Togo : Me Molgah Abougnima-Kadjaka distinguée pour son engagement en faveur du développement

Lorsque la native de Niamtougou dans la préfecture de Doufelgou s’avance pour recevoir cette distinction des mains de James Amaglo, Maire de la commune de Golfe 2 et représentant à cette occasion les élus locaux du Togo, c’est une salve d’applaudissements qui accompagnent cet instant solennel, et pour cause. Ce prix récompense son engagement pour le développement local au Togo. A la tête de l’association AAVOED (Aide et Action à la veuve, à l’orphelin et à l’enfant déshérité), elle mène depuis plusieurs années des actions au bénéfice des populations à la base notamment dans la préfecture de Doufelgou. «Quand on parle du développement c’est une affaire de tous. Cette récompense est un encouragement à poursuivre nos efforts afin d’impacter davantage nos communautés. Le gouvernement togolais fait de nombreux efforts et chacun en ce qui le concerne doit apporter sa pierre à cet édifice national », a lancé la lauréate à la tribune de cet événement retransmis en direct sur plusieurs plateformes en ligne.

Cette nuit de la décentralisation a été le point d’orgue de la quatrième édition du Forum national citoyen sur la décentralisation(FNCD) organisé par l’ONG IJD (Initiative des Jeunes pour le développement) et placé cette année sous le thème: citoyenneté et développement local. Me Françoise Molgah Abougnima-Kadjaka est une dame bien connue des Togolais en raison de ses œuvres sociales.

La santé, l’éducation, l’entrepreneuriat, l’environnement, aucun domaine n’échappe à celle qui a fait de la lutte contre la pauvreté en milieu rural son cheval de bataille. Sa dernière réalisation en date, c’est un don de bâtiment scolaire équipé qu’elle a fait à l’endroit des populations de Norguéwa dans la préfecture de Doufelgou. Me Françoise Molgah Kadjaka-Abougnima, c’est plutôt une énergie dédiée au social et son engagement est même apprécié à l’international.

Le 30 Novembre 2019 elle s’est vue décerner à Cotonou au Benin la palme d’or de la femme leader, actrice de développement africain de l’année 2019 lors de la 17ème édition du grand prix international de récompense des meilleurs acteurs de développement en Afrique.

Développement de l’Afrique : Les failles des études internationales mises à nu par un réseau de chercheurs

De quel mode de gouvernance l’Afrique a-t-elle besoin ? De quelle façon aborder la démographie du continent ? Comment mesurer le bien-être et le progrès sur le continent? Comment réhabiliter l’objet Afrique ? Un réseau de chercheurs propose une nouvelle grille de lecture des indicateurs de développement de l’Afrique qui s’affranchit des biais épistémologiques économiques et culturels par lesquels les rapports européens et américains analysent le continent.

Ils sont une quarantaine de chercheurs réunis au sein du  réseau international Enda Tiers-Monde à avoir lancé le 25 juillet à Dakar,  le Rapport alternatif sur l’Afrique (RASA). Le secrétaire exécutif d’Enda Tiers-Monde, Moussa Mbaye, décline la mission du RASA, sur le Monde.fr : « La Banque mondiale, le FMI, l’OCDE et l’OMC déploient sur le continent leur vision du développement sans prendre  en compte les réalités africaines. Ils ont du mal à déchiffrer les mutations et les transformations qui s’opèrent en Afrique ou à définir les véritables priorités du continent. Nous avons cherché un moyen qui permette aux Africains de consigner leur histoire, d’exprimer leur avenir et de revendiquer leur souveraineté dans un projet commun de société. C’est de ce besoin qu’est né le RASA ».

Elaboré durant deux ans, ce rapport est divisé en cinq axes et aborde des questionnements fondamentaux auxquels les prochaines éditions, prévues une fois tous les deux ans, devront apporter des réponses scientifiques.

