esprits, hanter les mémoires et flétrir les cœurs. Les plaies de la dernière saison du couvre-feu sont béantes et difficiles à cicatriser. Les conclusions des enquêtes sur les bavures et autres crimes ayant caractérisé cette période attendent toujours d’être rendues publiques. Quelles sont les garanties pour éviter d’éventuelles victimes, assurer la lutte contre l’impunité dans le cadre d’un éventuel couvre-feu ?

2020 a été une année particulière pour l’humanité. La covid-19 a meurtri les cœurs qui voudront bien se donner une bouffée d’oxygène pendant les fêtes. Décréter un couvre-feu pour ce laps de temps, pour quels résultats ? Pour combien de morts encore ? Cogitons.

 

Réouverture effective des églises: Les impressions de l’APEGEF et de l’AEMPC

Communiqué de l’APEGEF et de l’AEMPC

(Relatif à la réouverture des églises)

Comme décidé par le Gouvernement réuni en Conseil des ministres le 28 octobre 2020, l’ensemble des églises de l’intérieur du pays ainsi qu’une partie dans le Grand Lomé ont repris leurs activités ce vendredi 07 novembre, huit mois après leur fermeture en raison du coronavirus.

L’Association des pasteurs et évangélistes de la génération de feu (APEGEF) et l’Association des églises et ministères protestants et charismatiques du Togo (AEMPC) se disent heureuses et remercient le Gouvernement pour cette mesure de réouverture totale des lieux de culte à l’intérieur du pays et graduelle dans le Grand Lomé.

Cette décision qui concerne “un nombre limité additionnel” des lieux de culte, “compte tenu de l’augmentation rapide de la pandémie et de la stratégie d’ouverture graduelle” témoigne encore une fois du respect que les autorités togolaises accordent à la liberté de culte et de religion consacrée par la Constitution de notre pays.

L’APEGEF et l’AEMPC, tout en renouvelant leur reconnaissance au Gouvernement, plaident pour une réouverture totale et rapide des lieux de culte dans le Grand Lomé, et rassurent les autorités de la bonne volonté des responsables ecclésiastiques d’oeuvrer en étroite collaboration avec la Force Sécurité Anti-covid pour que les églises ne deviennent pas des terreaux fertiles pour la propagation de la maladie.

L’Association des pasteurs et évangélistes de la génération de feu et l’Association des églises et ministères protestants et charismatiques du Togo invitent tous les responsables d’églises à veiller au strict respect des normes d’hygiène édictées par le gouvernement dans le cadre de la lutte contre le covid-19. Elles invitent chaque chrétien et chaque Togolais à faire preuve d’auto-discipline en tout temps et en tout lieu afin que la lutte contre le coronavirus soit efficace à tous les niveaux.

Fait à Lomé le 8 novembre 2020

Rév Pasteur Paul Koffi Kpodonou

Président APEGEF et AEMPC

Togo: La CNDH forme les agents de la FOSAP aux libertés individuelles et collectives

Ces formations sont axées sur le thème “respect des libertés individuelles et collectives en période d’état d’urgence sanitaire”. Après la première étape à Kara qui a permis de former plus de 30 agents le 11 septembre dernier, c’est le tour de Lomé qui a consisté à outiller jeudi 17 septembre 2020 plus de 70 agents de la FOSAP sur leur rôle fondamental en cette période de crise sanitaire.

Selon Mme Nakpa Polo, présidente de la CNDH, suite à la décision du gouvernement togolais de proroger l’état d’urgence de 6 mois, il s’est avéré indispensable d’octroyer à cette force spéciale mixte anti-pandémie les armes nécessaires sur les contours de la notion de l’état d’urgence afin d’éviter que les droits et libertés des citoyens soient remis en cause.

Je voudrais rappeler qu’il s’agit d’une mesure d’exception que l’exécutif prend pour protéger la sécurité nationale, l’ordre public et la santé publique. Il a pour particularité de donner des pouvoirs supplémentaires aux autorités administratives et de restreindre les libertés individuelles et collectives. D’où cette mise en oeuvre de l’état d’urgence comporte des risques potentiels de violation des droits de l’homme, des libertés de circulation et d’entreprise, des libertés de réunions et d’associations, des libertés religieuses, du droit à la vie privée et familiale et le droit à l’éducation. Il importe dès lors que ceux qui ont la charge de veiller au respect des décisions prises en vertu de cet état d’urgence notamment la FOSAP maîtrisent parfaitement le sujet pour un respect scrupuleux des droits de l’homme“, a-t-elle expliqué.

Au total, la CNDH a procédé au renforcement de capacité d’une centaine d’agents de la FOSAP, selon les premiers responsables qui veulent aller plus loin que ça.

