Danyi 1: Qui a signé la lettre de démission du conseiller municipal Koudjo Akpa?

 Vous avez été élu conseiller municipal dans la commune de Danyi 1 avant de perdre votre titre. Comment en est-on arrivé là?

En effet, j’ai vraiment été élu conseiller municipal dans la commune de Danyi 1. Mais une décision farfelue de la Cour suprême m’a remplacé par une tierce personne. C’est une décision que je ne comprends pas à ce jour.

Votre destitution repose sur une lettre de démission présentée à la Cour suprême. Vous continuez de rejeter la paternité de cette lettre qui porte pourtant vos nom et signature. Que faut-il comprendre ?

Pour vous permettre d’avoir une idée assez claire de la situation, il est important que je me me présente à vous. Je suis Koudjo Nomessi Akpa, Secrétaire général du Mouvement des républicains centristes (MRC), suppléant du député Essokoyo Kaboua, avant d’être élu conseiller municipal dans la commune de Danyi 1. Le problème a commencé dans le mois de décembre 2020. M. Kaboua m’a fait emprisonner pour diffamation le 24 décembre; et avant ma sortie de prison le 17 février, la décision de la Cour suprême était déjà répandue.

Je suis sérieux en répétant à chaque occasion que cette lettre ne me concerne pas. Il y a à ce niveau un flou total. C’est bien sûr mon nom et ma signature qui figurant sur le document, mais je répète haut et fort que je n’en suis pas l’auteur. L’auteur de cette lettre est ailleurs, et il faut que la Cour le cherche.

Dans la presse, nous avons lu une déclaration du directeur de la Décentralisation que vous avez rencontré. Il affirme que, dans son bureau, vous n’avez jamais évoqué cette lettre, du moins que vous n’avez jamais nié l’avoir écrite. Est-ce que c’est vrai?

Pali (le directeur de la Décentralisation, ndlr) semble être de mauvaise foi et cela m’étonne sérieusement. Dès ma sortie de prison, il fut l’une des toutes premières personnalités vers qui je suis allé pour dénoncer cette décision. Après, il m’a appelé une seconde fois pour me faire des propositions assez surprenantes.

Vous parlez de propositions surprenantes, lesquelles par exemple?

Je parlerai le moment venu. Pour l’heure, je me garde des polémiques inutiles. Ce qui est important aujourd’hui, et je l’ai déjà dit plus haut, c’est mon innocence dans cette affaire. Et, il faut que la Cour suprême se penche sérieusement sur cette affaire pour la tirer au clair et situer l’opinion afin que je retrouve mon siège d’élu local, car c’est la population de Danyi qui m’a élu.

Que comptez-vous faire pour la manifestation de la vérité et éventuellement pour retrouver votre siège de conseiller municipal auquel vous tenez tant?

D’abord, une correction: je ne tiens pas tant à mon siège de conseiller municipal. Présenter la chose comme reviendrait à dire que c’est un héritage que je me bats à récupérer. Non, il faut voir la chose sous un autre angle. J’ai été élu par la population de Danyi, je suis donc porteur d’un mandat que je dois défendre, surtout quand c’est une fausse lettre qui me remplace par quelqu’un d’autre.

Pour répondre précisément à votre question, je dirai que j’en ai déjà beaucoup fait! Si nos institutions sont crédibles surtout la Cour suprême qui a rendu cette décision sur la base d’une fausse lettre avec une fausse signature, elles me rétabliront dans mes droits en punissant au même moment les faussaires conformément aux lois en vigueur dans notre chère patrie le Togo. Il faut surtout savoir que nombreuses correspondances ont été envoyées de ma part à la Cour suprême avec ampliation à la mairie Danyi 1, à la préfecture de Danyi, à la direction de la Décentralisation, au ministère de l’Administration territoriale de la décentralisation et des collectivités locales. J’ose croire en la bonne foi de ces différentes institutions pour que le droit soit dit. L’actuel président de la Cour suprême, M. Abdoulaye Yaya, doit instruire la chambre administrative de son institution aux fins de rouvrir ce dossier pour la manifestation de la vérité.