« Ce premier rapport est un numéro de positionnement, nous voulons qu’il soit l’instrument des gens qui veulent transformer l’Afrique, avance Cheikh Gueye, secrétaire permanent du RASA. Nous visons le renversement idéologique et épistémologique des analyses habituelles d’un continent trop souvent considéré par la communauté internationale à la fois comme un puits de ressources naturelles, un maillon faible des réseaux de pouvoir et un partenaire éternellement assisté. Nous voulons nous départir d’une vision libérale et occidentale du développement, questionner les indicateurs habituellement utilisés pour mesurer le développement, afin de voir le progrès à travers la cosmogonie des Africains. Nous voulons permettre la construction de notre propre métaphore. »

Le RASA perçoit également le produit intérieur brut (PIB) comme un indicateur « très insuffisant », un « appareillage idéologique pour que le marché puisse s’organiser »« C’est une lecture libérale de l’économie basée sur le consensus de Washington, poursuit Cheikh Gueye. A la standardisation des sociétés, nous souhaitons opposer un calcul économique plus lié au relationnel, à la solidarité, qui sont très importants en Afrique. »

Loin de ne formuler que des griefs à l’encontre de l’Europe ou des Etats-Unis, écartant toute victimisation, le RASA se veut surtout, à en croire Cheick Gueye,  une réponse aux insuffisances des capacités prospectives des institutions africaines.

Cependant, on note un paradoxe dans la démarche du RASA. Le réseau est financé par les fondations américaine Rockefeller et allemande Rosa-Luxemburg. Moussa Mbaye répond, quelque peu gêné, qu’une campagne de financement public sera lancée pour le prochain numéro.

 

 

Togo – Décentralisation: le cheval de bataille de l’ONG IJD

L’ONG Initiatives des Jeunes pour le Développement (IJD) a lancé jeudi à Lomé une Campagne Nationale de Sensibilisation sur la Décentralisation et le Développement Communautaire. Il s’agira, durant six mois, pour Pascal Edoh Agbove et ses experts, d’aller au contact des populations à la base pour les informer et les former sur les enjeux et les défis liés à la Décentralisation.

C’est la salle Cedeao du CASEF à Lomé qui a abrité la cérémonie de lancement officiel de la Campagne Nationale de Sensibilisation Citoyenne sur la décentralisation et le développement communautaire initiée par l’ONG-IJD qui, depuis plusieurs mois, s’est engagée à renforcer les capacités des citoyens en matière de gouvernance locale et de développement communautaire.

La présente campagne nationale illustre bien l’engagement de cette ONG aux côtés du Gouvernement afin que le processus de décentralisation soit conduit de matière inclusive avec une forte participation et implication des citoyens.

Durant six (6) mois de campagne, l’ONG-IJD sera avec les populations à la base pour les informer et les former sur les enjeux et les défis liés à la Décentralisation.

Des milliers de leaders d’opinion seront formés sur les textes relatifs à la décentralisation et l’approche de développement communautaire. Des clubs d’Ambassadeurs de la Décentralisation seront installés dans les différentes localités pour relayer les informations et soutenir les initiatives de développement communautaire.

Elikem KOFFI

Nigeria: production pétrolière, un véritable souffle pour le PIB

Le Bureau National des Statistiques (NBS) a rendu publics lundi 20 novembre 2017, les chiffres sur la reprise de l’économie qui s’est confirmée au 3ème  trimestre avec un taux de croissance de 1,40% du PIB, dopée par l’augmentation de la production pétrolière.

« Le produit intérieur brut (PIB) a progressé de 1,40% au troisième trimestre 2017 en termes réels, deuxième résultat positif consécutif depuis que l’économie est sortie de la récession au deuxième trimestre », a annoncé le BNS, qui précise que la production est remontée à 2,03 million de barils par jour au 3ème  trimestre.

Il est à noter que le PIB du secteur pétrolier a progressé de 25,89% à cette période, tandis que la croissance hors pétrole comme l’agriculture, le commerce, l’industrie énergétique s’est contractée de 0,76%, même si ces secteurs représentent encore 89,9% de l’économie nigériane.

Au début du mois de novembre, le chef de l’Etat  nigérian, Muhammadu Buhari avait présenté  un budget  de 8.600 milliards de nairas (20,8 milliards d’euros) pour l’année 2018, en hausse de de 16% par rapport à l’année précédente, afin de booster la récente reprise économique du pays. Ce budget, selon le gouvernement est basé sur des estimations prévoyant une production pétrolière de 2,3 millions de barils/jour et un taux de croissance annuel de 3,5%.

En rappel, la production pétrolière  représente 70% des recettes publiques du Nigeria et 90% de ses revenus d’exportation. Elle avait chuté depuis deux ans pour cause d’attaques de rebelles sur les infrastructures d’hydrocarbures dans le Delta du Niger.