La CNDH ne va pas se limiter à la FOSAP, on va aussi aller parler à certains échantillons de la société pour que nous ayons une adhésion complète aussi bien de ceux qui sont chargés d’appliquer les mesures de restriction que ceux de la population qu’ils semblent subir afin de sauvegarder l’essentiel pendant cette crise“, a indiqué Blaise Narteh-Menssan, Secrétaire général de la CNDH.

Khaled BONFOH

 

Togo: La 54e Journée internationale de l’alphabétisation face aux défis de la crise de covid-19

Placée cette année sous le thème “l’alphabétisation et son enseignement pendant et après la crise de la covid -19: le rôle des éducateurs et l’évolution des pédagogies”, cette 54e édition de la JIA vise essentiellement à sensibiliser les autorités publiques et privées, les médias et la population sur les conséquences négatives de l’analphabétisme et les répercussions que cela peut avoir sur les succès des individus et de la société en général.

En dépit de la crise sanitaire, un atelier a été initié à Lomé afin de mûrir des réflexions pour adapter les conditions de travail des éducateurs en alphabétisme au contexte de la covid -19.

Un appel a été lancé à tous les acteurs du secteur éducatif dans le but d’analyser et élaborer des stratégies et politiques appropriées pour adapter la profession d’éducateur aux nouveaux défis de l’heure.

Nous avions nos méthodes d’enseignement avant l’arrivée de la crise de la covid-19. Il s’agit donc au sortir de cet atelier de faire un focus sur les méthodes à innover pour s’adapter à la crise car il ne faut pas cesser de dispenser les cours. L’accent sera essentiellement mis sur les éducateurs et la pédagogie pour une meilleure gestion de la covid-19 en milieu éducatif“, a indiqué Abété Bawoumodom, directeur général de l’alphabétisation au Togo.

En outre, la commémoration de la JIA 2020 vise à contribuer à la revalorisation du métier d’éducateur en alphabétisation et à améliorer les pratiques et les stratégies en vue de soutenir le développement de l’alphabétisation et des compétences.

Les recommandations qui vont découler des différentes activités de cette JIA permettront de mieux préparer la phase d’actualisation des documents stratégiques du sous-secteur de l’AENF.

Khaled Bonfoh

Covid-19 : L’Afrique frôle la barre d’un million de personnes contaminées

« Nous rappelons au public que le coronavirus est réel et existe en Gambie », poursuit la présidence dans une autre publication.

326 cas de coronavirus et 8 décès ont été déclarés depuis le début de l’épidémie dans le pays.

L’Afrique comptait 891 199 cas de coronavirus confirmés au 30 juillet. Le virus a déjà coûté la vie à 18 884 personnes sur le continent, selon le Centre africain des maladies de l’Union africaine. Les pays les plus touchés par la pandémie sont l’Afrique du Sud (471 123 cas dont 7 497 décès), l’Égypte (93 356 cas dont 4 728 décès), le Nigeria (42 208 cas dont 873 décès), le Ghana (35 142 cas dont 175 décès) ou encore l’Algérie (29 229 cas dont 1 186 décès).

Face à cette situation, les autorités kenyanes ont décidé de fermer les universités jusqu’à l’année prochaine. Pendant ce temps, le Zimbabwe est confronté à une grave crise sanitaire. Selon le Programme alimentaire mondiale (PAM), 60% de la population zimbabwéenne, soit 8,6 millions de personnes, sera, d’ici la fin de l’année, en situation d’insécurité alimentaire « en raison des effets combinés de la sécheresse, de la récession économique et de la pandémie ».

Le Fonds monétaire international vient d’approuver une aide d’urgence de 4,3 milliards de dollars en faveur de l’Afrique du Sud. Une aide pour soutenir les efforts des autorités qui font face à une situation sanitaire difficile et à de graves conséquences économiques.

Le Tchad, lui, va bénéficier d’une aide financière de la Banque africaine de développement (BAD) estimée à 55 millions d’euros.

Pour sa toute première intervention télévisée depuis le début de la pandémie, le souverain Mohammed VI a annoncé l’injection de 120 milliards de dirhams, soit 11 milliards d’euros, dans l’économie du royaume. Pendant ce temps, la courbe continue de grimper en Côte d’Ivoire qui enregistre 100 décès sur 15 913 cas et 100 confirmés.