Source: L’Echiquier n°38 du 21 janvier 2021

Faure Gnassingbé : “Le favori incontournable” d’Abass Kaboua

Jeudi au cours d’une conférence de presse, le MRC s’est ajouté à la liste de partis politiques qui ont déclaré leur flamme au candidat du parti au pouvoir.

Comme argument, Abass Kaboua met en avant les succès des Forces de défense et de sécurité togolaises qui “assurent et garantissent efficacement la sécurité intérieure du pays”.

Pour Abass Kaboua, Faure Gnassingbé demeure le favori incontournable de cette élection “pour le bien-être des populations, à travers une politique sécuritaire bien maîtrisée et bien implantée”.

Le MRC invite donc sa base électorale à voter “très massivement” pour le candidat du parti UNIR lors de l’élection de 2020.

«Il vaut mieux traiter avec le sorcier qu’on connait bien et qui fait le moindre mal, que de traiter avec de vieux tortionnaires et pilleurs avides du pouvoir et qui de surcroît bénéficient des grâces de ceux contre qui ils sont en compétition .Faure Gnassingbé est celui que le MRC soutient. Soyons avec lui et il vaincra le 22 février 2020 », à déclaré le président du MRC Abass Kaboua

Khaled Bonfoh

Présidentielle 2020: «Il y a trop de bandits et de comédiens», selon Abass Kaboua

Le 5e congrès ordinaire du Mouvement des Républicains Centristes(MRC) a connu son apothéose dimanche 1er novembre 2019  à Danyi Apeyeme.

À l’unanimité, c’est le président sortant Abass Kaboua qui a été reconduit à la tête du parti pour un nouveau mandat de 5 ans.

En ce qui concerne l’élection présidentielle de 2020, «le MRC ne sera pas de la partie», a affirmé le leader du parti. «Je suis une personne avisée. Nous allons plutôt soutenir un parti politique et au moment opportun nous allons vous dévoiler le nom tout en nous basant sur nos intérêts. Il y a trop de bandits et de comédiens ».

Axé sous le thème « les réformes et après…», ce congrès a été l’occasion pour les militants et responsables du parti d’établir le bilan des années antérieures et d’élaborer de nouvelles stratégies.

Dans son discours de clôture, le patron du MRC il a déclaré que le nouveau mandat qui vient de lui être confié sera consacré aux besoins prioritaires dans la préfecture de Danyi.

«Nous allons créer des conditions devant permettre à la population de Danyi de vivre de la terre à travers la culture du café et du cacao. Nous allons y emmener des partenaires pour la modernisation des centres de santé. Nous allons également soutenir le système éducatif du milieu pour soutenir la jeunesse. Nous allons convoyer ses motopompes pour la construction de forages pour lutter contre la pénurie d’eau», a-t-il laissé entendre.

Le MRC est actuellement représenté  à l’assemblée nationale par son président Abass Kaboua et a deux conseillers municipaux.

Khaled Bonfoh

Présidentielle 2020: Abass Kaboua et le MRC en congrès de “refonte” à Danyi

Militants, sympathisants, chefs traditionnels et responsables de partis d’opposition étaient tous présents au 5e congrès ordinaire du Mouvement des républicains centristes (MRC) qui s’est ouvert ce samedi à Danyi Apéyémé (environ 200 km au nord-ouest de Lomé).

Prévu pour deux jours, cet événement de “haut niveau”, selon le président du MRC, Abass Kaboua, marque le début d’une nouvelle ère. C’est également l’occasion pour les responsables du parti de faire le bilan de des activités socioéconomiques et politiques du parti en particulier et du pays en général.

Durant ces deux jours, les congressistes travailleront en commission pour mettre en place un nouveau bureau d’une part et soumettre des recommandations pour l’avancement du parti dans “un élan de paix”.

Abass Kaboua, actuel président du MRC, a, dans son allocution, touché des points sensibles à savoir le fonctionnement et les manquements de l’opposition togolaise, les raisons de son retrait de la C14, les conséquences et impacts directs des élections locales passées et son point de vue sur la gouvernance du pouvoir en place.

Pour l’heure, Abass Kaboua s’est gardé de tout commentaire sur son éventuelle candidature à l’élection présidentielle à venir.

Khaled Bonfoh (Depuis Danyi)