Léonie Dégboé

 

Togo: L’APEGEF et l’AEMPC pour une réouverture totale des lieux de culte

Vendredi face à la presse à Tsévié, le président des deux associations chrétiennes a d’abord remercié le gouvernement d’avoir entamé la réouverture progressive des églises et autres lieux de culte. “Pour l’APEGEF et l’AEMPC, cette mesure des autorités est la preuve du respect de la liberté de culte consacrée par la Constitution togolaise”, a expliqué l’apôtre Paul Koffi Kpodonou.

Néanmoins, plaide-t-il, la joie des pasteurs sera plus grande si le gouvernement fait davantage en rouvrant le reste des lieux de culte. Et pour cela, Paul Kpodonou donne assure aux autorités de la discipline et de la bonne foi des responsables des églises membres des associations dont il a la charge, pour faire respecter les mesures barrières sur les lieux de culte.

Les trois ou quatre mois de fermeture des églises est une grande leçon pour les pasteurs. Aucun pasteur ne voudrait que son église soit refermée pour non-respect des mesures édictées par le gouvernement”, a expliqué l’apôtre Kpodonou.

Le Secrétaire général de l’APEGEF et de l’AEMPC s’est voulu plus explicite. “Ce sont les associations religieuses qui ont choisi les églises qui ont été rouvertes. Et pour cela, un contrôle strict a été effectué dans toutes les églises de nos associations sur toute l’étendue du territoire national pour constater l’effectivité du respect des mesures barrières. Vous conviendrez avec nous que les églises non membres des associations ne seront pas prises en compte”, a expliqué le Rév. Marcel Améblé. Et d’ajouter: “nous n’engageons pas un bras de fer avec l’État en demandant la réouverture totale des églises. Nous venons en négociateurs”.

Calendrier des examens de fin d’année au Togo: des questions se posent

Cette décision du gouvernement fait suite à “l’évaluation de la situation d’une part, sur le plan pédagogique par les ministres en charge de l’éducation, et d’autre part sur le plan épidémiologique par le ministre de la santé et de l’hygiène publique”. Ainsi, les examens de fin d’année se tiendront entre le 14 juillet et le 2 octobre 2020. Or, à l’annonce de la réouverture des classes d’examen le 12 juin dernier, le gouvernement avait dit que tout allait se dérouler dans une fourchette de quatre à six semaines. Avec le calendrier tel qu’établi, on va jusqu’à 15 semaines!

Une pression pour les élèves et les enseignants

L’examen du BEPC par exemple est prévu pour se dérouler du 1e au 5 septembre. Déjà affectés par la suspension des cours, les élèves de troisième pourraient avoir des difficultés à tenir jusqu’à la date de l’examen. Auront-is les ressources nécessaires pour suivre le rythme des révisions pour les deux prochains mois?

Les enseignants des établissements scolaires privés, dont la plupart se sont déjà plaints à plusieurs reprises d’être abandonnés par leurs employeurs pendant le “confinement”, vont-ils pouvoir tenir encore pour les deux prochains mois?

Les promoteurs d’écoles privées et leur comptabilité

Selon certains fondateurs d’écoles privées rencontrés à Lomé, la plupart des élèves des classes d’examen n’avaient pas encore soldé leurs frais de scolarité avant la fermeture des classes. “Généralement, les élèves des classes d’examen attendent jusqu’à la veille des examens pour solder afin d’avoir leur carte d’examen. Parfois même, il y en a qui ne paient pas et qui viennent chercher leur carte, promettant de régler la comptabilité après l’examen. Il est difficile de leur refuser la carte, pour ne pas les priver de l’examen”, explique, sous anonymat, un promoteur de lycée privé à Lomé. Et d’ajouter: “on leur donne la carte et le relevé de note reste à ce moment-là le seul moyen de pression pour entrer en possession de nos droits. Mais en cas d’échec, l’essentiel des impayés passent par pertes et profits”.

Deux hypothèses se dessinent face à cette situation: soit les promoteurs des écoles privées prennent en charge les enseignants pour les mois à venir, ce qui pourrait avoir d’énormes répercussions sur leur comptabilité, soit arrêter les cours le plus vite possible. En tous les cas, les candidats aux différents seront les premières victimes.

L’annulation des épreuves sportives

Pour l’année scolaire 2019-2020, les épreuves sportives sont purement et simplement annulées pour cause de la pandémie du coronavirus. Or, les candidats aux examens du BEPC et du BAC1 ont déjà passé leur examen sportif. Il aurait été donc plus intéressant de conserver ces notes et d’annuler les épreuves sportives du BAC2. Les frais engagés dans l’organisation de ces épreuves vont également passer par pertes et profits.

Les parents ont donc un énorme rôle à jouer dans la réussite ou l’échec de leurs enfants à l’issue de ces examens organisés au bout d’une année scolaire assez particulière.

Léonie Dégboé